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Quatre de gagnés… et un de perdu ?
- 9 mai 2008 | Par Cédric83
- Je suis tout à fait d’accord avec vous grognon59 mais il faut tout de mêmle reconnaitre qu’une bonne partie des français ayant voté non étaient tout simplement opposés à la politique française. Dans beaucoup d’états membres, quand il y a un problème, qu’il soit économique, ou social, ou autre, et que ce problème n’arrive pas à ^tre résolu par les dirigeants nationaux, ont metsq toujours la faute sur le dos de l’Europe, et le résultat, c’est qu’aux referendum, les populations ont peur de l’Europe et EN PLUS sanctionnent leurs hommes politiques. Demandons aux hommes politiques nationaux d’améliorer l’image de l’Europe dans leur pays et je vous assure que les citoyens voteraient oui à un éventuel referendum (...)
EN VUE CHEZ LES EUROS
Les Français, la France et l’Europe – Sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton
A deux mois de la présidence française de l’Union européenne, les Français doutent de leur influence en Europe et de son évolution au cours des derniers mois. Selon un sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton, 72% des français interrogés placent l’Allemagne devant la France et l’Angleterre à la première place des pays européens les plus influents et ils sont 44% à penser que l’influence de la France a diminué. Accédez à un résumé des principaux enseignements de l’étude ainsi qu’à l’ensemble des résultats.
L’ensemble des résultats du sondage
Le 7 mai à Lille : RENDEZ-VOUS DES EUROPEENS !
Le 7 mai à Lille, à partir de 13h30, venez célébrer en avant première la Fête de l’Europe à quelques mois de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne et rencontrer autour de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes, ceux qui pensent et préparent l’Europe d’aujourd’hui et de demain.

Le Rendez-Vous des Européens, c’est 2 sessions plénières télédiffusées autour de décideurs et grands témoins européens. C’est aussi des ateliers pour échanger en direct avec des acteurs, des politiques, des journalistes de ce qui fonde notre identité commune.
Le rendez-vous des Européens à Lille
Les Eurosblogs : Bientôt chez... les Euros !
Bientôt, les Euros lancent les "Eurosblogs", des blogs à haute valeur ajoutée, pour une Europe sur la toile concentrée en qualité !
Vous voulez en savoir plus ?Envoyez nous un message !
Dernièrement, dans la semaine vue par les Euros
automne 2008 : le pari Rasmussen
5 mai 2008
Recherche Commission vraiment européenne
29 avril 2008
Ciao Frattini : bonne ou mauvaise idée ?
22 avril 2008
De l’intelligence dans la finance, c’est possible !
8 avril 2008
Le paquet changement climatique en phase d’accéleration
18 mars 2008
Bye bye Frattini ?
11 mars 2008
Bye bye les abus ?
11 mars 2008
Le Parlement européen en guerre contre les gaspillages… et la Commission trinque
5 février 2008
La présidence slovène et la Commission accordent leurs violons
14 janvier 2008
La course au poste de président de l’UE est ouverte !
14 janvier 2008
veselé Vánoce, vesele vianoce (Joyeux Noël en Tchèque et en Slovaque)
25 décembre 2007
vesel božič (Joyeux Noël en Slovène)
25 décembre 2007
Frohe Weihnachten (Joyeux Noël en Allemand)
25 décembre 2007
12 sages
17 décembre 2007
Ces propositions ne sont pas que des balivernes
2 décembre 2007
Ce concept est à la mode
2 décembre 2007
Mieux vaut tard que jamais !
27 novembre 2007
L’Europe au centre d’élections en Croatie et en Roumanie
27 novembre 2007
Quand l’extrême-droite découvre – enfin – que la xénophobie mène à l’exclusion
19 novembre 2007
Un programme de protection non protectionniste
19 novembre 2007
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Coulisses de Bruxelles - Le blog de Jean Quatremer
Le 9 mai, fête de l'Europe, jour férié?
9 mai 2008
Bye bye Belgium?
9 mai 2008
Lisbonne: 14 Etats membres sur 27 ont ratifié le traité
8 mai 2008
Livret A : comment la France justifie un hold-up au nom de l’Europe
7 mai 2008
Européennes : Daniel Cohn-Bendit veut faire liste commune avec Nicolas Hulot et José Bové
6 mai 2008
Euractiv.fr
Le recul de la pratique de la langue française, grand sujet d’inquiétude des acteurs de la ...
6 mai 2008
Alejo Vidal-Quadras : « Le troisième paquet énergie est un pas en avant »
5 mai 2008
Energie : Bruxelles fixe des conditions strictes à la “troisième voie” soutenue par la France
2 mai 2008
Abdou Diouf : « Les peuples de l’Union n’avanceront pas sans leurs langues »
2 mai 2008
Zone euro: La France souhaite aller plus loin que la Commission dans les réformes de gouvernance
2 mai 2008




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Jeudi 24 avril, le Parlement danois entérinait la loi de ratification du traité de Lisbonne. Désormais, la voie est libre pour procéder, comme le désire le premier ministre libéral Anders Fogh Rasmussen, à un referendum sur les 4 opt-outs danois. Ceux-ci ont été obtenu à Edinburgh en 1993 et portent sur : la citoyenneté européenne, le domaine justice et affaires intérieure (JAI), la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), et l’Euro. Le référendum, prévu à l’automne, viserait à abandonner certains de ces opt-outs afin de faire du Danemark un bon élève de l’Europe et donc de favoriser la candidature d’Anders Fogh Rasmussen au poste de Président du Conseil européen qui devrait être créé par le Traité de Lisbonne. Si une majorité des Danois sont favorable au renoncement des opt-outs sur la citoyenneté et la PESC, la question sur le domaine JAI est plus délicate et l’abandon du Krone danois est tout à fait improbable. Cependant, s’il est mis fin à trois opt-out tout en restant en dehors de la zone euro, la candidature de l’actuel premier ministre danois devrait être suffisamment crédible pour lui accorder de solides chances. Après tout, une majorité des Etats membres n’a pas encore adopté l’euro. D’ici là, reste à gagner un referendum qui reste délicat – rendez-vous à l’automne.
Les médias européens l’affirment en ce moment à l’unisson : malgré encore un an et demi de mandat à effectuer, la Commission européenne actuelle semble déjà bout de souffle, se contentant de gérer les affaires courantes. Cette description est sûrement injuste, la Commission travaillant en ce moment à la mise en œuvre de sujets importants, comme le paquet climat-énergie, les nouveautés institutionnelles du Traité de Lisbonne ou la révision générale du budget et des politiques européennes. Ce qui choque plus, c’est un certain manque de respect pour la fonction de Commissaire manifesté par les uns et les autres : M. Frattini – retourné en Italie comme futur ministre des affaires étrangères – n’a toujours pas de successeur (qui s’occupera d’ailleurs de transports et non plus de justice), même s’il s’agira probablement d’Antonio Tajani, leader de la droite italienne au Parlement européen ; M. Verheugen annonce sa retraite pour 2009 et déjà le débat fait rage dans la grande coalition sur le prochain commissaire allemand ; M. Barroso, qui ne veut heurter personne pour rester à la tête de la Commission, s’intéresse apparemment aussi au poste de président du Conseil européen… Tout ceci contribue à présenter un poste à la Commission comme un intermède voire une "voie de garage" avant un poste plus prestigieux (notamment au niveau national), et c’est bien sûr très regrettable. Pourtant, la solution est simple : accorder les postes de commissaires à des personnes qui s’intéressent vraiment à la politique européenne, ce qui implique de dépasser leur mode de désignation encore trop national. Le Parlement européen a toutes les cartes en main pour agir !
L’évenement de cette semaine peut paraître anodin tant il est devenu courant de voir un Commissaire européen en fonction (ici le Commissaire italien, Franco Frattini) prendre de petites vacances pour participer à une élection nationale et décider, une fois les résultats connus, de prendre une fonction au niveau national ou de rester à la Commission européenne. Notre Commissaire à la Justice et aux affaires intérieures a choisi la première option et il quitte donc, un an avant la fin de son mandat, ses fonctions de Commissaire pour assurer celles de ministre des affaires étrangères au sein du futur gouvernement Berlusconi. Cette démission à un an du renouvellement du Collège des commissaires pourrait avoir des conséquences sur l’agenda politique européen. Rappelons en effet que le portefeuille dont M. Frattini est le détenteur sera un des plus importants dans les mois à venir. La présidence française a en effet placé les questions migratoires au cœur de son programme et l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne (s’il est ratifié) aura des conséquences fondamentales sur les domaines politiques actuellement gérés par M. Frattini (implication du Parlement européen, possibilité de vote à la majorité qualifiée, etc…), conséquences qu’il faut anticiper des à présent… changer de capitaine un an avant le grand chantier : bonne ou mauvaise idée ?
La crise bancaire américaine devient globale, les banques centrales injectent des milliards pour sauver des établissements menacés de faillite, les prévisions de croissance sont révisées à la baisse, bref, le monde financier n’apporte pas beaucoup de nouvelles réjouissantes ces temps-ci. Pourtant, les crises accouchent parfois d’innovations salutaires, et c’est ce qui pourrait ce passer aujourd’hui : vendredi 4 avril, les ministres des finances de l’UE ont signé un mémorandum destiné à permettre la gestion concertée d’une crise bancaire transfrontalière. Il s’agit de permettre la coopération, pour l’instant sur une base volontaire, des superviseurs nationaux des marchés financiers (banques centrales et ministères des finances) dans le cas de défaillance d’établissements financiers implantés dans plusieurs pays de l’UE, comme la Deutsche Bank, la BNP-Paribas, la Fortis etc. Il ne s’agit certes que d’un petit pas (certains souhaiteraient créer une législation européenne sur la supervision des instituts financiers, ou renforcer le rôle de supervision d’agences européennes comme la BCE), mais il est remarquable, dans un domaine où les Etats ont des conceptions souvent divergentes et sont très jaloux de leur souveraineté.
Alors que l’Union européenne est souvent critiquée pour la lenteur de son processus décisionnel, les chefs d’Etats et de gouvernements ont, à l’occasion du sommet européen des 13 et 14 mars, pris une louable initiative en la matière : l’engagement d’arriver à un accord final au sujet du paquet "changement climatique" proposé par la Commission au mois de janvier 2008 avant la fin de l’année, afin que celui-ci puisse entrer en vigueur pendant la législature actuelle, c’est-à-dire au plus tard début 2009. Dans un domaine politique si central de nos jours, il s’agirait d’une performance bénefique à la fois pour l’efficacité de l’UE mais aussi pour son image à l’extérieur, alors qu’elle organisera fin 2009 à Copenhague un grand sommet international sur le changement climatique. Mais n’ignorons pas non plus que plusieurs questions épineuses restent à régler avant la promulgation finale du "paquet", comme la répartition des efforts entre les Etats membres et le sort des très critiqués "agro-carburants".
Le Commissaire en chargé des questions de Liberté, sécurité et Justice, l’italien Franco Frattini, a annoncé cette semaine qu’il prenait un mois de congés pour se présenter aux élections législatives en Italie. Qu’on ne se trompe pas... la question n’est pas ici de savoir si le départ possible de M. Frattini représente une mauvaise nouvelle pour l’Union, pas le moins du monde. La mauvaise nouvelle, c’est de voir, encore une fois, un Commissaire européen suspendre ses fonctions pour aller faire un peu de politique nationale et, le cas échéant, si Monsieur est élu, et si Monsieur aime le poste qu’on lui offre, s’en aller une bonne fois pour toutes de la Commission... Aprés les départs "potentiels" et autres "vacances" de M. Michel (qui finalement est resté), c’est donc au tour de M. Frattini de s’essayer (ou plutôt de réessayer) à la politique nationale. Rappelons tout de même qu’il y a quelques jours le commissaire chypriote, Markos Kyprianou, avait démissionné de ses fonctions pour entrer au gouvernement. Finalement être commissaire européen, c’est un peu comme être équipier chez MacDo, on fait cela en attendant de trouver mieux. Et pensez-vous que M. Barroso dirait quelque chose ? Non, cela signifierait que le Président de la Commission ferait enfin preuve de leadership... Rappelons aussi au passage que les commissaires sont censés être indépendants et ne pas être influencés dans le cadre de leur fonctions. Et quand Margot Wallström, sur son blog, dit qu’elle aimerait voir Mme Royal élue, elle reçoit un rappel à l’ordre et supprime le message de son blog. Allo José Manuel ? Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?
Cette semaine a été marquée par la résurgence d’un dossier épineux au Parlement européen : la question des rémunérations des assistants parlementaires. Le mini-scandale a fait surface après la publication d’un rapport par l’auditeur Robert Galvin, qui a mis en cause le système de paiement des assistants parlementaires européens, rémunérés par leurs députés, qui disposent pour cela d’une enveloppe de 17 000 euros par mois. Certains députés ont en effet recours à des intermédiaires - association ou fondation - pour rémunérer leur(s) assistant(s) parlementaire(s). De plus, les inégalités de salaire versés par des députés d’un même groupe politique, et parfois même entre députés issus du même pays, sont très importantes. La vice-présidente du Parlement européen en charge des députés européens et des assistants parlementaires, la socialiste française Martine Roure, a plaidé pour "donner aux assistants en poste à Bruxelles un statut d’agents temporaires de la fonction publique européenne, payés par le Parlement, en fonction d’une grille". Cette position est défendue par la Commission européenne et par le Secrétaire général du Parlement européen mais a jusqu’à présent été bloquée par le conseil des ministres. La bonne nouvelle c’est donc que la question est à présent exposée sur la place publique et que les abus devraient en conséquence être plus systématiquement dénoncés... enfin, on espère.
Derrière une pointe d’ironie, il faut bien voir dans ces déclarations de Dan Jorgensen, eurodéputé socialiste danois rapporteur de la Commission Budgétaire du Parlement européen, une sérieuse menace qui pourrait porter en elle un des principaux conflits politiques de l’année. Elle se réfère à un rapport de la Cour des Comptes de l’Union Européenne, selon lequel 12% des paiements effectués aux Etats membres au titre des fonds structurels durant l’année 2006, soit 4 milliards d’euros, auraient été gaspillés en raison de procédures de contrôle financier lacunaires. Accusant la Commission de ne pas être à la hauteur de ses responsabilités, le Parlement menace de refuser de donner son accord à l’exécution des comptes de l’Union, qui intervient traditionnellement en avril, ou du moins de le repousser. Sous pression, la Commissaire à la politique régionale – la polonaise Danuta Hübner (photo) – s’en est elle-même pris aux Etats membres, menaçant ceux qui n’auraient pas fourni un descriptif de leurs mécanismes de contrôle d’ici au 15 février de suspendre les transferts financiers, voire d’engager des procédures en manquement devant la Cour de Justice. La tension monte donc entre les principaux acteurs de l’Union, ce qui n’est peut-être pas un hasard étant donné que les échéances politiques de 2009, qui verront le renouvellement du PE et de la Commission, approchent à grands pas.
Le début de chaque nouvelle présidence du Conseil est traditionnellement marqué par une réunion de la présidence avec la Commission européenne. Pour la présidence slovène, cette réunion a eu lieu le 8 janvier, à Brdo, afin de discuter des priorités de l’Union pour le premier semestre 2008. Le premier ministre slovène Janez Janša y a précisé l’agenda de sa présidence. Pour garantir la ratification du traité de Lisbonne, il a appelé tous les gouvernements à préférer la procédure parlementaire à la procédure référendaire. Deux jours plus tard, le premier ministre portugais, José Sócrates, cédant aux pressions Gordon Brown et Nicolas Sarkozy, annonçait renoncer à l’organisation d’un référendum sur le traité – contrairement à ses promesses de campagnes de 2005. L’Irlande devrait donc être le seul pays à opter pour le référendum, conformément à ce qu’exige sa Constitution. La deuxième priorité de la présidence slovène sera la finalisation du paquet énergie-climat – probablement l’une de ses missions les plus difficiles étant donné le caractère délicat des négociations et leur calendrier serré. Comme pour la plupart des présidences depuis 2000, la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne reste à l’agenda en ce début 2008, avec une attention particulière portée aux marchés financiers. Plus spécifique à la Slovénie, la présidence affirme le progrès des négociations d’adhésion avec les Balkans occidentaux comme l’un de ses objectifs clés, y compris s’agissant de la Serbie. Rien de bien surprenant mais suffisamment pour faire monter le suspense, conformément au rituel de la présidence tournante.
Interrogé par le Irish Times, l’actuel premier ministre irlandais, Bertie Ahern, a laissé entendre qu’il pourrait être candidat au futur poste de président permanent de l’Union, appelé à être créé à l’issue de la ratification du traité de Lisbonne. Ce poste devrait couvrir un mandat de deux ans et demi renouvelable une fois. Tony Blair, Jean-Claude Junker, José María Aznar, Aleksander Kwasniewski et Anders fogh Rasmussen (1er ministre danois) se sont également déclarés intéressés par la fonction. Les négociations officielles pour les trois fonctions politiques européennes les plus importantes – président de l’UE, Haut représentant à la politique étrangère de l’Union et président de la Commission – débuteront au second semestre 2008, sous présidence française. Sans attendre cette échéance, le marchandage politique a déjà commencé. M. Juncker – candidat le plus expérimenté dans l’arène européenne – s’est clairement prononcé en faveur d’un président proactif. Tony Blair, qui participait ce samedi à une conférence de l’UMP, pourrait bénéficier du soutien de Paris, qui ne nie également pas son attachement à la candidature de M. Ramussen. Le traité n’est pas ratifié, mais la course a déjà commencé.
Vendredi 21 décembre, l’élargissement de l’espace Schengen à neuf des dix Etats membres ayant intégré l’Union en 2004 est devenu effectif, avec l’abolition officielle des contrôles aux frontières « intérieures » (c’est-à-dire à l’intérieur de la zone Schengen) de ces pays. La libre circulation sans contrôle, sans doute l’un des principaux acquis et symboles de l’intégration européenne, concerne donc dorénavant 400 millions de citoyens européens, auxquels ne manquent plus que les citoyens chypriotes, roumains et bulgares, ainsi que britanniques et irlandais. Cette extension de la « zone Schengen » permet aussi de jolis pieds de nez à l’histoire, en rétablissant par exemple la libre circulation entre la République Tchèque et la Slovaquie, autrefois unies en un seul pays. Cette bonne nouvelle a toutefois été rapidement suivie de mises en gardes, de la part « d’anciens » Etats membres, contre une montée de l’immigration illégale et de la criminalité à la suite de l’ouverture de l’extension de l’espace sans frontières vers l’Europe de l’Est (Ukraine, Biélorussie...). Rappelons juste ici que le Conseil lui-même a accepté l’extension de Schengen aux nouveaux Etats membres, laquelle était conditionnée, entre autres, à l’adoption des fameuses « mesures compensatoires » (reprise des procédures communes en matière de contrôle aux frontières extérieurs, d’attribution des visas, de coopération policière et échange d’informations etc.).
Le 1er janvier 2008 marquera la fin de la présidence portugaise du Conseil de l’Union Européenne et le début de la présidence slovène. Près de quatre ans après le grand élargissement de 2004, la Slovénie, petit pays de 2 millions d’habitants, va donc symboliser une nouvelle étape de l’intégration pleine et entière des nouveaux Etats membres dans l’Union. Elle devra pour cela faire face à un agenda particulièrement chargé, qui sera notamment marqué par trois sujets essentiels : la politique extérieure, avec en particulier le règlement de la question du statut du Kosovo et l’évolution de la situation au Proche-Orient et en Iran ; la ratification du Traité de Lisbonne récemment signé ; et enfin la poursuite du développement de la politique environnementale de l’UE, avec la limitation de CO2 pour les voitures (voir ci-dessus), la mise en place d’un schéma d’échange de droits d’émissions pour les compagnies aériennes, une législation sur les pesticides et enfin les prochaines étapes des négociations internationales post-Kyoto lancées à Bali ce mois-ci.
Si l’on en croit ses propos, ce n’est en fait pas exactement ce qu’a dû penser Angela Merkel en découvrant la proposition législative de la Commission Européenne visant à limiter les émissions de CO2 pour les voitures, présentée le mercredi 19 décembre. Sortant de sa modération habituelle, la chancelière allemande a critiqué « un résultat insatisfaisant qui consiste à mener une politique industrielle au préjudice de l’Allemagne ». A la suite d’un débat ayant duré toute l’année 2007, la Commission avait en effet proposé de fixer un plafond d’émissions de 120g/km en 2012 en moyenne pour la flotte automobile européenne, au-delà duquel les constructeurs se verraient infliger des sanctions financières. Cependant, consciente des divisions profondes entre pays membres, elle envisageait aussi de différencier les objectifs par constructeurs afin d’assurer que les grosses cylindrées allemandes contribuent certes plus à la réduction d’émissions que les petites cylindrées françaises et italiennes (moins polluantes), mais pas de manière disproportionnée. Finalement, à force de ménager la chèvre et le chou, la Commission ne semble avoir fait que des mécontents : l’Allemagne bien sûr (qui trouve les grosses cylindrées trop pénalisées), mais aussi la France et l’Italie (pour les raisons exactement inverses), l’industrie automobile en général (qui trouve les sanctions trop chères) et finalement les organisations environnementalistes (pour qui la proposition est bien trop faible)… Ceci nous promet donc de belles empoignades durant le processus législatif à venir au Conseil et au Parlement, à suivre en 2008.
Le « groupe de sages » voulu par Nicolas Sarkozy pour réfléchir au futur de l’Union va finalement voir le jour. Douze personnalités composeront ce qu’il faudra désigner « groupe de réflexion ». Les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE, en sommet à Bruxelles le 14 décembre, ont nommé Filipe Gonzales, ancien premier ministre espagnol, comme président du groupe, ainsi que Vaira Vike-Freiberga, ancienne présidente lettonne, et Jorma Ollila, ex-PDG de Nokia, comme vice-présidents. Les 9 membres restants seront nommés par les trois premiers au cours du deuxième semestre 2008 – ie. après le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, afin de ne pas perturber ce scrutin. A l’origine, M. Sarkozy avait pensé ce groupe de sages comme un moyen de freiner le processus d’accession de la Turquie à l’Union. Les autres Etats membres ont souhaité évité un tel scenario, et ont limité le mandat du groupe aux questions à long terme (le modèle social européen, l’Etat de droit, le développement durable, la sécurité internationale, ect.) à l’exclusion des questions cruciales que sont celles des frontières de l’Union et de son cadre financier et institutionnel. S’il est légitime de vouloir éviter qu’un groupe de personnalités nommées interfère avec une décision qui revient aux chefs d’Etats et de gouvernements, il reste que la question des frontières de l’Union ne pourra être indéfiniment évitée. Plus qu’une question d’avenir de l’Union, c’est une question cruciale pour son identité politique.
Les 28 et 29 Novembre s’est tenue à Bruxelles, dans le cadre du plan d’action sur le sport adopté par la Commission en Juin 2007, une conférence sur le développement d’une stratégie européenne contre la violence dans le sport, qui réunissait des représentants de la Commission, des Etats membres et des associations sportives. Au cœur des discussions et des inquiétudes, on trouvait bien sûr le football, un sport qui se distingue depuis des années par une violence et un racisme croissants autour des stades, le plus souvent du fait de groupes minoritaires mais très organisés. C’est un domaine dans lequel l’UE a un vrai rôle à jouer, la libre circulation des personnes permettant le déplacement et les affrontements de groupes de hooligans lors de rencontres internationales. Alors, au-delà du blabla habituel qui accompagne plus ou moins tous les documents européens actuellement (« avoir une approche multidimensionnelle, un engagement réel et responsable »), on peut vraiment se réjouir que la conférence ait abouti sur l’étude de mesures concrètes et précises : mesures éducatives pour les supporteurs, formation commune des policiers, mais aussi limitation de la liberté de circulation des supporteurs violents grâce à Europol, voire création d’une « force européenne de police pour le sport » qui pourrait être employée lors des événements revêtant un risque particulier. Pour que le football reste un jeu…
Mercredi 5 décembre, la formation « emploi et affaires sociales » du Conseil des Ministres devrait adopter une série de « principes communs de flexicurité », qui constitueront un nouveau type de « lignes directrices » que les Etats membres s’engageront à mettre progressivement en œuvre dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. Depuis 2 ans, le concept de flexicurité, originaire du Danemark, a été repris à son compte et adapté à toutes les sauces par la Commission, jusqu’à devenir progressivement la pierre angulaire de sa politique économique et sociale. L’objectif annoncé est de concilier une plus grande souplesse des relations de travail avec une sécurisation des parcours professionnels, notamment grâce à la formation tout au long de la vie, censée garantir « l’employabilité » des individus. L’adoption des quatre principes proposés par la Commission dans une communication de juin dernier ("souplesse et la sécurisation des dispositions contractuelles", "des stratégies globales d’apprentissage tout au long de la vie", "des politiques actives du marché du travail", et "des systèmes de sécurité sociale modernes") ne devant pas être contestés par les représentants des Etats membres mercredi, la question principale de la réunion du Conseil portera sur le sort réservé aux principes contenus dans un rapport adopté par le Parlement la semaine dernière. Ce rapport visait à rééquilibrer la « flexicurité » vers plus de sécurité, en réaffirmant notamment la place du contrat à durée indéterminée au cœur du droit du travail. Une vision qui ne correspond pas forcément avec celle de la Commission…


Le 14 novembre, le groupe politique Identité, Tradition et Souveraineté (ITS) du Parlement européen, qui rassemblait les eurodéputés d’extrême droite de l’UE, a été dissous suite au départ des députés roumains membres du groupe. D’après le règlement intérieur du Parlement, un groupe doit être composé au minimum de 20 députés provenant d’au moins 6 Etats membres, pour pouvoir recevoir des subsides européennes. L’élection de députés d’extrême droite roumains avait donc permis la formation du groupe ITS il y a six mois, et leur départ provoque à présent sa mort. Les députés roumains ont, par cette action, souhaité protester contre les déclarations d’Alessandra Mussolini, petite fille de Benito Mussolini et membre du groupe, qui avait accusé les Roumains d’avoir "fait de la délinquance un mode de vie". Cette sortie d’Alessandra Mussolini faisait suite au meurtre d’une Italienne attribué à un jeune roumain d’origine rom fin octobre. Tout comme la très grande majorité des parlementaires européens, Martin Schulz, s’est félicité de la dissolution du groupe : "La bonne nouvelle, c’est que l’internationale des ultranationalistes ne peut plus utiliser l’argent des contribuables européens pour promouvoir la xénophobie et le néofascisme". Les Français du FN dominaient le groupe ITS, dirigé par Bruno Gollnisch.
Nicolas Sarkozy, lors d’un discours au Parlement européen le 13 novembre dernier, a réaffirmé son mot d’ordre pour la présidence française de l’Union : mettre en place une Europe « protectrice ». Après avoir, lors de la négociation sur le futur traité réformateur fait remplacer la référence à une ‘concurrence libre et non faussée’ comme objectif de l’Union par une mission de ‘protection des citoyens’, Sarkozy propose de faire de ce thème un pilier central de son programme politique. L’Europe devrait protéger les citoyens et les entreprises des pressions de la mondialisation, et notamment de la menace d’uniformisation et de diffusion des valeurs mercantiles qu’elle véhicule. Appelant à « débattre de ce que pourrait être une véritable préférence communautaire », le président français s’est cependant défendu de prôner un quelconque protectionnisme… Mais alors, quel pourrait être le visage de l’Europe de M. Sarkozy, une Europe protectrice des effets de la mondialisation mais non protectionniste ? A cette question, le président s’est bien gardé de répondre…
Europe Politique permet de suivre, par le moyen de fiches et tableaux synthétiques, la vie politique en Europe, tant au niveau européen que national. Il propose ainsi une base de données couvrant la vie politique dans les Etats membres de l’Union européenne, les élections européennes, les fédérations européennes de partis politiques, les groupes parlementaires du parlement européen, etc.
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Le Groupe Indépendance-Démocratie (ID) est composé de parlementaires européens de partis souverainistes.
Le Groupe Union pour l’Europe des Nations (UEN) est composé de parlementaires européens de partis souverainistes.
Le Groupe des Verts / Alliance Libre Européenne (Verts/ALE) est composé des parlementaires européens des partis membres du Parti Vert Européen (PVE) et de l’Alliance Libre Européenne (ALE).
Le Groupe confédéral de la Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique (GUE/NGL) est notamment composé des parlementaires européens des partis membres du Parti de la Gauche Européenne (PGE). Le sous-groupe Gauche Verte Nordique est composé des partis scandinaves : Socialistisk Folkeparti (SF, Danemark), Vasemmistoliitto (VAS, Finlande) et Vänsterpartiet (V, Suède).
Le Groupe du Parti Populaire Européen et des Démocrates Européens (PPE-DE) est composé des parlementaires européens des partis membres du Parti Populaire Européen ainsi que d’autres partis politiques démocrates-chrétiens, conservateurs ou de centre droit originaires des États membres de l’Union européenne. Il est, depuis 1999, le plus important groupe du Parlement européen.
Le Groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE) est composé des parlementaires européens des partis membres du Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (ELDR) et du Parti Démocrate Européen (PDE).
Le Groupe socialiste au parlement européen est composé des parlementaires européens des partis membres du Parti Socialiste Européen (PSE).
Le Centre d’étude de la vie politique (CEVIPOL) est une unité de recherche de l’Institut d’études européennes et de la Faculté des sciences sociales, politiques et économiques de l’Université Libre de Bruxelles. Il mène des recherches de science politique interne et comparée, principalement consacrées à l’espace européen au sens large. Le CEVIPOL propose sur son site un annuaire des partis politiques en Europe (rubrique "sites intéressants").
Le Parti Démocratique des Peuples d’Europe - Alliance Libre Européenne (PDPE-ALE) est un Parti politique européen rassemblant des partis de nature nationale, régionale et autonomiste de l’Union Européenne.
La parti de la Gauche Européenne rassemble les partis communistes ou post-communistes de l’Union européenne.
Le Parti Démocrate Européen (PDE) rassemble les partis de l’Union Européenne qui entendent "œuvrer à bâtir une démocratie européenne qui s’ancre dans les valeurs partagées de paix, de liberté, de solidarité et d’éducation, tout en ambitionnant d’affirmer fièrement sa culture dans le monde futur".
Le Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (ELDR) rassemble "les partis politiques d’Europe partageant les mêmes idéaux libéraux, démocrates et réformateurs".
Le Parti Vert Européen est une fédération qui rassemble les partis écologistes de l’Union Européenne.
Le Parti Populaire Européen (PPE) rassemble les partis chrétiens-démocrates et conservateurs de l’Union Européenne.
Le Parti socialiste européen (PSE) rassemble les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes de l’Union européenne.
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