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Union pour la Méditerranée : où en est-on ?
- 13 mai 2008 |
- Bonjour, Un site collaboratif concernant le projet d’Union pour la Méditerranée vient d’apparaitre sur Internet réalisé avec Expert-Mag. http://www.agora-euromed.fr/ Ce portail s’inscrit dans la dynamique de l’évènement Planète PME, piloté par la CGPME, qui aura lieu le 3 juin à Marseille. Il est libre à chacun de s’exprimer, publier des notes ou encore envoyer des contributions pour échanger sur cet univers géographique, économique, politique et avant tout culturel. Vous l’aurez compris, Agora Euromed la plateforme d’échange dédiée au projet pour l’Union Méditerranéenne, venez vous exprimer et faire vivre un projet en phase de devenir (...)
EN VUE CHEZ LES EUROS
TERRA NOVA : résolument européen !
Terra Nova, c’est le nouveau think tank social-démocrate qui compte remettre la gauche française en phase avec la modernité et... l’Europe.
Ambitieuse, l’initiative est portée par Olivier Ferrand, ancien conseiller de Lionel Jospin et de Romano Prodi à la présidence de la Commission européenne. Elle repose sur une Fondation présidée par Michel Rocard, député européen et ancien premier ministre français, qui compte un panel de personnalités européennes de premier choix, dont Joaquin Almunia, (Commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires), Daniel Cohn-Bendit (député européen), Bronislaw Geremek (député européen), Danuta Hubner (Commissaire en charge de la politique régionale), ou encore Sandro Gozi (député italien, et ami des Euros !).
Bref, du beau monde, des idées et l’Europe au centre des préoccupations. Les Euros ne peuvent qu’encourager l’initiative !TERRA NOVA : le site web
Les Français, la France et l’Europe – Sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton
A deux mois de la présidence française de l’Union européenne, les Français doutent de leur influence en Europe et de son évolution au cours des derniers mois. Selon un sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton, 72% des français interrogés placent l’Allemagne devant la France et l’Angleterre à la première place des pays européens les plus influents et ils sont 44% à penser que l’influence de la France a diminué. Accédez à un résumé des principaux enseignements de l’étude ainsi qu’à l’ensemble des résultats.
L’ensemble des résultats du sondage
Les Eurosblogs : Bientôt chez... les Euros !
Bientôt, les Euros lancent les "Eurosblogs", des blogs à haute valeur ajoutée, pour une Europe sur la toile concentrée en qualité !
Vous voulez en savoir plus ?Envoyez nous un message !
Dernièrement, dans la semaine vue par les Euros
Quatre de gagnés… et un de perdu ?
29 avril 2008
9
14 avril 2008
De l’art de mettre le feu aux poudres, par Christine Lagarde
14 avril 2008
Pologne : nouveaux caprices des Kaczynski
25 mars 2008
5
12 février 2008
Les parlementaires français en guerre contre le non… et le référendum trinque
5 février 2008
I want a referendum
22 janvier 2008
Traité signé
17 décembre 2007
L’Union proclame sa Charte et réforme ses institutions
11 décembre 2007
... Bruxelles s’en éloigne
7 novembre 2007
Alors que Paris se rapproche de Lisbonne...
7 novembre 2007
Sortie de coma à Lisbonne
24 octobre 2007
Ceux-ci vont-ils finir copains ?
18 octobre 2007
Le Traité qui aimait les adjectifs bizarres
9 octobre 2007
L’homme(s) qui aimait un peu trop la Grèce
9 octobre 2007
Futur traité de Lisbonne : c’est parti !
23 juillet 2007
In, out or in between ?
2 juillet 2007
Dernier coup de rein
18 juin 2007
Mourrir pour pas grand chose
13 juin 2007
Aux mal-entendants et à ceux qui ne l’auraient pas compris
30 mai 2007




Univers 













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Le processus de ratification du Traité de Lisbonne a fait un bon en avant la semaine dernière, avec les votes de quatre parlements nationaux – portugais, autrichien, danois et allemand – qui ont tous débouché sur de larges majorités en faveur de la nouvelle loi fondamentale européenne. Ceci porte à 11 le nombre de ratifications déjà effectuées, 12 une fois que le Bundesrat allemand (la chambre des Länder) aura lui-aussi accepté le texte, ce qui ne devrait pas poser de problèmes. Par contre, la tension monte au sujet du seul référendum pour l’instant prévu, qui aura lieu en Irlande le 12 juin prochain. Les sondages font état d’une spectaculaire remontée du non, qui fait maintenant jeu égal avec le oui. Ce retournement de situation serait dû à la mauvaise image du premier ministre sortant Bertie Ahern, qui a récemment annoncé sa démission suite à une ancienne histoire de corruption, ainsi qu’au mécontentement des fermiers envers les négociations commerciales à l’OMC. Encore des raisons, comme on le voit, très directement liées au Traité…




Après la Hongrie, la Slovénie et Malte, la France s’apprête à être le quatrième Etat membre de l’Union Européenne à ratifier le Traité de Lisbonne. La première étape nécessaire a été franchie le lundi 4 février avec la modification de la Constitution – qui reconnaît dorénavant que « la France peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne » - avant le vote des deux chambres du Parlement sur la ratification effective du Traité, prévu pour le vendredi 8 février. Derrière ce calendrier bien huilé se cachent pourtant une question fondamentale et un certain malaise : dans quelle mesure le Parlement peut-il accepter ce que le peuple avait refusé par référendum, étant donné que le contenu du nouveau traité est très similaire à celui du défunt Traité Constitutionnel, rejeté en 2005 ? La question est d’autant plus difficile à résoudre que l’on se trouve dans l’opposition et que l’on se veut à la fois pro-européen et pro-référendum : c’est le cas du parti socialiste, une nouvelle fois divisé entre oui, non et abstention (pour signifier l’opposition au mode de ratification choisi sans toutefois mettre cette dernière en péril). Pas sûr en effet que les citoyens s’y retrouvent, mais ceci valait-il le risque d’un nouveau non ? Chacun se fera son opinion…
Au Royaume-Uni, la pression en faveur d’un référendum sur l’adoption du Traité de Lisbonne n’est pas encore décisive, mais elle se renforce de plus en plus. Lancée au départ par le parti conservateur et la presse tabloïd, l’initiative reçoit maintenant l’appui d’un certains nombres de députés travaillistes, depuis qu’un rapport de la Chambre des Communes a estimé que le contenu du Traité de Lisbonne et de la défunte Constitution était… strictement semblable ! Vous pouvez retrouver les arguments des citoyens britanniques en faveur d’un référendum sur le Traité de Lisbonne sur le site de la campagne "I want a referendum" :
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont signé solennellement à Lisbonne, le jeudi 13 décembre, le nouveau traité sur l’Union européenne. Le premier ministre britannique, Gordon Brown, retardé par une réunion parlementaire à Londres, était représenté par son ministre des affaires étrangère David Miliband. La veille de la cérémonie, le parlement danois confirmait que le traité de Lisbonne serait ratifié par voie parlementaire au Danemark, et non par référendum. D’après la Constitution danoise, un référendum doit obligatoirement avoir lieu si le traité à ratifier entraîne un transfert de pouvoir. Le premier ministre, Anders Fogh Rasmussen, a pu s’appuyer sur l’examen par le ministre de la Justice du texte final signé à Lisbonne, qui confirmait l’absence de nouveau transfert de pouvoir. Le texte devrait désormais aisément être approuvé par le Parlement danois. L’Irlande reste donc le seul pays où la tenue d’un référendum est certaine. Alors qu’en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, la pression des citoyens en faveur d’une consultation publique augmente, tous les autres gouvernements ont déclaré vouloir recourir au mode parlementaire de ratification.
Le mercredi 12 décembre, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne sera symboliquement de nouveau proclamée à Strasbourg par les présidents du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, du Conseil, José Socrates, et de la Commission, José Manuel Durao Barroso. Cette charte, qui s’applique aux institutions et organes de l’Union, ainsi qu’aux Etats membres lorsqu’ils mettent en oeuvre le droit communautaire, avait déjà été proclamé le 7 décembre 2000 à Nice. Pour l’instant dépourvu de force légale, le traité de Lisbonne la rendrait juridiquement contraignante. Un bémol a été introduit par le biais d’un protocole quant à ses implications en Grande-Bretagne et en Pologne. Toutes les implications de ce protocole sont cependant encore mal connues et l’étendue de ces exemptions devant être déterminée dans la pratique par l’interprétation qu’en fera la Cour de Justice des Communautés Européennes les juges nationaux. Les 13 et 14 décembre se déroulera à Lisbonne le Conseil européen, qui devrait être marqué par la signature du traité de réforme – désormais appelé traité de Lisbonne. En bref, une semaine bien chargée s’annonce à l’agenda de l’Union.
La Belgique étant depuis 5 mois sans gouvernement, du fait de l’incapacité des partis membres de la coalition orange-bleue à conclure un accord gouvernemental, la Belgique pourrait ne pas pouvoir signer le traité de réforme le 13 décembre prochain comme cela était prévu. Le 19 octobre dernier, les 27 Etats membres de l’UE se sont pourtant accordés sur cette date pour la signature officielle du traité, dans le but de procéder à sa ratification d’ici les élections européennes de 2009. Le gouvernement belge en place est pour l’instant tenu de se limiter à l’exécution des affaires courantes – et il paraît douteux que la signature d’un traité européen puisse être considéré comme une « affaire courante ». Le concept d’ « affaire courante » est interprété par les juristes constitutionnels comme couvrant trois types de situation : les décisions concernant les affaires quotidiennes ou d’importance limitée, les décisions plus importantes résultants d’engagements pris auparavant, et les décisions sur des questions devant être réglées de façon urgente sous peine de dommages au bien commun. Certains considèrent que le deuxième type de situation pourrait s’appliquer à la signature du traité, mais aucun accord n’existe encore sur ce point. Si la signature du traité doit être différée – ce qui ne serait pas un cas unique – l’ensemble du calendrier pourrait être sérieusement compromis.
Après plusieurs semaines de tergiversations au sein du Parti Socialiste français quant à la position à adopter sur la ratification du futur traité de Lisbonne (qui sera soumis, en France, à ratification parlementaire), le bureau national du parti à tranché, mardi 6 novembre, en faveur du ‘oui’. La direction avait d’abord envisagé l’abstention ou la non participation au vote comme position de compromis entre partisans et opposants au traité au sein du parti, mais n’avait pu rallier l’ensemble du bureau à une telle position. François Hollande, secrétaire national du PS, a décidé de « trancher sur le fond » du traité plutôt que sur la question du mode de ratification (par voie référendaire ou parlementaire), pour ainsi clarifier la position du PS sur la question européenne. Les partisans du ‘oui’ ont alors été confortés par le ralliement d’anciens ‘nonistes’, tels que Vincent Peillon, et ont pu faire de leur vue la ligne officielle du parti. La question du mode de ratification sera plus épineuse dans un contexte où 61% des Français disent souhaiter un référendum sur le traité (selon un sondage CSA du 29 octobre 2007) – mais le président Sarkozy semble de toute façon peu décidé à changer sa ligne d’action.
Il s’agit bien sûr de la « rencontre informelle des chefs d’Etat et de gouvernement » à Lisbonne le 18 et 19 octobre, tellement informelle qu’elle devrait – espérons le - servir à concrétiser l’accord sur le Traité Réformateur. Les grandes inconnues du sommet sont bien sûr l’attitude que vont adopter la Pologne sur la règle de majorité au Conseil et le « compromis de Ioannina », de même que le Royaume-Uni sur ses opt-outs. Ce dernier, ô miracle, s’est déclaré satisfait de la dernière version du traité. Mais d’autres différends restent à régler, comme l’opposition italienne à la répartition des sièges au parlement (voir ci-dessous) ou encore la revendication bulgare de transcrire le nom de l’euro en cyrillique…
Est-ce un Traité simplifié, simplificateur, réformateur, modificateur ou modificatif ? On ne sait pas trop, mais en tout cas, il est prêt, a annoncé la présidence portugaise du Conseil. Enfin, il s’agit plutôt de sa version juridique, censée retranscrire l’accord politique atteint au Conseil Européen de juin, et qui a bien été rédigée en un temps record. Reste à obtenir l’aval politique de tous les gouvernements de l’UE lors de la réunion informelle des chefs d’Etats et de gouvernements prévue pour le 18 et 19 octobre à Lisbonne. Et là, rie n’est encore gagné, car les Etats membres (notamment un dirigé par des jumeaux) ont souvent plus d’un tour dans leur sac…
Les élections législatives anticipées du 21 octobre approchent et la campagne électorale bat son plein en Pologne. L’issue de ces élections est très attendue dans le reste de l’Europe, dans l’espoir de voir le pays, gouverné depuis 2005 par les très conservateurs frères Kaczynski du parti « Droit et Justice » (PiS), évoluer vers une attitude plus conciliante vis-à-vis de ses partenaires européens. La politique européenne des jumeaux joue d’ailleurs un rôle relativement important dans la campagne électorale, ayant été vivement critiquée par le nouveau parti de centre gauche formé autour de l’ancien président Alexander Kwasnewski et de l’ancien ministre des affaires étrangères Bronislaw Geremek. En attendant, les Kaczynski insistent pour voir établie directement dans le futur traité réformateur la référence au compromis de Ioannina (une ville grecque), datant des années 1990 et quasiment jamais utilisé. Ce « deal » permet à un Etats de demander la poursuite de discussions au Conseil afin d’atteindre le vote le plus large possible, même quand une adoption serait possible auparavant. Certains observateurs craignent que les Kaczynski n’utilisent la rencontre des 18 et 19 octobre comme la scène idéale pour un nouveau coup d’éclat… à deux jours des élections.


La Pologne est attendue au tournant lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui se tiendra jeudi et vendredi à Bruxelles. Pour Angie et Sarko, c’est la dernière ligne droite pour convaincre les 27 d’adopter le Traité simplifié proposé par le chef de l’Etat. Les frères K (ici, en photo, en 1989 - on n’a pas résisté à vous la montrer) ont donné bien du fil à retordre ces dernières semaines en brandissant leur menace de véto en cas de révision du système de vote au sein du Conseil ainsi que le prévoyait feu la constitution européenne. Rien n’y fait, ils n’en démordent pas. La marge de manœuvre reste étroite d’ici la rencontre des « chefs » en fin de semaine.
Le nouveau président français a soulevé les foules lors de son passage à Bruxelles cette semaine. Ils étaient en effet nombreux à se presser autour de Nicolas Sarkozy, les belges en campagne tout comme les fonctionnaires européens venus assister à sa conférence de presse donné dans le cœur du quartier institutionnel européen en compagnie de José Manuel Barroso. Le président de la République en a profité pour approfondir son idée de mini-traité. Le message à l’attention de ceux qui refuseraient de se rallier à cette idée est plutôt clair, non ? Ah làlà, le sens de la négociation collective, le chef de l’Etat français l’a dans le sang.




























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