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INTERNATIONAL : L’Europe dans la "guerre des diamants"

11 mai 2008 | Par axel johnsson
A toi Jean Charle Muamba Nzambi momu. je suis geomologue resident en Sweden,l idee genial de resister contre toute märk de mafia organiserad par n importe quel gouvernement ou personalite, soit disant supreme au desus de l autre au sein d une society et toujour deplorable .voir les sang couler depuis la sol africain et reveler ds la film blood diamond .la marque signer bien Africain et brazilien. de commandant ZERO ET RAMBO .brave que vs ete avec une konscience noble et digne de sans tache. cette raisaon raisonante vous en pris de prendre aussi part des JEUNES SOUFFRANT QUI TRAVAIL DS DE MINE DE DIAMAND.VOS GOUVERNANT de mauvais gout kontinue la diskrination kontre les enfant. je vs (...)

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EN VUE CHEZ LES EUROS

Les Français, la France et l’Europe – Sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton


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A deux mois de la présidence française de l’Union européenne, les Français doutent de leur influence en Europe et de son évolution au cours des derniers mois. Selon un sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton, 72% des français interrogés placent l’Allemagne devant la France et l’Angleterre à la première place des pays européens les plus influents et ils sont 44% à penser que l’influence de la France a diminué. Accédez à un résumé des principaux enseignements de l’étude ainsi qu’à l’ensemble des résultats.

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L’ensemble des résultats du sondage

Le 7 mai à Lille : RENDEZ-VOUS DES EUROPEENS !

Le 7 mai à Lille, à partir de 13h30, venez célébrer en avant première la Fête de l’Europe à quelques mois de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne et rencontrer autour de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes, ceux qui pensent et préparent l’Europe d’aujourd’hui et de demain.

Le Rendez-Vous des Européens, c’est 2 sessions plénières télédiffusées autour de décideurs et grands témoins européens. C’est aussi des ateliers pour échanger en direct avec des acteurs, des politiques, des journalistes de ce qui fonde notre identité commune.





Le rendez-vous des Européens à Lille

Les Eurosblogs : Bientôt chez... les Euros !

Bientôt, les Euros lancent les "Eurosblogs", des blogs à haute valeur ajoutée, pour une Europe sur la toile concentrée en qualité ! Vous voulez en savoir plus ?



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Dernièrement, dans la semaine vue par les Euros

- 28 avril, 30 avril, 2 mai : sur la voie de la droitisation
5 mai 2008


28 avril, 30 avril, 2 mai : sur la voie de la droitisationLe 28 avril, Gianni Alemanno remportait les élections municipales à Rome, une ville gérée par la gauche depuis 15 ans. La victoire fut plus large encore qu’anticipée, provoquant comme un tremblement de terre en Italie. Alemanno a certes bénéficié des erreurs du candidat du Parti Démocrate, mais a surtout instrumentalisé le thème de la sécurité, promettant par exemple d’expulser 20 000 immigrés en situation irrégulière ayant eu affaire à la justice. Dans une Rome récemment secouée par plusieurs histoires sordides auxquels des immigrants ont été associés, cet argument a fonctionné. Le 30 avril, la majorité des députés élisait Gianfranco Fini à la présidence de la Chambre basse. L’ancien leader du parti néofasciste MSI et fondateur en 1994 du parti de droite Alliance Nationale (AN) est désormais troisième personnage de l’Etat italien. AN, dont Alemanno est également membre, devrait entrer dans le gouvernement italien actuellement en formation. Le 2 mai, nouvelle victoire pour la droite en Europe, avec l’élection du tory Boris Johnson à la mairie de Londres, après deux mandats consécutifs du travailliste Ken Livingston. Le style provocateur de Johnson fait douter les membres de son propre parti de sa capacité à gérer la capitale britannique. A Bruxelles, peu se réjouissent de l’élection de cet eurosceptique farouche, qui fit ses dents en journalisme en tant que correspondant du Daily Telegraph pour l’Union européenne, critiquant la lubie réglementaire de l’UE. Pour Domique Reynié (Le Monde, 3 mai 2008), ces trois victoires sont des manifestations d’une droitisation plus générale de l’Europe, qui a débuté dès 1996 et se manifeste non seulement par des victoires successives de la droite mais également par des discours de plus en plus durs.
- 300 Millions €
29 avril 2008


300 Millions €C’est le montant d’un prêt controversé que le futur gouvernement italien de Silvio Berlusconi devrait accorder à la compagnie aérienne nationale Alitalia. "Il Cavaliere", qui s’était fortement opposé à l’idée d’un rachat par Air France-KLM durant la campagne électorale, présente cette option comme la seule valable pour éviter la faillite de l’entreprise, mais la Commission européenne ne l’entend pas de cette oreille : pour elle, toute nouvelle aide d’Etat envers Alitalia, qui a déjà bénéficié d’une injection de capital en 2001, serait illégale au vu des règles de concurrence dans l’Union européenne. Le concurrent Ryan Air menace d’ailleurs également de porter plainte auprès de la Commission. Cette agitation ne semble pourtant pas vraiment inquiéter le vieux Silvio, lequel sait que la Commission ne peut pas faire grand chose (une action en justice prendrait des années), et qui se réjouit déjà de voir un Italien, son ancien porte-parole qui plus est, occuper prochainement le poste de commissaire européen aux transports (voir ci-dessous)…
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- Ciao Frattini : bonne ou mauvaise idée ?
22 avril 2008


Ciao Frattini : bonne ou mauvaise idée ?L’évenement de cette semaine peut paraître anodin tant il est devenu courant de voir un Commissaire européen en fonction (ici le Commissaire italien, Franco Frattini) prendre de petites vacances pour participer à une élection nationale et décider, une fois les résultats connus, de prendre une fonction au niveau national ou de rester à la Commission européenne. Notre Commissaire à la Justice et aux affaires intérieures a choisi la première option et il quitte donc, un an avant la fin de son mandat, ses fonctions de Commissaire pour assurer celles de ministre des affaires étrangères au sein du futur gouvernement Berlusconi. Cette démission à un an du renouvellement du Collège des commissaires pourrait avoir des conséquences sur l’agenda politique européen. Rappelons en effet que le portefeuille dont M. Frattini est le détenteur sera un des plus importants dans les mois à venir. La présidence française a en effet placé les questions migratoires au cœur de son programme et l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne (s’il est ratifié) aura des conséquences fondamentales sur les domaines politiques actuellement gérés par M. Frattini (implication du Parlement européen, possibilité de vote à la majorité qualifiée, etc…), conséquences qu’il faut anticiper des à présent… changer de capitaine un an avant le grand chantier : bonne ou mauvaise idée ?
- Etranger en Italie : mauvaise idée
22 avril 2008

"Il y a ici une horde de barbares qui se promènent depuis trop longtemps et en toute impunité sur le territoire national sans en avoir le droit, et que la gauche n’a pas combattue au nom des bonnes intentions et de l’idéologie"
Etranger en Italie : mauvaise idéeOn l’annonçait déjà dans ces colonnes il y a une semaine, Berlusconi, « il Cavaliere » comme l’appellent les Italiens, est de retour aux affaires en Italie. L’homme fort de la droite italienne ne revient pas seul. Il est en effet appuyé par deux partis ouvertement xénophobes, Alleanza Nazionale et la Ligue du Nord, qui, non contente d’être xénophobe, semble également éprouver une aversion envers ses propres compatriotes vivant dans le centre et le Sud de l’Italie. La phrase de la semaine est en effet à imputer à un élu de la Ligue du Nord (ayant obtenu le ministère de l’intérieur, celui des réformes et fort probablement un troisième), ancien ministre de la Justice, Roberto Castelli. Si vous êtes étranger en Italie, préparez vous à vivre de difficile moment et si vous êtes, comme nous, peu enthousiastes du retour au gouvernement de Berlusconi, n’hésitez pas à le clamer haut et fort.- Voir nos "pages spéciales Italie"
- De l’art du come back, par Silvio Berlusconi
14 avril 2008


De l’art du come back, par Silvio Berlusconi

Silvio Berlusconi a obtenu aux élections législatives italiennes de dimanche et lundi une victoire plus large encore que prévu. A la Chambre des députés, la coalition entre le Peuple de la liberté (PDL) de Berlusconi, la Ligue du Nord et un petit parti autonomiste du Sud, obtient 46,8% des suffrages contre 33.2% au Parti démocrate (PD) de Walter Veltroni. Au Sénat, Berlusconi obtient la majorité absolue, avec 141 sièges pour le PDL, 25 pour son allié la Ligue du Nord (qui double son score par rapport à 2006, obtenant jusqu’à 35% des voix dans ses fiefs du Nord-Est), et seulement 130 sièges pour le Centre gauche. La présence de la Ligue du Nord au gouvernement va certainement marquer fortement la prochaine législature. Une grande nouveauté des élections est cependant la recomposition du paysage électoral italien, avec seulement 5 partis représentés au Parlement contre une trentaine sous la législature précédente, et une tendance marquée à la bipolarisation. Dernière chose à noter : Franco Frattini devrait être nommé Ministre des affaires étrangères et donc abandonner son poste de Commissaire européen à la Justice, Liberté et Sécurité.

(illustration : Monte Cerignone e dintorni)

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- Un duo Berlusconi-Veltroni, c’est possible ?
8 avril 2008


Un duo Berlusconi-Veltroni, c’est possible ? En Italie, la campagne pour les élections législatives anticipées du 13 avril touche à sa fin. Malgré la situation particulièrement difficile du pays (crise politique avec la démission du gouvernement Prodi, crise des ordures dans le Sud, économie au ralenti et dette publique massive), les débats sont étonnamment calmes et se concentrent autour du possible rachat de la compagnie aérienne Alitalia par le groupe Air France-KLM. Si la droite de Silvio Berlusconi devance toujours le nouveau Parti Démocrate (centre-gauche) de Walter Veltroni dans les sondages, le mode de scrutin pourrait rendre la constitution d’une majorité parlementaire difficile… exactement comme dans le cas du gouvernement Prodi de 2006. A moins, comme cela se murmure, que les deux grands partis ne choisissent de s’allier pour former une sorte de "grande coalition" à l’allemande à même de résoudre enfin les problèmes structurels du pays. Un cabinet Berlusconi-Veltroni, douce utopie ?
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- Italie : une campagne morose
25 mars 2008


Italie : une campagne morose

Silvio Berlusconi étant donné gagnant des élections législatives des 13 et 14 avril en Italie, la campagne électorale manque crucialement d’entrain. L’ensemble de la classe politique pourrait être sanctionée par le biais d’une abstention record. La désillusion des Italiens ne peut d’ailleurs qu’être renforcée par les règles électorales en vigueur, qui ne permettent pas aux électeurs d’indiquer leurs préférences pour tel ou tel nom. Résultats : les jeux se font en grande partie au niveau des QG des partis et un nombre important de députés sont assurés d’être élus. Le 22 mars, l’Eglise et le patronnat italiens publiaient chacuns un communiqué critique à légard de ces règles de vote. Autre objet de désillusion : la crise des ordures à Naples est désormais instrumentalisée par la droite. Le parti de Berlusconi fait le parrallèle entre l’émergence du problème en 1994 et l’arrivée de la gauche au pouvoir à Naples en 1993. Il concentre ses accusations sur Antonio Bassolino, membre du Parti démocrate de Walter Veltroni et président de la région Campanie, qui doit passer en procès le 14 mai pour escroqueries dans sa gestion de l’affaire des ordures. Prodi ayant déjà juré de mettre fin au problème, on comprend le désespoir des Napolitains. Cette question ne sera pourtant pas suffisante à mobiliser l’électorat.

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- L’Italie serait-elle ingouvernable ?
12 février 2008

"[Cette dissolution] est une anomalie qui n’est pas sans conséquence sur la gouvernabilité du pays"
L’Italie serait-elle ingouvernable ?

Mercredi 6 février, après avoir constaté l’échec de la mission de réconciliation confiée au président du Sénat, Giorgio Napolitano signait le décret de dissolution du Parlement italien. Cette législature avait, en 2006, difficilement démarré en raison de résultats électoraux très serrés. La gauche remportait la majorité avec seulement 24 000 points d’avance à la Chambre et deux sièges au Sénat. Comme il fallait s’y attendre donc, le gouvernement Prodi fut particulièrement instable (démission puis re-nomination de Prodi en février 2007, démission du Ministre de la Justice, etc.) et particulièrement court. Il sera finalement tombé sur un point mineur, ceci alors que les députés de la Chambre lui avaient renouvelé leur confiance. A présent, l’Italie entame une période d’environ quatre mois sans Parlement (les élections sont prévues pour les 13 et 14 avril mais ils faut compter jusqu’à mai pour la mise en place du nouveau gouvernement). M. Prodi s’étant retiré de la course, la bataille devrait opposer Walter Veltroni, chef du Parti Démocrate, à Silvio Berlusconi, pour l’instant loin devant dans les sondages.

(illustration : Provincia Torino)


- Un échec regrettable
29 janvier 2008


Un échec regrettable

Jeudi 24 janvier, après l’échec du vote de confiance au Sénat, Romano Prodi remettait au président italien Giorgio Napolitano sa démission. Prodi a été victime de manœuvres politiciennes au sein de sa propre majorité et de son parti, mais aussi d’un système électoral inefficace car favorisant l’émiettement du paysage politique et donc l’instabilité gouvernementale. Dommage, car le risque est maintenant grand de voir Silvio Berlusconi reprendre les rennes de la politique dans la péninsule : alors que Napolitano lui-même aurait souhaité mettre en place un gouvernement de transition en attendant une réforme de la loi électorale, la droite italienne, forte de sondages clairement en sa faveur, réclame avec insistance la convocation immédiate d’élections. Or, sans la droite, la formation d’un gouvernement d’union nationale s’avère impossible. C’est donc avec regret que l’UE se prépare à peut-être accueillir de nouveau au sein de ses instances les plus hautes un dirigeant plus que maladroit quand il en vient à la coopération européenne (le patron de Forza italia est allé jusqu’à qualifié le président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schultz, de kapo nazi…). Espérons que le vent tourne, et vite…
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(illustration : Primoz Lavre/ Salomon)


- L’Italie de retour à la case république bananière ?
22 janvier 2008


L’Italie de retour à la case république bananière ? La démission du ministre de la justice italien, Clemente Mastella, intervenue le 16 janvier, met grandement en danger la survie du très hétérogène gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi. En effet, Monsieur Mastella a annoncé que l’UDEur, petite formation politique démocrate-chrétienne qu’il dirige, se retirait de la coalition gouvernementale et qu’elle ne soutiendrait plus l’exécutif qu’au cas par cas. Or, le soutien de ce parti qui ne possède que trois sièges au Sénat est essentiel pour la survie du gouvernement… puisque la majorité de la coalition Prodi n’y est que de deux voix ! Un premier test interviendra mercredi 23 janvier lors du vote sur une motion de défiance contre le ministre de l’environnement liée à la crise des ordures à Naples. Mais il y a aussi plus grave que ce retrait de la coalition gouvernementale, ce sont les raisons qui l’ont motivé : mis en cause pour corruption, M. Mastella a dénoncé, devant le Parlement, un complot de la magistrature… s’attirant au passage l’ovation de nombreux députés de droite comme de gauche. Et pour accorder son soutien au gouvernement le 23 janvier, Clemente Mastelle exige au préalable que soit engagée une réforme de la justice… L’Italie serait-elle repartie pour une guerre entre politiques et juges digne des années 90 ou des grandes heures du berlusconisme ? Ne le souhaitons pas car, en plus de ne pas améliorer son image, ceci contribuerait surtout à détériorer la confiance des citoyens dans leurs institutions, qui est pourtant une condition essentielle au bon fonctionnement d’une démocratie.
- 100.000
8 janvier 2008


100.000 C’est le nombre de tonnes de déchets qui s’amoncelleraient dans les rues de Naples et de sa région depuis les fêtes de fin d’année. Le gouvernement, qui semble impuissant face à une situation sanitaire catastrophique, a dépêché l’armée afin que celle-ci dégage les rues de la ville, tandis que le président Giorgio Napolitano parlait de « tragédie nationale » et que des heurts éclataient entre police et habitants exaspérés. Mais le plus tragique dans tout cela, ce sont bien les causes de cette situation : point de grèves ou de dérèglement de court terme, mais une insuffisance chronique des capacités de traitement des déchets, notamment en raison de la fermeture de plusieurs décharges ces dernières années, car celles-ci étaient contrôlées par la « Camorra », c’est-à-dire la mafia locale… La mise en service d’un incinérateur n’étant pas prévue avant 2009, autant dire que le problème ne risque malheureusement pas d’être rapidement résolu. Pauvres Napolitains !
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- Télé prise qui croyait prendre
27 novembre 2007

"Cette affaire est un aperçu de la situation de l’Italie quand Berlusconi contrôlait, soit via son entreprise soit via sa majorité politique, l’ensemble de la télévision italienne"
Télé prise qui croyait prendre

Cette phrase de Paolo Gentiloni, ministre italiens des télécommunications dans l’actuel gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi, résume le scandale politico-médiatique qui agite l’Italie depuis la fin de la semaine dernière. Des écoutes téléphoniques révélées par le journal la Repubblica semblent en effet attester d’une « infiltration » de la RAI (la télévision publique italienne) par des collaborateurs du groupe privé Mediaset, propriété de Silvio Berlusconi, lorsque ce-dernier était au pouvoir entre 2001 et 2006. Ces liens secrets entre les deux groupes audiovisuels auraient eu pour but de s’accorder sur une programmation « favorable » au chef du gouvernement d’alors, ou qui permette au moins de minimiser la portée d’informations négatives pour lui, comme par exemple la lourde défaite concédée par son parti lors des élections régionales de 2005. Ces révélations viennent donc confirmer les dangers, maintes fois dénoncés par les opposants au « Cavaliere », d’une trop grande concentration du pouvoir médiatique, ce qui pourrait pousser le gouvernement actuel à rédiger une loi visant à la limiter. Mais elles mettent également le doigt sur la nécessité d’améliorer les statuts de la RAI, dont la direction est traditionnellement très liée aux majorités politiques. Dans tous les cas, cette nouvelle mise en cause – certes indirecte - de la probité de Silvio Berlusconi intervient au pire moment pour lui, alors qu’il vient d’annoncer la création du « Parti du Peuple de la Liberté », censé réaliser, à l’instar du Parti Démocrate pour la gauche, la fusion des partis de la droite italienne. Une fusion dont la réussite semble déjà plus qu’improbable, les traditionnels soutiens de Forza Italia (le parti de Berlusconi) au sein de la coalition électorale « maison des libertés » ayant déjà annoncé leur refus. Gianfranco Fini, président de l’Alliance Nationale (parti néofasciste reconverti vers la droite parlementaire) a même souhaité que l’enquête sur les liens entre la RAI et Mediaset conduise à une profonde réorganisation du paysage audiovisuel italien… ce qui sonne comme une déclaration de guerre à l’encontre de son ancien allié, Silvio Berlusconi.

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- Rome et son tigre xénophobe
7 novembre 2007

"Empêcher le tigre de sortir de sa cage."
Rome et son tigre xénophobeD’après le ministre italien de l’intérieur, Juliano Amato, c’est pour empêcher ‘le tigre’ [ndrl. la xénophobie] ‘de sortir de sa cage’ que le gouvernement a adopté en urgence un décret-loi permettant l’expulsion, pour raison de sécurité publique et sans possibilité de recours, de citoyens de l’UE. Cette décision fait suite au meurtre d’une italienne, le 30 octobre, par un roumain d’origine tzigane, qui avait provoqué l’agression, deux jours plus tard, de trois roumains dans la banlieue de Rome. Le décret a rapidement été mis en application par le préfet de Milan, et au 3 novembre, 42 expulsions déjà prononcées. Ce tour de vis sécuritaire contribue à dégrader les relations italo-roumaines, mais vise avant tout à répondre à la surenchère xénophobe que subit actuellement l’Italie, suite à l’augmentation des flux migratoires en direction de la péninsule (48% des Italiens jugent l’immigration « source d’insécurité » selon un sondage).
- 19
7 novembre 2007


19C’est le nombre d’informations personnelles sur les passagers en provenance ou à destination de l’UE que devront recueillir et transmettre aux autorités publiques les compagnies aériennes si la proposition faite par la Commission est adoptée. La Commission européenne a en effet adopté, le 6 novembre dernier, un nouveau plan d’action contre le terrorisme, qui entre aujourd’hui dans une longue phase de négociations législatives. Un tel système est déjà appliqué par les Etats-Unis aux passagers qui se rendent sur leur territoire et la Commission souhaite faire bénéficier les Etats européens du même dispositif. Les données recueillies comporteront notamment le nom, l’adresse, le numéro de téléphone, le numéro de carte de crédit et l’itinéraire du passager, et les Etats membres auraient la possibilité de les stocker pendant 13 ans. Cette mesure est cependant l’objet de vives critiques de la part d’experts de la protection des données personnelles, de juristes et de diverses ONG. Tony Bunyan, de l’association britannique Statewatch, avance ainsi qu’alors qu’il est permis de douter de l’efficacité d’une collecte de telles montagnes de données pour lutter contre le terrorisme, cette collecte a toutes les chances de conduire à des dérives en termes de surveillance des individus.
- Ca se regroupe en Italie
30 octobre 2007

"Offrir au pays un bipolarisme mûr et consolidé."
Ca se regroupe en ItalieEn réaction à la création, samedi 27 octobre, du Parti Démocrate – parti de centre gauche né de la fusion des Démocrates de gauche (DS, héritiers lointains du PCI) et de la Marguerite (DL, d’inspiration démocrate chrétienne) – Silvio Berlusconi annonçait un rassemblement partisan similaire à droite, « pour offrir au pays un bipolarisme mûr et consolidé ». La politique italienne serait-elle sur la voie de la pacification ? Tout porte pourtant à croire le contraire, au moment où les prédictions de chute du gouvernement Prodi se multiplient. Mis en minorité à sept reprises lors de l’examen du budget au Sénat, le gouvernement actuel doit faire face à une opposition venue de ses propres rangs – et à des députés de partis de la coalition gouvernementale qui participent à des manifestations anti-gouvernementales ! Le rassemblement partisan à l’italienne risque de rester une affaire délicate…
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- Si c’est comme ça, t’es plus mon copain !
18 octobre 2007


Si c’est comme ça, t’es plus mon copain !La mauvaise nouvelle de la semaine, c’est en réalité une bonne qui s’est trés vite transformée en mauvaise (ça arrive trop souvent malheureusement). Les Euro-députés ont voté cette semaine la nouvelle répartition des sièges entre les différentes nationalités présentes au sein de l’hémicycle. Ce vote était rendu nécessaire par les accroissements successifs de la taille du Parlement européen depuis 2004. Actuellement 785, les députés ne seront plus à partir de 2009 que 750. Pourtant, la savante nouvelle répartition établie par les deux rapporteurs du texte, Alain Lamassoure (France, UMP, PPE) et Adrian Severin (Roumanie, PSE), a permis qu’aucun Etat membre (mis à part l’Allemagne qui avait accepté cette condition lors des négociations de la défunte constitution) ne se voit attribué moins de sièges qu’il n’en possède déjà. Le principe ayant guidé cette nouvelle attribution est celui de la « proportionnalité dégressive » : plus un État est peuplé, plus il a de députés. Mais cet avantage décroît avec l’augmentation de la population. Où est la mauvaise nouvelle dans tout ça ? C’est que l’Italie, habituellement fédéraliste et pro-européenne, s’est insurgée contre cette nouvelle répartition qui ne lui attribut que 72 sièges contre 73 pour la Grande Bretagle et 74 pour la France. Empêtrés dans des arguments brouillons sur les systèmes de décompte nationaux, les Italiens ont voté contre le texte, c’est dommage dira-t-on, pour rester poli...
- Jardins secrets
13 juin 2007


Jardins secrets

A peine ouvert, le procès par contumace devant la justice italienne de 26 agents de la CIA jugés pour l’enlèvement à Milan en 2003 d’Abou Omar, un ex-imam égyptien, a fait l’objet d’un recours en suspension de la part du gouvernement Prodi. La bataille judiciaire met en effet en cause des agents italiens. Le rapporteur spécial du Conseil de l’Europe, Dick Marty (photo) a immédiatement accusé le gouvernement actuel d’aller encore plus loin que celui de Silvio Berlusconi pour "faire obstacle" au procès.

Ce même Dick Marty est d’ailleurs à l’origine du scandale des présumées prisons secrètes gérées par la CIA en Europe, notamment en Pologne et en Roumanie. Les gouvernements des pays concernés semblent prêts à faire obstacle à toute action visant à lever un coin du voile sur ces affaires. Ce n’est que le début d’une longue histoire...


- Impossible n’est pas français
24 avril 2007


Impossible n’est pas françaisEt encore moins italien. Prodi a réussi son pari : former un grand parti de centre gauche autour de la fusion des sociaux démocrates et des catholiques de gauche (la Marguerite). Les tractations ont duré pour se terminer couronnées de succès jeudi avec la naissance d’un parti démocrate italien. Le président du conseil italien espère apporter un peu de stabilité sur l’échiquier politique italien. Ah, le modèle italien…
- 4,5%
5 mars 2007


Non, je ne peux pas, je suis malade…La France se tape la palme en la matière avec un taux d’absentéisme de 4,5%, le plus élevé des Européens. Dur dur aussi de se lever chez nos amis Belges, Espagnols (tous deux à 4,1%), et plus loin les Italiens et les Autrichiens (à 3%). La palme de la palme de la palme est attribuée aux chimistes, assureurs, fonctionnaires et banquiers de ces mêmes pays, puisque selon cette enquête du cabinet PricewaterhouseCoopers il s’agirait des secteurs où l’on rechigne le plus à aller bosser.
- Ça s’en va et ça revient...
26 février 2007


Ça s’en va et ça revient......c’est fait de tout petits riens : deux voix, le vote qui a tenu en échec le gouvernement Prodi mercredi s’est joué à deux voix. Le pari est perdu pour « Il professore » qui avait juré de faire aussi bien, voire mieux, que son prédécesseur Silvio Berslusconi, dont le gouvernement était – fait rare en Italie - arrivé au bout de son mandat. Prodi a ainsi dû présenter sa démission au président italien Giorgio Napolitano à l’issue d’un désaveu par les sénateurs sur sa politique étrangère. Pas rancunier pour un sou - après tout les politiques italiens sont rompus à cet exercice d’équilibriste visant à faire survivre par tous les moyens les coalitions les plus fragiles - Napolitano a donné une seconde chance à l’ancien président de la Commission. L’Italie renoue avec l’instabilité gouvernementale, pas sûr que l’équipe « Prodi bis » tienne la route bien longtemps. Ah, les joies de la coalition…


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Berlusconi revient ... tout en prônant la modernité

Par Marco AMICI

Pour la troisième fois en dix ans, Silvio Berlusconi reprend les rênes de l’Italie. Les résultats des élections ne laissent en effet pas l’ombre d’un doute. Sa coalition « le Peuple de la Liberté » a largement gagné aussi bien au Sénat qu’à la Chambre des députés, ses alliés de la « Ligue du Nord » ont doublé leur score par rapport aux élections de 2006 et la coalition de la « Gauche Arc-en-Ciel » (Communistes et Verts) n’a pas atteint le score minimum nécessaire pour entrer au Parlement. M. Berlusconi dispose d’une avance de neuf points sur son adversaire principal, Walter Veltroni, chef de file du tout nouveau « Parti Démocrate ». Le nouveau gouvernement est confronté à plusieurs enjeux. Tout d’abord, les questions internes à la coalition, notamment les rapports avec la Ligue du Nord, qui a bénéficié d’un vote protestataire et qui réclame le fédéralisme fiscal. Le « Cavaliere », en parlant du programme de gouvernement, a d’ors et déjà annoncé que les temps durs se profilaient pour les Italiens alors qu’il promet réformes et modernisation. Alors que Prodi avait comme excuse de ne pas posséder une majorité stable au Parlement, le futur gouvernement Berlusconi ne pourra pas user des même arguments.

24 avril 2008
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Rubriques : «Analyses»
Thématiques : Politique nationale

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Les 9 et 10 novembre 2006 se tenait, à Bergame, en Italie, le Forum européen de la société civile, organisé par la Commission européenne. Invités à participer, les « Euros du village » se sont rendu sur place

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Bruxelles plutôt que Washington, l’intérêt général plutôt que l’intérêt personnel. Mais appuyé par une majorité hétéroclite qui donne déjà des signes de fragilité, la mission s’annonce plus que délicate : et s’il fallait tout refaire ?

24 avril 2006 - 1 réactions