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11 mai : le suspense serbe

14 mai 2008 | Par Qeni
Victoire convaincante de l’option politique pro-européenne en Serbie. Sonja Biserko, Présidente du Comité Helsinki pour les Droits de l’homme en Serbie, 12 mai 2008 Même si la Serbie n’a pas trouvé de consensus politique sur son avenir, ses citoyens semblent avoir montré plus de maturité que ses élites, et c’est la nouveauté de ces élections. Le nationalisme reste puissant mais les problèmes de l’existence redeviennent plus actuels que les questions « patriotiques » comme le Kosovo. Espérons que Boris Tadić saisira l’occasion, au lieu de faire des compromis qui détruiraient l’élan donné par ces élections. Le résultat essentiel des élections anticipées du 11 mai 2008 en Serbie aux niveaux (...)

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TERRA NOVA : résolument européen !

Terra Nova, c’est le nouveau think tank social-démocrate qui compte remettre la gauche française en phase avec la modernité et... l’Europe. Ambitieuse, l’initiative est portée par Olivier Ferrand, ancien conseiller de Lionel Jospin et de Romano Prodi à la présidence de la Commission européenne. Elle repose sur une Fondation présidée par Michel Rocard, député européen et ancien premier ministre français, qui compte un panel de personnalités européennes de premier choix, dont Joaquin Almunia, (Commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires), Daniel Cohn-Bendit (député européen), Bronislaw Geremek (député européen), Danuta Hubner (Commissaire en charge de la politique régionale), ou encore Sandro Gozi (député italien, et ami des Euros !). Bref, du beau monde, des idées et l’Europe au centre des préoccupations. Les Euros ne peuvent qu’encourager l’initiative !



TERRA NOVA : le site web

Les Français, la France et l’Europe – Sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton


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A deux mois de la présidence française de l’Union européenne, les Français doutent de leur influence en Europe et de son évolution au cours des derniers mois. Selon un sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton, 72% des français interrogés placent l’Allemagne devant la France et l’Angleterre à la première place des pays européens les plus influents et ils sont 44% à penser que l’influence de la France a diminué. Accédez à un résumé des principaux enseignements de l’étude ainsi qu’à l’ensemble des résultats.

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L’ensemble des résultats du sondage

Les Eurosblogs : Bientôt chez... les Euros !

Bientôt, les Euros lancent les "Eurosblogs", des blogs à haute valeur ajoutée, pour une Europe sur la toile concentrée en qualité ! Vous voulez en savoir plus ?



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Dernièrement, dans la semaine vue par les Euros

- 11 mai : le suspense serbe
5 mai 2008


11 mai : le suspense serbe

L’Accord de stabilisation et d’association (ASA) entre la Serbie et l’Union européenne a finalement été signé mardi 29 avril à Luxembourg. Avec ce geste, l’UE s’ingère volontairement dans la politique serbe, alors que les élections législatives qui auront lieu le 11 mai prochain, opposent le camp proeuropéen et réformateur du président Boris Tadic au camp nationaliste, populiste et europhobe du premier ministre Vojislav Kostunica. Procédant à la signature de l’ASA bien que la Serbie ne coopère pas encore pleinement avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), l’UE espère apporter des arguments de poids au camp Tadic. Pourtant, la victoire est loin d’être acquise. Un large majorité des Serbes soutient la perspective européenne, mais la plupart ont été traumatisés par l’indépendance du Kosovo, dont l’UE est tenue pour principale responsable (17 Etats membres ont reconnu l’indépendance autoproclamée). Or, la question du Kosovo figure désormais dans les sondages parmi les premières préoccupations de la population (sondage du journal Blic). Le suspense devrait donc durer encore quelques jours.

(illustration : AFP/Getty Images)

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- La Serbie cherche toujours sa voie, l’UE l’aidera-t-elle à la trouver ?
29 avril 2008


La Serbie cherche toujours sa voie, l’UE l’aidera-t-elle à la trouver ?  Mardi 29 avril, les ministres des affaires étrangères de l’UE se retrouvent à Luxembourg pour discuter des élections législatives qui se tiendront en Serbie le 11 mai. Ces élections anticipées avaient été provoquées par la démission du gouvernement de Vojislav Kostunica en mars dernier, lequel refusait de poursuivre la coalition le liant au parti pro-européen du président Boris Tadic, qui ne s’était selon lui pas opposé assez fermement à l’indépendance du Kosovo. Selon les sondages, les partis anti-européens pourraient réaliser une grande performance électorale, ce qui pousse l’UE à réagir : une des possibilités serait de remettre rapidement sur les rails l’Accord de Stabilisation et d’Association (SAA), stoppé en raison du manque de coopération de la Serbie dans l’extradition de Radovan Karadzic et Radko Mladic. Mais le gouvernement des Pays-Bas, malgré la pression diplomatique à laquelle il est soumise, semble pour l’instant peu enclin à lâcher du lest sur ce dossier. Espérons toutefois que les Serbes, qui avaient montré leur volonté de participer à l’aventure européenne en élisant Tadic à la présidence en février 2008, ne se dédieront pas moins de six mois plus tard.
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- De l’art du compromis, par les Croates et Serbes de Bosnie
14 avril 2008


De l’art du compromis, par les Croates et Serbes de Bosnie

Qualifiée d’ « étape essentielle » par la présidence slovène de l’Union, la Bosnie-Herzégovine a enfin adopté une réforme de la police nationale – pas considéré comme essentiel pour la signature d’un Accord de Stabilisation et d’Association (ASA), ouvrant ainsi les pré-négociations d’adhésion. Cette réforme n’a pas été facile, et a fait l’objet d’âpres discussions durant quatre ans, les deux entités constitutives (Fédération croato-musulmane et République Serbe) refusant le souhait bruxellois d’unifier leurs structures policières respectives. Le compromis finalement trouvé consiste à fusionner les 15 agences et institutions policières actuellement existantes en 7 nouvelles agences, dont une de direction devant assurer la coordination de l’ensemble. Si tout se passe bien, l’ASA pourrait être signé fin avril. Les prochains chantiers concernent, d’après Olli Rehn, la réforme de l’administration et de l’audio-visuel public, ainsi que la coopération de la Bosnie avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

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- Le délit de sale nom, c’est possible !
8 avril 2008


Le délit de sale nom, c’est possible ! Finalement, tout le monde est reparti content du sommet de l’OTAN tenu à Bucarest les 3 et 4 avril : l’Albanie et la Croatie font leur entrée, la Géorgie et l’Ukraine obtiennent, à défaut d’un statut officiel de pays candidat, la promesse que ce sera pour bientôt, la France se rapproche des Etats-Unis et prépare son retour dans la structure militaire, les Etats-Unis soutiennent la défense européenne… Tout le monde est reparti content ? Oui, enfin presque tout le monde, à l’exception des représentants de la Macédoine, pardon, de la "Former Yugoslav Republic of Macedonia", évitons ici les incidents diplomatiques. Le petit pays balkanique, qui aurait dû, à l’instar de ses deux voisins, intégrer l’alliance lui-aussi, a essuyé le véto de la Grèce au motif que son nom constitutionnel – "République de Macédoine" – était illégitime car il consistait à s’approprier l’héritage historique de la Grèce… Rappelons juste que cette "dispute du nom" dure depuis l’indépendance de la Macédoine en 1991, que cet Etat est bien situé sur le territoire de la Macédoine antique et que les Macédoniens de l’époque, dont le grand Alexandre, étaient considérés par les Grecs comme des barbares… Finalement, les choses n’ont peut-être pas tellement changé, et c’est plus que regrettable ! Et dépasser le nationalisme pour favoriser le rapprochement entre les peuples ne serait pas une mauvaise idée non plus !
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- Le Monténégro dans l’UE, c’est possible !
8 avril 2008


Le Monténégro dans l’UE, c’est possible !La première élection présidentielle organisée au Monténégro depuis l’indépendance de la Serbie en mai 2006 a vu, dimanche 6 avril, la victoire au premier tour du président sortant, Filip Vujanovic, du Parti Démocratique des Socialistes (DPS). Ce résultat sans surprise confirme surtout la domination du PDS et de son réel homme fort, le premier ministre Milo Djukanovic, sur la vie politique monténégrine. On peut donc s’attendre à la poursuite de l’évolution politique singulière de ce petit pays (650 000 habitants) des Balkans occidentaux durant la législature à venir : ancien allié de Slobodan Milosevic, le Monténégro de Djukanovic s’en était progressivement distancé jusqu’à la rupture en douceur de 2006 et à la signature d’un Pacte de Stabilisation et d’Association avec l’UE en octobre 2007. Le rapprochement avec l’UE ne devrait pas s’arrêter là, puisque le président réélu a fait de l’adhésion à l’UE l’objectif principal de son nouveau mandat.
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- 26, 28, 29 ... 31 ?
3 avril 2008


26, 28, 29 ... 31 ?Les 26 chefs d’Etat et de gouvernement membres de l’OTAN doivent décider lors du sommet de l’Organisation internationale à Bucarest les 3 et 4 avril s’ils décident d’accepter de nouveaux membres au sein de l’organisation. Si les adhésions de la Croatie et de l’Albanie semblent acquises, celles plus délicates de la Macédoine (qui continue d’entretenir des relations difficiles voire tendues avec ses voisins, notamment la Grèce et l’Albanie), de l’Ukraine et de la Géorgie (auxquelles la Russie s’oppose) semblent beaucoup plus délicates. La question reste ouverte : combien de membres dans l’OTAN à l’issue du sommet : 26, 27, 28, 29, 30 ou 31 ?
- Le Kosovo vers une nouvelle partition ?
18 mars 2008


Le Kosovo vers une nouvelle partition ? Le Kosovo a vécu, lundi 17 mars, les violences les plus importantes depuis sa déclaration unilatérale d’indépendance le 17 février. Des manifestants serbes de la ville de Mitrovica (divisée entre une partie albanaise au sud et une partie serbe au nord), qui avaient pris possession de deux tribunaux de la mission internationale sous direction de l’ONU, ont été délogés par la police de l’ONU ainsi que des éléments des forces de l’OTAN, donnant lieu à de vifs affrontements avec les manifestants. Même si les dirigeants de la force militaire de l’OTAN (KFOR) redoublent de déclaration de fermeté sur leur volonté de garder la situation en main, on ne peut s’empècher de craindre l’émergence d’une nouvelle poudrière dans les balkans, qui pourrait déboucher sur une nouvelle partition du micro-Etat kosovar entre la majorité albanophone du sud et la minorité serbe du nord.
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- Bye bye Kostunica
11 mars 2008

"Un gouvernement qui ne se rassemble plus autour d’une politique ne peut évidemment pas fonctionner (...), cela signifie que je dois remettre mon mandat au peuple."
Bye bye KostunicaOn savait la crise profonde mais on ne s’attendait peut-être pas à cela... et pourtant si, le premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a décidé de démissioner face à une situation qu’il a jugé insolvable quant à l’indépendance du Kosovo et les relations avec l’Union européenne. En désaccord avec nombre de ses ministres (principalement ceux du parti démocrate - DS) et le président Tadic (DS) quant à l’avenir du pays, M. Kostunica a appelé à des élections législatives anticipées au mois de mai. Cette décision a fait suite au rejet par de nombreux ministres d’une motion anti-européenne soutenue par Kostunica et les députés ultra-nationalistes du SRS (parti radical). La dite motion posait notamment comme condition à la signature de tout accord avec l’UE la non-reconnaissance (ou le retour en arrière quant à cette dernière) par les Etats européens de l’indépendance du Kosovo. Le risque est à présent important, dans uns Serbie traumatisée par l’indépendance de la province kosovarde et malmenée par des réformes économiques pourtant nécessaires, de voir les ultra-nationalistes du SRS s’allier avec le Kostunica. Rendez-vous en mai, donc, où la Serbie jouera (encore une fois) son avenir européen.
-  Voir nos "pages spéciales Balkans" (Photo : rfi.fr)
- Kosovo ou la bombe à retardement ?
3 mars 2008


Kosovo ou la bombe à retardement ?

Les troubles suite à la déclaration d’indépendance du Kosovo le 17 février ont continué cette semaine. Mardi, 150 Serbes attaquaient par des jets de pierre et de bouteilles la police kosovare à la frontière. Les tensions sont particulièrement fortes dans le nord du Kosovo, où vivent de nombreux Serbes, de telle sorte que certains craignent une partition du nouvel Etat – ce qui représenterait un échec grave pour l’UE. Les troubles font même tâche d’huile dans la région, puisque des appels à la sécession ont été entendus dans la partie serbe de la Bosnie. Le haut représentant de la communauté internationale en Bosnie, Miroslav Lajcak, faisait part mercredi de sa vive préoccupation au sujet de la détérioration de la situation politique en Bosnie. Le lendemain, pour tenter de ressouder le pays, le Commissaire européen à l’élargissement, Olli Rehn rendait visite aux dirigeants bosniaques, et déclarait que la Bosnie-Herzégovine devrait être prête à signer des accords de pré-adhésion avec l’UE d’ici le mois d’avril. L’instrument de la politique d’élargissement sera-t-il suffisant pour garantir l’unité d’un pays que de multiples barrières politico-culturo-religieuses tendent à diviser ?

(illustration : Parlement européen)


- 2
21 février 2008


2Sans surprise, les premiers effets de la déclaration indépendance ont rapidement vu le jour. Les deux provinces géorgiennes d’Abkhazie et d’Osstie du Sud ont d’ors et déjà annoncé leur volonté de suivre le Kosovo en déclarant unilateralement leur indépendance. Le président russe, Vladimir poutine a répété à plusieurs reprises que le fait de reconnaître au Kosovo son indépendance auto-proclamée équivalait à ouvrir une boîte de Pandore. M. Putin prévoit que la communauté internationale assistera dans un futur proche à une réaction en chaîne dans plusieurs régions. Indépendamment de ce que l’on pense de la politique étrangère du patron du Kremlin, le futur pourrait trés bien lui donner raison.
- La naissance tourmentée d’un nouvel Etat européen
21 février 2008

"Depuis aujourd’hui, le Kosovo est fier, indépendant, souverrain et libre !"
La naissance tourmentée d’un nouvel Etat européenC’est par ces mots que le premier ministre kosovar, Hashim Thaci, a commencé la lecture de la déclaration d’indépendance du Kosovo. Dimanche 17 janvier 2008, l’Europe a donné naissance à un nouvel Etat quand les 109 députés du parlement kosovar ont voté en faveur de la déclaration d’indépendance. Dans les minutes qui ont suivi, les citoyens kosovars ont envahi les rues aux quatre coins du Kosovo défiant pourtant les -10°C affichés au termomètre. Au même moment, le président serbe, Boris Tadic, rejettait fermement la déclaration et la qualifiait d’humiliation de l’Europe par les Etats Unis qui auraient forcé les Européens à laisser de côté leurs valeurs fondamentales. L’indépendance est certes déclarée, mais avec elle, les problèmes entre kosovars et Serbes ne vont faire que s’accentuer.
- La Serbie et l’UE ne se feront pas la guerre… trinqueront-elles à leur amitié ?
5 février 2008


La Serbie et l’UE ne se feront pas la guerre… trinqueront-elles à leur amitié ?   Le président sortant et candidat du Parti Démocrate (DS), Boris Tadic, a finalement emporté le second tour de l’élection présidentielle serbe dimanche 3 février, face au candidat nationaliste Tomislav Nikolic. Ce résultat a été acquis d’extrême justesse (50,5% des voix), mais il apporte tout de même une nouvelle encourageante : le fait que la majorité des citoyens serbes préfèrent tourner la page de l’ultranationalisme des années 1990 – qui a conduit la Serbie à quatre guerres successives – et favoriser le rapprochement, voire l’intégration avec leurs voisins et le reste de l’Europe, plutôt qu’un repli sur soi désuet. Tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes, bien entendu : Tadic est certes pro-européen mais il a souvent hésité à s’opposer directement à la frange ultranationaliste du pays ; il est certes modéré mais il reste officiellement sur la ligne d’un refus catégorique de l’indépendance du Kosovo ; il est certes président mais le premier ministre Vojislav Kostunica, de tendance eurosceptique, reste inévitable. Pourtant, il est permis d’espérer que cette élection accélérera le processus de rapprochement de la Serbie et de l’UE, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso ayant d’ailleurs proposé de signer très prochainement un accord temporaire de coopération, prélude à un Accord de Stabilisation et d’Association, lui-même première étape vers l’adhésion à l’UE. Partant, l’élection de Tadic permettra peut-être de trouver de trouver une nécessaire solution concertée à la question du statut du Kosovo… en utilisant par exemple l’intégration à l’UE comme monnaie d’échange.
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- Entre Europe et Russie, le cœur de la Serbie balance
22 janvier 2008


Entre Europe et Russie, le cœur de la Serbie balanceDimanche 21 janvier, le premier tour des élections présidentielles serbes a vu le candidat nationaliste du Parti Radical Serbe, Tomislav Nikolic, virer en tête devant le président sortant et membre du Parti Démocrate, Boris Tadic, qu’il affrontera début février dans un second tour dont l’issue est aujourd’hui très incertaine. Malgré le caractère largement symbolique de la fonction présidentielle dans le régime actuel (à part en politique étrangère), la participation importante pour le pays (61%) ainsi que le faible écart entre les deux principaux candidats indiquent que la population serbe a conscience de se trouver face à un choix essentiel pour son avenir, mais ô combien cornélien : d’un côté l’attrait du développement économique à l’aide d’une marche accélérée vers l’Union Européenne (qu’une majorité de Serbes soutient, d’après les enquêtes d’opinion) ; de l’autre la tentation de sauvegarder une fierté nationale déjà usée par une décennie de guerres et d’isolement international en refusant d’avaler les nouvelles couleuvres qu’impliquerait un rapprochement vers l’UE, comme la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo ou l’extradition du fugitif Ratko Mladic . Ce sont plus ou moins ces deux options que soutiennent respectivement le pro-européen Tadic et le nationaliste Nikolic, lequel a annoncé vouloir rompre tous liens avec les pays qui reconnaîtraient le Kosovo, en se tournant alors exclusivement vers la Russie. Il faut toutefois préciser que le président sortant Tadic s’oppose tout autant que son adversaire à l’idée d’indépendance du Kosovo. La partie est donc, on le voit, loin d’être simple.
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- 2008 : année clé pour le Kosovo
2 janvier 2008


2008 : année clé pour le KosovoLe Parlement serbe a adopté, mercredi 26 décembre, à une écrasante majorité, une résolution qui pourrait conduire le pays à renoncer à devenir membre de l’UE si les Etats européens reconnaissent l’indépendance du Kosovo. "Les accords internationaux que la Serbie signe, y compris l’accord de stabilisation et association avec l’UE, doivent tenir compte du maintien de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays", souligne l’un des principaux articles de la résolution. Le président serbe, Boris Tadic, et le premier ministre, Vojislav Kostunica, ont tous deux rejeté la proposition officieuse de quelques uns – une plus grande flexibilité sur la question kosovare contre une intégration européenne facilitée. La résolution rejette également le projet de l’UE d’envoyer au Kosovo une mission civile forte de 1 800 hommes pour y prendre la relève de l’ONU. Malgré l’opposition des Serbes à cette mission, les Européens semblent vouloir la maintenir. L’imbroglio kosovar n’est pas prêt d’être démêlé.
- Façade unie
17 décembre 2007


Façade unieLe principal résultat du sommet européen de Bruxelles, vendredi 14 décembre, fut l’accord conclu par les 27 sur le sujet du Kosovo. Si les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE n’ont pas trouvé de position commune sur le futur statut de la province – Chypre, l’Espagne, la Roumanie et la Slovaquie craignant que l’indépendance de la province albanophone serve d’exemple à d’autres régions d’Europe – ils se sont néanmoins accordés sur l’envoi d’une force civile, formée de policiers, de magistrats et de douaniers, et chargée d’assister les autorités kosovares dans la stabilisation de la région. L’envoi de cette mission ne signifie pas que l’Union soutient l’indépendance de la province ; il reviendra à chaque Etat membre de décider de reconnaître ou non cette indépendance au moment de sa proclamation. Certes, l’UE se doit de présenter un front uni sur la question du Kosovo si elle veut pouvoir peser sur les affaires du monde, mais le compromis trouvé vendredi dernier semble être le maximum de ce qu’il est possible d’obtenir étant donné la division des 27. Il se doit donc d’être salué.
- L’Europe au centre d’élections en Croatie et en Roumanie
27 novembre 2007


L’Europe au centre d’élections en Croatie et en Roumanie

Après la Slovénie et le Kosovo, le cycle électoral en cours dans plusieurs pays de l’ex-Yougoslavie s’est poursuivi cette semaine avec des élections législatives en Croatie. L’intégration européenne avait d’ailleurs une place importante dans ce scrutin puisqu’il s’agissait de désigner la majorité parlementaire et le gouvernement qui devront conduire le pays vers l’UE à l’horizon 2010-2011. Cette adhésion faisant largement consensus dans le paysage politique de ce pays dont la croissance et la stabilité sont souvent cités en exemple pour le reste de la région, la victoire de l’opposition sociale-démocrate, qui se dessine selon les premiers résultats, ne devrait pas avoir d’influence importante sur les négociations d’adhésion en cours. De l’autre côté des Balkans, la Roumanie organisait ce week-end les premières élections européennes de son histoire, près d’un an après son entrée dans l’Union. Et, comme dans le reste des nouveaux Etats membres, les citoyens roumains ont manifesté un intérêt plus que limité pour l’Europe, seuls 28% d’entre eux (soit exactement la moyenne enregistrée lors d’élections européennes dans les Etats membres issus de l’élargissement de 2004) s’étant déplacés pour voter. A ce jeu-là, c’est cette fois l’opposition de centre-droit qui s’est imposée, ce qui devrait engendrer une recomposition majeure des stratégies d’alliance entre les conservateurs, les libéraux et les sociaux-démocrates (ex-communistes). Malgré la faible participation, les élections européennes en Roumanie ont quand même délivré une vraie bonne nouvelle : l’effondrement du parti ultra-nationaliste "Grande Roumanie" de Corneliu Vadim Tudor qui, avec un score inférieure au seuil nécessaire de 5%, ne siègeront pas au sein de l’hémicyle de Strasbourg.

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- Encore un peu de patience avant l’indépendance
19 novembre 2007


Encore un peu de patience avant l’indépendanceLe Parti démocratique du Kosovo (PDK) – émanation politique de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) qui s’était rebellée contre Belgrade en 1998 – est sorti vainqueur des élections législatives du 17 novembre. Le PDK, qui a obtenu 35% des voix, doit maintenant former une coalition gouvernementale avec la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), au pouvoir jusque là. Le scrutin a été marqué par une faible participation et un boycott serbe visant à protester contre les velléités indépendantistes de la majorité albanophone. Malgré ces signes de protestation, le probable futur premier ministre, Hashim Thaci, annonçait au lendemain de sa victoire : « Nous proclamerons l’indépendance aussitôt après le 10 décembre [ndlr : date à laquelle la Troïka doit remettre aux Nations Unies son rapport sur le futur de la province] ». Alors que les négociations entre Belgrade et Pristina au sujet du futur du Kosovo restent au point mort, les dirigeants kosovars réitèrent leur intention de déclarer unilatéralement l’indépendance de la province si les efforts de la communauté internationale devaient échouer. Dans un tel scénario, les Etats-Unis reconnaîtraient, selon toute vraisemblance, l’indépendance du Kosovo, et les 27 Etats membres de l’Union se trouveraient divisés et, une fois de plus, incapables d’adopter une position commune. L’indépendance réelle du Kosovo risque donc de prendre encore un peu de temps.
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- UÇK ou UÇK ? Je sais pas…
13 novembre 2007


Samedi 17 novembre, les habitants du Kosovo éliront un nouveau parlement. Bien que toujours sous mandat international jusqu’au règlement de la question de son futur statut, le Kosovo s’est déjà vu transmettre, progressivement et depuis plusieurs années, un certain nombre de compétences dans les domaines de l’administration et de la police. Pourtant, la date des élections avait était fixée unilatéralement et de manière surprenante par le Représentant Spécial des Nations Unies, dans l’urgence « d’occuper » une population kosovare de plus en plus impatiente dans l’attente de son indépendance. Bien qu’issu en très large partie de L’UÇK, l’ancienne armée de libération, le paysage politique de ce pays (employons le terme) de 2 millions d’habitants est très fragmenté : LDK du président actuel Fatmir Sejdiu, PDK de l’ancien héros militaire Hashim Thaci, AAK de l’ancien premier ministre Ramush Haradinaj (aujourd’hui jugé à la Haye pour crimes de guerre) ou encore le nouveau AKR de l’homme d’affaires Behgjet Pacolli. L’idéologie de ces partis, qui prêchent tous ardemment l’indépendance, ne se différencie pourtant que de manière marginale, leur logique étant plutôt celle du regroupement clanique autour d’anciens chefs de guerre… Une situation pas forcément positive dans l’optique d’une gestion vraiment autonome du pays. De son côté, Belgrade continue à mettre des bâtons dans les roues de sa province rebelle en appelant la minorité serbe à boycotter les élections.

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- Ceux-là, c’est nos futurs copains
18 octobre 2007


Ceux-là, c’est nos futurs copainsIl y a aussi eu des choses positives sur le théâtre des Balkans occidentaux cette semaine. En effet, le Monténégro, séparé de la Serbie depuis le référendum de mai 2006, a signé un Accord de Stabilisation et d’Association (ASA) avec l’Union Européenne, devenant le troisième pays issu de l’Ex-Yougoslavie après la Croatie et la Macédoine dans ce cas. La signature de cet accord est importante car elle est largement considérée comme la première étape vers l’adhésion à l’Union (pour laquelle le Monténégro n’a pas encore déposé de candidature officielle). Les ASA contiennent diverses mesures incitatives, notamment une aide financière, afin de promouvoir le développement de la démocratie, de l’Etat de droit et de l’économie de marché dans les pays partenaires. L’accord signé avec le Monténégro devrait donc contribuer à la stabilité et la prospérité de la région, et inciter les Etats voisins, notamment la Serbie, à renforcer leurs efforts pour y arriver à leur tour.
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- Ils ne sont plus copains !
18 octobre 2007

" La politique de force de Washington découle directement des bombardements de l’Otan en 1999 pour déployer des forces militaires dans la province afin de s’emparer de 15% de notre territoire. "
Ils ne sont plus copains !Avec ce cri de colère, le premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a une nouvelle fois accusé les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN de bloquer tout compromis au sein des négociations sur le futur statut du Kosovo, dans le but de créer un nouvel Etat qui leur serait inféodé. Après l’échec (provisoire ?) du plan « d’indépendance supervisée » du négociateur de l’ONU Martti Ahtisaari, les positions semblent toujours inconciliables et la situation s’éternise, même si la « troïka » UE/Etats-Unis/Russie s’est fixée le 10 décembre comme nouvelle date butoir pour la formulation d’une proposition. Le reste de la semaine a d’ailleurs été loin d’être rose pour la Serbie : elle a également été la cible des critiques du premier ministre croate Ivo Sanader ainsi que de la procureur du Tribunal International pour l’Ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, au sujet de son manque de coopération dans l’extradition de plusieurs accusés de crimes de guerres, parmi lesquels Radovan Karadzic et Ratko Mladic.
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SUR LE WEB

- Le Courrier des Balkans

Le Courrier des Balkans assure la réalisation et la diffusion d’une publication en ligne reprenant, en langue française, les informations et les analyses de la presse démocratique des Balkans. Les articles sont choisis pour l’intérêt de leur contenu informatif, mais aussi parce qu’ils révèlent ce que pensent les sociétés balkaniques, et l’état des débats qui les agitent. Il s’agit là d’une source d’information extrêmement précieuse.
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The Central European Initiative (CEI) est un forum intergouvernemental pour la coopération politique, économique et culturelle entre ses Etats membres. Créée en 1989 pour aider les pays en transition en Europe Centrale, ses activités sont à présent orientées vers les pays d’Europe Orientale et d’Europe du Sud-Est, dans le but de favoriser le dévelopement économique la coopération entre ces pays et de les préparer à une future adhésion à l’Union européenne. La CEI travaille en étroite collaboration avec d’autres organisations et institutions internationales. (En anglais)
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- Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-est

Le Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est vise à établir et à renforcer la paix et la sécurité en Europe du Sud-Est dans la perspective de restaurer la stabilité et de prévenir les conflits. Il se concentre donc sur la démocratisation, le respect des droits de l’homme, la reconstruction économique, la coopération et le développement ainsi que la sécurité. Le Pacte de stabilité a été mis en place en 1999 sur l’initiative de l’Union européenne avec les pays impliqués, et des organisations internationales et d’autres pays comme partenaires. Il repose sur des engagements et des objectifs communs en vue d’encourager la stabilité et la croissance.
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- Le Courrier des Balkans

Portail francophone des Balkans de grande qualité, le Courrier des Balkans a pour vocation principale de traduire les articles publiés dans la presse des pays de l’Europe du sud-est (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Macédoine, Kosovo, Albanie, Bulgarie, Roumanie, Moldavie, Grèce et Turquie).
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Articles

KOSOVO : une question européenne

KOSOVO : une question européenne

L’Union Européenne et les défis de l’indépendance

Par Mathieu COLLET

L’indépendance du Kosovo pose une question fondamentale : s’agit-il avant tout d’un problème européen, ou d’une question qui doit concerner l’ensemble de la communauté internationale ? En dépend non seulement l’avenir des Balkans, mais aussi la crédibilité de l’Union Européenne sur la scène internationale. Et la réponse doit être claire : l’indépendance du Kosovo est un problème européen, car l’Europe fait face à une responsabilité historique.

17 février 2008
réactions 6 réactions
Rubriques : «Sur le vif»
Thématiques : International

LES BALKANS OCCIDENTAUX : en route vers l'Union européenne (4/7 Le Monténégro)

LES BALKANS OCCIDENTAUX : en route vers l’Union européenne (4/7 Le Monténégro)

Par Roxane COMPAGNE (Traductrice), Sören KEIL

Le Monténégro, petit pays des Balkans ayant accédé à l’indépendance en 2006, est déjà bien positionné pour entrer dans l’UE. Pourtant, le Monténégro, qui luttait aux côtés de la Serbie dans les années 90, revient de loin. Retour sur les avancées de ce petit Etat sur la route de l’intégration à l’UE.

28 janvier 2008 - 12 réactions
Les Balkans occidentaux : en route pour l'Union européenne ? (3/7 : Le KOSOVO)

Les Balkans occidentaux : en route pour l’Union européenne ? (3/7 : Le KOSOVO)

Par Sören KEIL

14 décembre 2007 - 5 réactions
Balkans : en route pour l'Union européenne ? (2/7, l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine)

Balkans : en route pour l’Union européenne ? (2/7, l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine)

Par Roxane COMPAGNE (Traductrice), Sören KEIL

Un exemple de dépassement de conflit ethnique : depuis le 16 décembre 2005, l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) dispose du statut de candidat à l’adhésion à l’UE. Ce pays devient ainsi, aprés la Croatie, le plus avancé des Balkans occidentaux en matière d’intégration européenne.

3 octobre 2007 - 5 réactions
Balkans : en route pour l'Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Par Sören KEIL

Premier volet de notre nouvelle série sur les Balkans et leurs relations avec l’Union européenne, en 7 épisodes, Etat par Etat.

13 septembre 2007 - 6 réactions
LES BALKANS OCCIDENTAUX : Un parcours vers l'Union Européenne semé d'embûches

LES BALKANS OCCIDENTAUX : Un parcours vers l’Union Européenne semé d’embûches

Par Vera KISSLER

On savait déjà depuis bien longtemps qu’après l’élargissement historique de 2004, les pays qui frapperaient à la porte de l’UE présenteraient des problèmes structurels plus délicats à régler que ceux des Pays d’Europe Centrale et Orientale, de Chypre et de Malte. Le processus d’adhésion des pays des Balkans occidentaux, qui sont de ceux là, représentent en effet des problèmes qui mettent à mal la stratégie "classique" adoptée par l’UE lors des élargissements précédents et qui vont jusqu’à la remettre en cause.

10 avril 2007 - 4 réactions
BALKANS : Les portes de l'Union Européenne entrouvertes à la Macédoine

BALKANS : Les portes de l’Union Européenne entrouvertes à la Macédoine

Par Chrysanthi PANTELIDAKI

La Macédoine est depuis décembre 2005 officiellement candidate à l’adhésion à l’Union Européenne mais aucune date pour le début des négociations n’a été fixée.Quelles perspectives peuvent s’ouvrir et quels défis se posent ?

2 mars 2006 - 10 réactions
BALKANS : sur la route incertaine vers l'UE, un premier pas pour la Serbie-et-Monténégro

BALKANS : sur la route incertaine vers l’UE, un premier pas pour la Serbie-et-Monténégro

Par Mathieu COLLET

Un décryptage de la situation dans la région avec des illustrations, pour tout comprendre

12 octobre 2005 - 3 réactions