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Union pour la Méditerranée : où en est-on ?

13 mai 2008 |
Bonjour, Un site collaboratif concernant le projet d’Union pour la Méditerranée vient d’apparaitre sur Internet réalisé avec Expert-Mag. http://www.agora-euromed.fr/ Ce portail s’inscrit dans la dynamique de l’évènement Planète PME, piloté par la CGPME, qui aura lieu le 3 juin à Marseille. Il est libre à chacun de s’exprimer, publier des notes ou encore envoyer des contributions pour échanger sur cet univers géographique, économique, politique et avant tout culturel. Vous l’aurez compris, Agora Euromed la plateforme d’échange dédiée au projet pour l’Union Méditerranéenne, venez vous exprimer et faire vivre un projet en phase de devenir (...)

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EN VUE CHEZ LES EUROS

TERRA NOVA : résolument européen !

Terra Nova, c’est le nouveau think tank social-démocrate qui compte remettre la gauche française en phase avec la modernité et... l’Europe. Ambitieuse, l’initiative est portée par Olivier Ferrand, ancien conseiller de Lionel Jospin et de Romano Prodi à la présidence de la Commission européenne. Elle repose sur une Fondation présidée par Michel Rocard, député européen et ancien premier ministre français, qui compte un panel de personnalités européennes de premier choix, dont Joaquin Almunia, (Commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires), Daniel Cohn-Bendit (député européen), Bronislaw Geremek (député européen), Danuta Hubner (Commissaire en charge de la politique régionale), ou encore Sandro Gozi (député italien, et ami des Euros !). Bref, du beau monde, des idées et l’Europe au centre des préoccupations. Les Euros ne peuvent qu’encourager l’initiative !



TERRA NOVA : le site web

Les Français, la France et l’Europe – Sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton


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A deux mois de la présidence française de l’Union européenne, les Français doutent de leur influence en Europe et de son évolution au cours des derniers mois. Selon un sondage Opinion Way pour Hill & Knowlton, 72% des français interrogés placent l’Allemagne devant la France et l’Angleterre à la première place des pays européens les plus influents et ils sont 44% à penser que l’influence de la France a diminué. Accédez à un résumé des principaux enseignements de l’étude ainsi qu’à l’ensemble des résultats.

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L’ensemble des résultats du sondage

Les Eurosblogs : Bientôt chez... les Euros !

Bientôt, les Euros lancent les "Eurosblogs", des blogs à haute valeur ajoutée, pour une Europe sur la toile concentrée en qualité ! Vous voulez en savoir plus ?



Envoyez nous un message !

Dernièrement, dans la semaine vue par les Euros

- Parler à son voisin : parfois une bonne idée…
22 avril 2008


Parler à son voisin : parfois une bonne idée…

Alors que depuis prés d’un an les négociations d’adhésion avec la Turquie avancent à un rythme ralenti, que les dirigeants français et allemand restent camper sur leur proposition de partenariat privilégié avec la Turquie et que la Commission européenne s’inquiète du rythme des réformes en Turquie, le gouvernement turc fait un pas vers son voisin arménien avec lequel il entretient des relations diplomatiques complexes. Au cœur du problème figure notamment la question de la différence d’interprétation entre Turcs et Arméniens sur les événements survenus lors de la première guerre mondiale lorsque que l’empire ottoman avait fait déplacer massivement des populations arméniennes. Ces déplacements avaient été accompagnés de violences que les Turcs qualifient de massacres alors que l’Arménie et de nombreux pays occidentaux (dont la France) n’hésitent pas à employer le terme de « génocide ». Dans ce contexte difficile, auquel on doit ajouter la question sensible de la présence militaire arménienne dans la région du Haut-Karabakh, peuplée d’Azéris, Istanbul, par le biais de son ministre des affaires étrangères, Ali Babacan, a adressé une lettre à Erevan appelant à renouer le dialogue avec son voisin arménien. Ce courrier intervient à un moment décisif : alors que les Arméniens s’apprêtent à célébrer le 93ème anniversaire du « génocide » arménien, la chambre des représentants américaine pourrait bien voter avant les élections présidentielles de novembre une résolution reconnaissant le dit génocide (soutenue par une majorité des démocrates, majoritaires à la chambre).

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- De l’art d’influencer la politique intérieure, par Manuel Durao Barroso
14 avril 2008


De l’art d’influencer la politique intérieure, par Manuel Durao Barroso

Dès son arrivée jeudi 10 avril, le président de la Commission européenne insistait auprès d’Abdullah Gül et de Recep Tayyip Erdogan sur la nécessité de continuer les réformes indispensables à l’ouverture des négociations d’adhésion. Mais la visite intervient également à un moment clé de l’évolution politique interne à la Turquie, alors que l’AKP est la cible d’une procédure d’interdiction lancée par la Cour constitutionnelle turque le 31 mars dernier, au motif qu’elle procèderait à des « activités antilaïques », telle que la réforme du port du voile à l’université. Vue d’Europe, cette procédure est peu appréciée. Fin mars, Olli Rehn, Commissaire à l’élargissement, soulignait que « dans une démocratie normale, ces problèmes politiques doivent se régler dans les urnes, pas devant les tribunaux ». Pour faire preuve de sa volonté de mettre en œuvre l’ « année de l’Europe » annoncée par le ministre turc des affaires étrangères Ali Babacan, Erdogan a réaffirmé que l’article 301 du code pénal, qui restreint la liberté d’expression, serait prochainement amendée par le Parlement. Le point de blocage majeur des négociations d’adhésion, à savoir le refus de la Turquie d’ouvrir ses ports aux navires chypriotes, n’a cependant pas été évoqué. Au total, quelques signes encourageants, mais rien n’est encore joué.

(illustration : AFP/BELGA/File)

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- N’est pas démocratique qui le veut...
3 avril 2008

"Battez-nous par des moyens démocratiques !"
N’est pas démocratique qui le veut...C’est par ces mots que M. Erdogan, premier ministre turc, s’est adressé à ses adversaires, qui tentent de le déstabiliser en faisant interdire son parti politique. Le Lundi 31 mars, la Justice turque a décidé d’ouvrir une enquête en vue de l’interdiction de l’AKP. Les 11 juges de la Cour constitutionnelle turque ont ainsi donné suite à la demande d’interdiction du parti du premier ministre turc, M. Erdogan (et du Président de la République) réclamée par le procureur de la Cour de cassation, Abdurrahman Yalçinkaya, qui avait déposé, le 14 mars, une plainte assortie d’un réquisitoire incendiaire de 162 pages contre le parti de la justice et du développement, accusé de se livrer à des "activités antilaïques" et de remettre en cause les fondements de la République. La plainte vise, au-delà du parti en lui-même, 71 de ses membres, dont certains occupent des postes clefs (dont M. Erdogan qui est actuellement premier ministre et M. Güll qui, malgré son départ du parti au moment de sa prise de fonction en tant que président de la République, est également visé par l’instruction judiciaire). La démarche a été néanmoins critiquée par de nombreuses personnalités (en Turquie et à l’exterieur, notamment par le Commissaire à l’élargissement, M. Rehn. Elle s’inscrit dans une série d’événements visant à déstabiliser le parti en place et orchestrée par l’état-major turc qui voit d’un mauvais œil les décisions récentes du gouvernement qui menacerait selon lui les principes laïques de l’Etat turc. Affaire à suivre... le verdict sera rendu dans plusieurs mois.
- Erdogan face à l’interdiction
18 mars 2008

"Ce parti représente un foyer d’activités antilaïques et aspire, à terme, à un système fondé sur la charia plutôt qu’à un Etat de droit."
Erdogan face à l’interdictionLe procureur de la Cour de cassation turque, Abdurrhaman Yalçinkaya, n’y va pas de main morte lorsqu’il s’exprime au sujet du Parti de la Justice et du Développement" (AKP), au pouvoir en Turquie depuis 2002. Lundi 14 mars, il a demandé l’interdiction pure et simple du parti du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, au motif que celui-ci porterait atteinte à la laïcité de l’Etat (notamment par la récente loi autorisant de nouveau le port du voile dans les universités) et que certains de ses membres seraient liés à des activités terroristes. Le lancement de cette procédure a entrainé une vague d’indignation non seulement de la part du parti d’Erdogan, mais aussi de nombre de ses opposants, pour lesquels une démocratie moderne ne peut régler des questions politiques dans les tribunaux, et les interdictions de parti ne peuvent remplacer les coups d’Etat de l’armée pour garantir la stabilités du système kémaliste. C’est une position similaire que l’Union Européenne, par la voix du Commissaire à l’Elargissement Olli Rehn, a tenu à faire valoir, confortant ainsi sa volonté de coopération avec le gouvernement turc actuel. En tout état de cause, ce nouveau rebondissement montre bien que le combat entre islamistes modérés et kémalistes pur jus est loin d’ètre fini.
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- marche forcée vers la guerre ?
25 février 2008

"Si l’Etat turc veut nous détruire, nos jeunes doivent rendre la vie dans les villes insupportables. Les jeunes Kurdes doivent se réunir pour brûler chaque soir des centaines de voitures"
marche forcée vers la guerre ?La tension entre la Turquie et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) s’est de nouveau aggravée cette semaine, comme en témoignent ces menaces proférées par Bahoz Erdal, porte-parole de la formation rebelle kurde considérée comme terroriste par la Turquie (de même que par l’UE et les Etats-Unis). On peut même parler de guerre ouverte depuis l’incursion de l’armée turque en territoire irakien jeudi 21 février, dans le but de détruire les bases arrières du PKK, qui compterait déjà plus de 70 victimes. Inquiets d’une escalade potentiellement catastrophique, l’Union Européenne et les Etats-Unis ont appelé la Turquie à conduire ses opérations militaires de manière « proportionnée » et « ciblée ». Il est vrai que les risques semblent bien réels : le chef du gouvernement du Kurdistan irakien a promis que la région autonome se défendrait « par tous les moyens » si l’armée turque se montrait trop agressive…
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- Controverse turco-germanique
21 février 2008


Controverse turco-germaniqueLa controverse qui oppose la chancelière allemande Angela Merkel au premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan continue de faire rage. Mme Merkel n’a pas apprécié les remarques faites à Cologne par M. Erdogan à propos de l’intégration des immigrants turcs en Allemagne. La chancelière a reproché à son homologue d’engager des réflexions qui relèvent de ses prérogatives à elle, et a répliqué que les Allemands n’avaient pas clôt le débat sur l’intégration. Erdogan rétorquait ensuite, au cours d’un discours prononcé en Turquie, que « si nous faisons ce que souhaite Mme Merkel, nous risquons de perdre notre identité ». Cette rhétorique crispée est le reflet d’une tension entre citoyens d’origine immigré et citoyens ‘de longue date’ qui traverse tous les pays de l’Union européenne – et il s’agit d’une très mauvaise nouvelle. (illustration : abc.net)
- Poussée de fièvre en Turquie
24 octobre 2007

""Quand un pays voisin offre à des terroristes une retraite en sécurité, le droit international nous donne des droits, et nous allons faire usage de ces droits. Nous n’avons pour cela besoin de l’autorisation de personne !""
Poussée de fièvre en TurquieC’est ainsi que le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a justifié sa décision, autorisée par le parlement turc mercredi 17 Octobre, d’aller combattre les indépendantistes kurdes du PKK jusqu’en territoire irakien, d’où ceux-ci lancent des attaques contre les soldats turcs stationnés dans la zone frontière entre les deux pays. Erdogan a également fortement critiqué le manque de volonté manifesté par les troupes américaines en vue de contrer les actions des "terroristes" kurdes retranchés dans le Nord de l’Irak. La réponse du PKK au vote du parlement turc ne s’est pas faite attendre, avec l’attaque d’un convoi ayant causé la mort de 17 soldats turcs… ce qui a bien entendu entraîné une réplique sanglante à l’encontre des combattants kurdes. Espérons que nous ne soyons pas en train d’assister au déclenchement d’un engrenage destructeur qui conduirait à la déstabilisation du nord de l’Irak, seule région jusqu’ici plus ou moins épargnée par les violences qui ravagent le pays. En tout cas, dans ce climat de tension à son comble, le résultat positif du référendum sur l’élection du président de la république turque au suffrage universel, organisé dimanche 21 octobre, est presque passé inaperçu.
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- 88%
10 septembre 2007


88%C’est le pourcentage d’Européens qui se déclareraient favorables à une plus grande implication de l’UE dans la gestion des menaces au niveau mondial selon l’étude annuelle « Transatlantic Trends » du German Marshall Fund of the USA. Cette étude, réputée pour son sérieux a pour but de mettre en lumière les points de convergence et de divergence entre les deux rives de lÁtlantique quant aux relations entre les deux continents. Cette année, parmi les thèmes abordés, figurent notamment le rôle de l’UE en tant qu´acteur mondial, les rapports UE-Etats Unis et les relations entre l’Union et la Turquie. Une étude riche et pleine de surprise que nous vous invitons à consulter.
-  L’ensembre des résultats de l’étude Transatlantic trends sur le site du German Marshall Fund of the USA
- A l’épreuve de la diplomatie
28 août 2007


A l’épreuve de la diplomatieLors de son discours face aux ambassadeurs (voir "La phrase" plus haut), N. Sarkozy a également abordé la question de l’entrée de la Turquie dans l’UE. Sans revenir de manière fondamentale sur sa position, déjà bien connue (association privilégiée mais pas d’intégration), le président français a néanmoins insisté sur sa volonté de reprendre les négociations d’adhésion avec la Turquie si et seulement si une vision claire du projet européen voyait le jour dans les mois à venir à la suite de la formation d’un groupe des sages. C’est une vision plutôt constructive, saluée par les milieux européens, et qui devrait mettre d’accord opposants et partisans de l’intégration du descendant de l’empire de la sublime porte (empire ottoman).
- Ca avance et ça re-Gül
28 août 2007


Ca avance et ça re-Gül

Le ministre des affaires étrangères de Turquie, Abdullah Gül a enfin réussi à être élu président de Turquie et ce lors du 3ème tour de cette élection très controversée. L’élection du président de Turquie, qui joue dans les faits un rôle moins important que le chef du gouvernement (Recep Tayyip Erdogan, issu du même parti Justice et Liberté -AKP) avait provoquée d’importants troubles en Avril. L’AKP avait alors dû arrêter le processus électif face aux menaces de l’armée, soutenue par l’opposition laïque. Cette dernière avait jugée la candidature du ministre des affaires étrangères, issu de la mouvance islamiste modérée, dangereuse pour l’équilibre laïque de la Turquie. Forts de leur victoire aux législatives anticipées de juillet, A. Gül s’est présenté à nouveau et cette fois, l’armée n’a pu s’opposer. Pas grand chose à craindre disent certains observateurs qui notent que M. Gül a jusqu’à présent fait preuve d’un grand pragmatisme dans la gestion des affaires extérieures, la même ligne devrait être observée en tant que président, enfin on espère. L’armée et les milieux laïques l’attendent au tournant.

-  Voir nos pages spéciales Turquie et notre dossier "Candidature turque"


- 46,6%
23 juillet 2007


46,6%

C’est le score obtenu aux législatives du 22 juillet par l’AKP, le parti du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Une victoire très large, qui offre aux islamistes modérés une majorité confortable de 341 sièges sur 550. L’AKP s’est considérablement modernisé ces dernières années, au point d’avoir reçu à mots couverts le soutien des milieux d’affaires et des chrétiens. Il a par ailleurs fait de l’adhésion à l’Union Européenne son cheval de bataille. Le Parti républicain du peuple (CHP), fondé par Mustafa Kemal, a connu lui une déroute impressionnante, ne réunissant que 20,85% des voix.

-  Voir nos pages spéciales Turquie et notre dossier "Candidature turque"


- Du dossier turc et du nouveau président français
15 mai 2007

"Nicolas Sarkozy devra (…) effacer l’image laisser par son prédécesseur en prouvant qu’il renonce à « l’arrogance française » et sait construire des alliances avec ses partenaires européens et accepter le jeu de la négociation collective – sur le dossier turc notamment"
Du dossier turc et du nouveau président français


Signé Paul Magnette, directeur de l’Institut d’études européennes à l’université libre de Bruxelles (à droite sur la photo).

« L’adhésion d’un nouvel Etat membre se décide à l’unanimité. La France sera donc tout à fait en mesure de s’opposer à l’adhésion totale de la Turquie à l’UE si elle le souhaite. L’Europe politique est réservée aux pays européens. Ce n’est pas le cas de la Turquie, qui se situe en Asie mineure. »
Là, c’est signé Alain Lamassoure, député européen, conseiller de Nicolas Sarkozy (à gauche sur la photo).


PAR AILLEURS :
- Voir notre entretien avec Paul Magnette sur les leçons du référendum sur la constitution européenne
- Alain Lamassourre sera prochainement l’invité des Euros du Village, pour une interview en vidéo


- La Turquie dans le brouillard
7 mai 2007


La Turquie dans le brouillardLa crise politique se poursuit en Turquie. M. Gül, le ministre des affaires étrangères issu de la mouvance islamiste (l’AKP) n’a pu être élu par la chambre des représentants faute d’un quorum suffisant. La fronde kémaliste se poursuit dans les rues aux cris de « Ni charia ni coup d’Etat, mais une Turquie démocratique ! ». Imbroglio juridique et crise de confiance face à un gouvernement dont certains membres ont dit vouloir mettre au pourvoir un « croyant », les turcs devraient être appelés à voter plus tot que prévu.
- Renault déménage à Istanbul
29 janvier 2007

"Les Français n’ont pas à avoir peur des Turcs ! (…) Je ne sais dans combien d’années cela se produira – l’adhésion Turque - , mais je veux croire que le peuple français verra que cette intégration est dans son intérêt. Il y a tant d’intérêts économiques notamment. Il y a plus de voitures Renault à Istanbul qu’à Paris !"
Renault déménage à Istanbul

Abdullah Gül, ministre turc des affaires étrangères.

En plus des voitures, les Turcs et les Français ont un autre point en commun : 2007 sera une année électorale importante. Des échéances aussi attendues qu’imprévisibles. Le moral n’en est pas moins en berne des deux côtés : la France a dit non à plus d’Europe en 2005, l’Europe ne cesse de dire non à la Turquie rembarrée pour sa mauvaise volonté dans le dossier chypriote. Et si les Français allaient dire un jour non à la Turquie…


- Quand ce qui devait arriver arriva
18 décembre 2006


Quand ce qui devait arriver arrivaLes ministres européens des affaires étrangères ont tranché la question dès lundi afin qu’elle ne vienne pas perturber leurs discussions jeudi et vendredi. Ce qui explique sans doute l’ennui de Jacques Chirac en cette fin de semaine. Bref, les 25 ont décidé de geler partiellement les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE. La nouvelle est tombée sans surprise alors que la présidence Finlandaise s’efforçait depuis quelques semaines de trouver une issue au conflit opposant Turcs et Grecs sur l’île de Chypre.
- Chypre : une porte entre-ouverte aussitôt refermée
11 décembre 2006


Chypre : une porte entre-ouverte aussitôt referméeCeux du nord, les turcs, s’étaient pourtant montrés jeudi plus accommodants que de coutume. Ok pour un port et un aéroport. No way, ont rétorqués ceux du sud, les grecs. C’est qu’Ankara avait ligoté son offre de conditions jugées un peu exagérées. La présidence Finlandaise a encouragé le gouvernement turc à revoir son offre s’il veut limiter les dégâts causés aux négociations d’adhésion UE-Turquie déjà bien endommagées.
- RDV sur la Turquie
11 décembre 2006


Les 25 « chefs » se retrouvent au sommet vendredi, à Bruxelles, pour un conseil européen dédié à la question de l’élargissement. Les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE tiendront le haut du pavé, menacées d’être suspendues partiellement si aucune issue n’est trouvée sur la question chypriote. Fermeront ou fermeront pas ? La clôture de certains chapitres de négociations est à craindre, à moins que la Turquie ne revoie l’offre faite la semaine passée pour l’ouverture du nord de l’île de Chypre aux bateaux et avions grecs.
- Reculer pour mieux sauter ?
13 novembre 2006

"On ne va pas agir comme un éléphant dans un magasin de porcelaine en faisant une recommandation maintenant, alors que la présidence finlandaise poursuit ses efforts pour trouver une solution à la question chypriote"
Reculer pour mieux sauter ?Olli Rehn, Commissaire chargé de l’élargissement, a ainsi annoncé mercredi 8 novembre que la Commission européenne donnait 5 semaines à la Turquie pour faire avancer les négociations sur chypre. La présidence finlandaise tente d’amener Ankara à la table des négociations pour ouvrir les ports et aéroports du nord de l’île au gouvernement de Nicosie. Le rapport annuel d’avancement des négociations d’adhésion de la Turquie s’annonçait critique, et, en effet, il l’est. Toujours aucun progrès recensé en ce qui concerne, notamment, la protection de certains droits fondamentaux comme la liberté de culte ou d’expression. La corruption ou le rôle de l’armée y est également pointée du doigt par les services de l’exécutif européen. Malgré tout, la Commission a renoncé à sanctionner lourdement le gouvernement turc en suspendant les négociations. La question attendra le sommet européen qui réunira les 15 et 16 décembre les 25 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union.
- Semaine tendue pour le candidat turc
6 novembre 2006


Semaine tendue pour le candidat turcLa Commission doit publier le 8 novembre un rapport sur l’état d’avancement de négociations avec la Turquie. En septembre le Parlement européen s’était déjà montré fort critique sur les efforts d’Ankara à engager certaines réformes. Une mise en garde du même type est à craindre du côté de l’exécutif européen.
- Quand la question chypriote restait dans l’impasse
6 novembre 2006


Quand la question chypriote restait dans l’impasseLa présidence finlandaise est pourtant pleine de bonnes intentions. Les Turcs ne manquent d’ailleurs jamais de le rappeler, mais pas jusqu’ à se compromettre dans des négociations sur la question Chypriote. La réunion de crise qui devait se tenir les 4 et 5 novembre pour convaincre Ankara d’ouvrir les ports et aéroports de la partie turque de l’île aux avions et bâteaux en provenance de la partie grecque, moyennant levée de l’embargo économique sur le nord de l’île, n’a pas eu lieu, faute d’un climat propice aux négociations.

SUR LE WEB

- Organisation de la Coopération Economique de la Mer Noire (OCEMN)

L’Organisation de la Coopération Economique de la Mer Noire (OCEMN ou BSEC) est une organisation économique régionale visant à encourager l’interaction et les bonnes relations entre ses Etats membres, afin d’assurer la paix, la stabilité et la prospérité de la région. Créée en 1992 sous l’impulsion de la Turquie qui souhaitait s’assurer de l’intégration des anciennes républiques soviétiques dans l’économie européenne, son efficacité réside aujourd’hui dans sa capacité à exploiter la vocation de « carrefour » de la zone de la Mer Noire. Elle réunit actuellement l’Albanie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Géorgie, la Grèce, la Moldavie, la Roumanie, la Russie, la Serbie et Monténégro, et la Turquie.
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- Turquie Européenne

L’association Turquie Européenne est née en avril 2004 d’une initiative citoyenne de Français, d’origine turque ou non, excédés de voir leur parole confisquée par les élites politiques ou médiatiques. Celles-ci, sur la foi de sondages d’opinions douteux, affirment abusivement que les citoyens européens ne veulent pas de la Turquie dans l’Union Européenne.
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Articles

La France à l’épreuve de l’élargissement

La France à l’épreuve de l’élargissement

Asterix contre la Sublime porte : un pas en avant, trois pas en arrière...

Par Adeline Blais

Du blocage répété de la candidature britannique par le général De Gaulle dans les années 60 au brouillage de la campagne référendaire de 2005 par la question turque, la France, empreinte d’une vision politique du projet européen, a longtemps eu un rapport difficile et ambigu vis-à-vis de l’élargissement de l’Union. Après l’élargissement ‘big bang’ de 2004/2007, et le syndrome du plombier polonais, quelle est la position de la France face aux potentiels élargissements futurs de l’UE ? Quelle est la stratégie de ses dirigeants et quelles sont ses chances de réussite ? Cet article propose quelques pistes de réponse à des questions qui se poseront certainement pendant encore un certain nombre d’années.

5 février 2008
réactions 7 réactions
Rubriques : «Analyses»
Thématiques :

ELARGISSEMENT : La candidature de la Turquie à l'UE est-elle prise en otage par Chypre ?

ELARGISSEMENT : La candidature de la Turquie à l’UE est-elle prise en otage par Chypre ?

Par Xavier LE DEN

Plus que jamais, la candidature turque semble être l’otage du problème chypriote. Cette lecture n’est pourtant pas satisfaisante, car il apparaît que dans cette affaire, la Turquie est aussi et surtout otage d’elle-même.

20 décembre 2006 - 12 réactions
Conseil Européen des 14 et 15 décembre : Deux pas en avant, un pas en arrière

Conseil Européen des 14 et 15 décembre : Deux pas en avant, un pas en arrière

Par Begum BULAK

Elargissement, constitution, immigration... Les chefs d’Etat et de gouvernement ne parviennent pas à prendre à bras-le-corps les dossiers cruciaux du moment.

17 décembre 2006 - 1 réactions
TURQUIE : Avis de tempête sur les relations avec l'Union Européenne

TURQUIE : Avis de tempête sur les relations avec l’Union Européenne

Par Pierre ROCA

Rapport le 8 novembre 2006 sur les progrès accomplis par la Turquie dans le cadre de sa procédure d’adhésion et annulation d’une réunion informelle entre représentants chypriotes et turcs sous présidence finlandaise.

6 novembre 2006 - 4 réactions
Histoire d'une Turquie aux marches de l'Europe

Histoire d’une Turquie aux marches de l’Europe

Par Anne-Lise BARRIERE

La controverse ne cesse de battre son plein quant à l’adhésion de la Turquie. Une riche étude sur la Turquie kémaliste d’hier et d’aujourd’hui, pour prendre un peu de recul.

9 octobre 2005 - 9 réactions
EUROPE - TURQUIE : Je t'aime, moi non plus

EUROPE - TURQUIE : Je t’aime, moi non plus

Par Emilie BONNAUD

Regards d’une Turquie plurielle sur une Europe dont l’horizon demeure incertain. Paroles de citoyens turques en Turquie

7 octobre 2005 - 1 réactions
TURQUIE : les obstacles à l'adhésion

TURQUIE : les obstacles à l’adhésion

Par Emilie BONNAUD

Anti-abécédaire de la Turquie : les thèmes qui pourraient constituer des obstacles à son entrée dans l’Union Européenne

4 octobre 2005 - 7 réactions
Le point sur le processus d'adhésion de la Turquie, qui s'ouvre le 3 octobre

Le point sur le processus d’adhésion de la Turquie, qui s’ouvre le 3 octobre

Par Mathieu COLLET

La question de Chypre réglée, les choses sérieuses commenceront le 3 octobre. Mais quoi, au juste ?

21 septembre 2005 - 1 réactions