Mieux vaut tard que jamais !

Un accord se dessine entre le Parlement européen et le Conseil des ministres sur le financement de Galileo, le projet européen de système de radionavigation par satellite. En raison des retards du consortium industriel qui devait initialement gérer le système dans le cadre d’un partenariat public-privé, l’Union avait décidé, au début de l’été 2007, de revenir à un financement intégralement public. Restait encore à trouver l’argent nécessaire… soit 2,4 milliards d’euros pour les deux prochains exercices budgétaires (en plus du milliard d’euros déjà investis). Cette question avait suscité un tel désaccord entre les Etats membres que le Parlement (autorité budgétaire égale au Conseil) avait menacé de stopper entièrement le projet si une solution n’était pas trouvée au plus vite. Finalement, une proposition du commissaire européen au Transport (le français Jacques Barrot), qui prévoit de financer Galileo grâce à des sommes non dépensées provenant de subventions initialement prévues pour la Politique Agricole Commune, a obtenu l’aval des eurodéputés et enfin du Conseil le vendredi 23 novembre. Seule l’Allemagne, malgré des garanties importantes sur sa principale inquiétude (le fait que ses entreprises risquent d’être évincées par la domination du français Thalès), s’est opposée à ce financement, au nom du principe selon lequel les sommes non dépensées doivent revenir aux Etats contributeurs et ne peuvent être réallouées. Reste à savoir si tout cela suffira pour atteindre le nouvel objectif de lancement de Galileo, fixé à 2012…alors qu’il était initialement prévu pour 2008 ! Ne manquez donc pas l’article que les euros vous proposeront bientôt et dans lequel nous reviendrons sur les mésaventures de ce projet à la fois complexe et stratégique.
—Voir nos "pages spéciales Energie et Transports"






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