Très bonne analyse ; bravo ! On peut noter quelques absences, lesquelles pourraient à la rigueur l’infléchir légèrement.
au plan macropolitique : la France n’est toujours pas sortie de la décolonisation. Puissance moyenne, régionale au mieux, le ton général de ses politiques demeure celui d’une puissance mondiale, ce qui agace prodigieusement ses partenaires. Les Français entendent "dicter" l’Europe à coups d’oukazes, d’où les convulsions référendaires. Conséquences : un discours eurocentriste "ne passe pas", même dans les couches les plus europhiles. Les français ont "la grosse tête".
au plan national : l’essai de rassemblement, analogue en cela au RPF des années 45-50, était prématuré. Les Français ne (...)
Début décembre 2007, en France, un nouveau parti est né. Un mouvement qui veut incarner tout à la fois le consensus et la force d’opposition principale au gouvernement actuel. Le Mouvement Démocrate (MoDem) peut-il devenir un nouveau parti incontournable et concentrer la résistance au tout Sarkozy ?
Interview de F. Bayrou (2007) et historique de l’UDF/Modem
1978 : fondation de l’UDF (Union pour la démocratie française) par Michel Poniatowski, suite à l’idée de Jean Lecanuet et de Jean-Jacques Servan-Schreiber, pour que Valérie Giscard d’Estaing dispose d’un parti le soutenant lors des législatives.
1978-1988 : Jean Lecanuet est président de l’UDF
années 1970-1980 : Âge d’or de l’UDF, avec Valérie Giscard d’Estaing à la présidence de la République et Raymond Barre au gouvernement.
1988-1996 : Valéry Giscard d’Estaing est président de l’UDF
Elections législatives de 1993 : l’UDF s’allie au RPR, puis participe aux gouvernements d’Edouard Balladur et Alain Juppé.
Election présidentielle de 1995 : l’UDF se déchire entre partisans d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac.
1996-1998 : François Léotard est président de l’UDF.
Elections régionales de 1998 : alors que plusieurs présidents de régions sont élus grâce aux voix de l’extrême droite, l’UDF se scinde entre le camp de François Bayrou et celui d’Alain Madelin sur la manière de réagir à cette nouvelle situation. La position de François Bayrou (refus des alliances avec le FN) finit par l’emporter et Démocratie Libérale quitte l’UDF quelques semaines plus tard.
1998-2007 : François Bayrou est président de l’UDF.
1998 : François Bayrou décide d’unifier les différentes composantes de l’UDF pour créer un nouveau parti (la nouvelle UDF), marqué au centre.
Election présidentielle de 2002 : François Bayrou arrive en 4° position avec 7% des voix
Avril 2002 : création par Jacques Chirac et Alain Juppé de l’UMP pour unifier les partis du centre et de la droite. Une grande partie des élus UDF quitte le mouvement pour rejoindre l’UMP.
Elections législatives de 2002 : Malgré ces départs, l’UDF, avec 29 députés, parvient à conserver un groupe à l’Assemblée nationale. Cette tribune lui permet d’affirmer sa différence en s’opposant à diverses reprises au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
16 avril 2004 : François Bayrou et l’Italien Francesco Rutelli initient le Parti démocrate européen, de tendance réformiste et centriste.
2004 (Elections régionales et européennes) : l’UDF retrouve un niveau de croisière, avec 12% des voix.
Election présidentielle de 2007 : avec un score de 18,57%, François Bayrou arrive en 3° place après Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.
Mai 2007 : mécontents du refus de François Bayrou de donner des consignes de votes pour l’entre-deux-tours, 23 députés UDF sortants, soucieux de ménager leur électorat de droite, déclarent entrer en dissidence avec l’UDF et appellent à fonder un nouveau parti du centre, partenaire de l’UMP.
10 mai 2007 : en réponse à ces déclarations, les conseillers nationaux UDF, lors d’un Congrès national, appellent à l’unanimité à créer un nouveau parti politique, le Mouvement démocrate (MoDem), regroupant les formations politiques et militants en faveur de l’indépendance par rapport à la gauche et à la droite.
7 décembre 2007 : naissance officielle du MoDem.
Un nouveau mouvement né sur la vague de l’élection présidentielle
Au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, fort de sa troisième place avec un score très honorable (18,57%, soit près de sept millions d’électeurs), François Bayrou veut maintenir le rythme soutenu des six mois de campagne et cristalliser cette nouvelle montée de l’électorat centriste dans un nouveau mouvement, le Mouvement Démocrate (MoDem). Celui-ci veut renouveler l’image vieillissante du centrisme qu’incarnait l’UDF. Le 10 mai, quatre jours après le deuxième tour qui consacrait le nouveau président Sarkozy, la création du mouvement est décidée.
L’engouement populaire est indéniable, et le mouvement revendique entre 50 000 et 60 000 adhérents au 1er décembre 2007. C’est justement ce jour là, à Villepinte, que naît officiellement ce nouveau mouvement, incarnation d’un nouveau centrisme français, qui souhaite rassembler en son sein les démocrates chrétiens, les socio-démocrates, les écologistes de droites et de gauche, les socialistes libéraux, les gaullistes orphelins, bref tout ce que peut compter de citoyens des déçus du PS aux farouches opposants à Sarkozy. Cela semble faire beaucoup de monde et un monde difficile à rassembler. Cependant son leader légitime bénéficie d’une cote de popularité très importante auprès des français. (48%, en décembre 2007, Sofres)
La fuite des ténors du centrisme français
Avec ce nouveau mouvement si soudainement populaire, un système politique à trois partis pourrait-il émerger, de façon durable, en France ? C’est encore loin d’être sûr.
L’envers du décor de cette petite « success story » n’est pas tout rose. Il y a même une ombre au tableau de la création du parti, celle de son encadrement. Le jeune mouvement – c’est sans doute un atout – n’est représenté par aucune tête connue. Il y a certes son président, populaire, mais il est bien seul. Sa fidèle lieutenant, directrice de sa campagne, Marielle de Sarnez, est toujours là, mais elle reste relativement inconnue sur la scène politique nationale, à peine connue à Paris où elle compte défendre les couleurs du MoDem aux prochaines élections municipales. Ceux qui incarnaient l’UDF sont déjà partis, depuis longtemps, et la fuite continue et ce avant, pendant et depuis l’élection présidentielle. Certes, le ralliement de Gilles de Robien, alors Ministre de l’Education nationale du Gouvernement Villepin, ne fut pas une surprise. Puis il y eut les ralliements de André Santini, Christian Blanc et Simone Veil, à Nicolas Sarkozy, cible principale de Bayrou durant sa campagne, qui le privèrent de soutiens politiques de premier plan sur la scène nationale.
L’entre-deux-tours puis l’appel à l’ouverture de Sarkozy porteront le coup de grâce. On se souvient de cette étonnante situation où le faux-gagnant Bayrou se permet d’éclipser incroyablement le duo finaliste pendant toute la première semaine de l’entre-deux-tours. Mais au même moment continuait inexorablement le départ des députés UDF qui rejoignaient quasi unanimement le clan du nouveau président. Ils allaient alors gonfler les rangs de la nouvelle majorité présidentielle créant un mouvement centriste au sein même de l’UMP (Le Nouveau Centre). En conséquence les législatives de juin 2006 n’ont été ni pires ni meilleures que prévues. Loin de pouvoir créer un groupe parlementaire, François Bayrou n’est soutenu à l’Assemblée Nationale que par trois autres députés, M. Aly, M. Benoît et M. Lassalle, alors que dans le même temps trois anciens UDF sont nommés ministres et secrétaires d’Etat du gouvernement Fillon. Bref, le trublion de l’élection présidentielle, au terme d’une année politique très chargée en France, maintient une situation paradoxale. Certes il est reconnu comme un personnage politique de premier plan et est largement apprécié par les Français, mais en même temps il semble commencer une grande « traversée du désert » politique, lâché et parfois même lynché par ses anciens amis de l’UDF. La stabilité et l’enracinement de ce nouveau mouvement semblent si fragiles qu’il est très osé de l’imaginer véritablement incarner une troisième voie.
Le logo du Modem
Mais la forme politique est-elle si importante que le message de ce nouveau parti ne pourra pas transcender le dogme de l’opposition droite gauche de la politique française établi depuis plus de 30 ans ? Oui et non. Oui parce que de fait cette absence de soutien fort autour du chef, empêche le relais des idées sur l’ensemble du territoire. Les cadres du parti ne sont pas là que pour légitimer leur chef, ils permettent la présence forte du parti notamment dans leur circonscription et participent au projet qu’ils font évoluer et qu’ils diffusent. Etant privé de ces relais, le Modem fait peu entendre ses messages. Mais non ce n’est pas très grave, en tout cas pour lui, le chef. Car François Bayrou, parait-il, ne pense qu’à une chose, la présidentielle. Certes il a manqué cette occasion de 2007, et au fond il s’y attendait, mais la prochaine fois sera la bonne, pense-t-il. Il n’a même aucun doute là-dessus. Il n’a donc pas de réelle nécessité à marquer sa présence avant le début de la prochaine décennie (On lui prête cette prédiction, à deux tiers réalisée « Je me présente en 2002, je fais un score à deux chiffres en 2007, je suis élu en 2012 »). C’est cette certitude qui semble-t-il en a agacé plus d’un, au point de les faire quitter le navire UDF MoDem.
Un positionnement politique encore flou
Cette absence, peut-être voulue, lève une autre question à laquelle il est bien difficile d’apporter la moindre réponse. Quel positionnement politique ce mouvement veut-il occuper ? Les possibilités sont nombreuses mais pour l’instant aucune ne semble vraiment choisie.
Le créneau de l’anti-sarkozisme au sein des formations démocrates est complètement libre. En effet, huit mois après les élections, le PS continue de se déchirer, n’ayant toujours pas fait le deuil de l’échec de son rendez-vous politique de 2007, immanquable et pourtant raté, après douze années de chiraquisme. C’est donc le mouvement syndical qui, tant bien que mal, tient à bout de bras le rôle de l’opposition qui n’est pas le sien. Pourtant, François Bayrou et son parti ne semblent pas vouloir s’aventurer sur ce boulevard. C’est sans doute trop tôt pour lui, comme on l’a dit. Dans tous les cas, il fait preuve d’un manque de réactivité face aux multiples questions posées par les nombreuses réformes menées par l’équipe gouvernementale – des réformes fiscales à celle de la carte judiciaire en passant par la politique internationale –.
De l’autre côté, aucune approche n’est engagée vers la droite du Parti Socialiste, pourtant jamais si proche de l’UDF à la veille du second tour des présidentielles. Enfin, aucune trace d’un maintien et de l’affirmation d’une troisième voie claire et indépendante. Cela se traduit par un sentiment de confusion concernant la prochaine échéance électorale. Dans deux mois, les électeurs vont retourner aux urnes pour les élections municipales et aucune stratégie nationale n’a encore été décidée par le Modem – hormis celle consistant à être présent partout et à survivre comme on peut au niveau local. Les alliances, aussi bien avec le PS qu’avec l’UMP, se dessinent un peu partout. C’est exactement à l’opposé de la campagne du printemps dernier. Il n’est plus question de dépasser les clivages, transcender droite et gauche, mais il faut s’aligner sur les meilleurs de droite ou de gauche. D’ailleurs Nicolas Sarkozy a bien repris à son compte cette idée du rassemblement au-delà des partis, en pratiquant l’ouverture, coupant du coup l’herbe sous les pieds du leader centriste. Plus généralement, on peut voir dans cette situation de début d’année les symptômes des difficultés du Modem. L’impulsion née de l’élection présidentielle s’essouffle, et, à l’intérieur du parti, rien ni personne ne vient – pour l’instant – relancer la machine. Pourtant, le Modem se veut le porteur de messages modernes et novateurs.
Les messages d’une social-démocratie à la française
Quels messages ? Quelles idées fondatrices veut-il faire passer ? Là aussi la communication n’est pas des plus claires. Certes un aussi jeune mouvement ne peut pas avoir une pensée politique déjà structurée et aboutie. De plus, s’il se construit à partir du parti solide qu’était l’UDF, il doit néanmoins moderniser son idéologie et ne pas se limiter à un simple changement de nom.
Reste un dogme central dont le nouveau parti du centre ne devait pas s’écarter. Fondamentalement, le Modem est un parti très libéral, probablement plus encore que ne l’est UMP. Libérer le marché du travail, diminuer les charges pour les entreprises sont les éléments fondamentaux dans sa politique économique et de l’emploi. Mais il est tout aussi fondamentalement anti-américain. Pas l’anti-américanisme primaire, ni un simple anti-Bushisme, mais c’est un rejet et une peur du modèle sociétal américain. Il veut placer la solidarité avant la réussite, le bien-être des individus avant la richesse du pays.
Enfin la modernisation et l’efficacité de l’Etat et de son administration sont prioritaires pour atteindre l’objectif d’équilibre budgétaire, un des objectifs centraux du programme des centristes. En somme c’est un message de social-démocrate dans l’idéal républicain français. Rien de bien neuf en fait. Alors que nos voisins réfléchissent déjà à l’après social-démocratie, celle-ci peine encore à décoller en France.
Enfin il y a la question européenne. Le Modem tout comme son prédécesseur veut être le parti pro-européen de la scène politique française ; le programme présidentiel le prouve : forte volonté de défendre un modèle européen, une diplomatie et une défense européenne, approfondir les politiques économiques, énergétiques, de l’immigration, du co-développement, de la recherche communes. Mais, d’une part, ce message pro-européen n’est pas particulièrement porteur au sein des français, et d’autre part, surtout, le nouveau président a fait le nécessaire avec la signature du nouveau traité de Lisbonne en décembre en se présentant en parallèle comme le président qui remettra la France au coeur de la construction européenne. Finalement le MoDem ne sait pas se démarquer sur ce sujet et son message pro-européen se confond avec le discours général du reste de la classe politique nationale.
Une initiative qui ressemble à d’autres en Europe...
Des partis centristes existent dans la plupart des pays européens, mais leur rôle et dogmes respectifs dépendent largement du contexte national. Renaud Dehousse, chercheur au Cevipof (Science Po Paris), distingue trois scénarios types : un premier, dans lequel les grands partis convergent vers le centre, grignotant l’espace des partis qui s’en réclament – ce fut jusque là le cas en France –, un deuxième, dans lequel le centre est une force d’appoint pour la constitution de coalitions gouvernementales – ce fut longtemps le cas du FDP en Allemagne –, un troisième, dans lequel le centre est une force significative qui s’oppose à la gauche et à la droite – ce fut le cas lorsque Valéry Giscard d’Estaing fut élu président en 1974 en s’appuyant sur le petit parti des Républicains indépendants.
C’est au troisième scénario qu’aspire clairement le MoDem de François Bayrou aujourd’hui. De manière générale, le rôle du parti centriste dépend à titre principal du mode de scrutin – d’où le rôle subsidiaire des LibDem en Grande Bretagne (pays dans lequel le suffrage proportionnel n’existe pas) alors que le FDP allemand (pays dans lequel il existe une dose de proportionnel) a un poids politique bien plus important.
En Italie, et notamment du fait de l’extrême fragmentation du système partisan, le centre est en perpétuelle décomposition et recomposition. La Démocratie chrétienne a longtemps été le parti majoritaire et pivot du jeu politique italien, mais a éclaté en 1992-1993 à la suite des scandales de corruption. Récemment, la Démocratie chrétienne, la Marguerite et le Parti socialiste ont fusionné en un nouveau parti de centre-gauche, le Parti Démocrate (PD) [1] ]]. Le PD a officiellement été fondé le 14 octobre 2007, lorsque les inscrits et sympathisants des partis constitutifs ont élu les membres de l’Assemblée constituante du PD, son secrétaire général (Water Veltroni, maire de Rome, élu avec 75% des voix) et ses secrétaires régionaux. Cette récente initiative, par certains côtés, ressemble fortement aux ambitions du MoDem en France, à ceci près que le PD ne se situe pas "contre la droite et la gauche" mais au centre gauche et qu’il s’appuie sur des partis actuellement au pouvoir. Les évolutions respectives du MoDem français et du PD italien seront intéressantes à comparées dans les années à venir.
... mais qui peine à décoller dans l’hexagone...
Le MoDem pourrait être une troisième voie attendue par une certaine partie de la population française et il attire indéniablement la sympathie de beaucoup. Mais cela n’est sans doute pas suffisant pour apporter un poids dans le débat public français, surtout si ses représentants ne cherchent pas à porter davantage leurs convictions. Alors la force incontestable de ce nouveau mouvement que représentent ces milliers de nouveaux adhérents militants pourrait aussi bientôt retomber, dans cette attente forcée. Attendre cinq ans, c’est long, trop long pour prédire l’avenir de ce mouvement qui reste en suspend.
Petite erreur au début : il s’agit d’André Santini, et non de Jacques Santini, l’entraîneur de football. Ensuite, votre article semble avoir un sérieux train de retard et est aussi mal plaisant à lire que les articles de Patrick Roger, du Monde. Si les idées du Mouvement Démocrate ne passent pas, vous ne vous interrogez pas sur le "comment véhiculer les idées" ? François Bayrou a raison de dire que les médias sont contrôlés par Nicolas Sarkozy : les rares médias qui s’intéressent aux idées de Bayrou sont La Croix et Marianne... Mis à part eux, il semble y avoir restriction sur l’accès à l’information dite "Démocrate", notamment les ridicules allégations produites sur les municipales.
Votre article dit qu’il y a un positionnement flou de la part du Mouvement Démocrate. C’est faux. Bayrou a dit : "Nous dirons que c’est bien quand ça l’est, et nous dirons le contraire quand ça l’est". Les municipales sont des enjeux locaux, et non nationaux. Je ne vois pas quel mal il y a à présenter une liste autonome et de faire des alliances au second tour ; ni même le mal qu’il y a à faire des listes communes dès le premier tour des municipales (comme à Bordeaux) si on estime que le boulot que le maire a fait est bon, ou bien si on considère qu’il ne doit pas être réélu pour sa mauvaise gestion. De même, le programme politique est clair : il s’agit des mêmes idées formulées par François Bayrou pendant les présidentielles. Tout simplement. Idées que notre Président Sarkozy a reprise dans ses allocutions (Small Business Act, par exemple), mais nullement sur le terrain.
Enfin, la tragédie du Mouvement Démocrate que vous semblez (souhaitez ?) décrire ne résulte que du fait de la non existence la proportionnelle. Pour certains - les sbires de l’UMP et du PS, même si le discours de ce dernier évolue du fait de sa défaite aux législatives -, le système actuel en place est très bien, puisqu’il permet de les conforter dans leurs postes. Un scrutin proportionnel - à l’allemande, pourquoi pas - amènerait du changement au sein de l’Assemblée Nationale.
Très bonne analyse fondamentale ; que l’on soit pro ou anti MoDem (ou Bayrou) c’est une synthèse assez juste des enjeux d’un "centrisme" français qui se cherche en reflet d’un projet de société.
Je partage cette idée de traversée du désert, plusieurs constats :
1. L’amalgame des différents courants qui au lieu d’importer le meilleur, apporte le pire, à savoir les luttes de pouvoir, la culture de la division (ex : les verts et l’extrême gauche) va contribuer à détruire le Modem.
2. L’absence de légitimité locale. La seule occasion aurait été de profiter de ces municipales pour la conquérir. Or, comment mobiliser faire adhérer en proposant du n’importe quoi. Alliance avec le parti de de Villiers à Hyères, alliances avec l’ump, alliance avec le PS, alliances qui sont justifiées par "l’ esprit d’ouverture". En fait pour avoir un siège toutes les argumentations sont bonnes. Le flou artistique se pose bien là. Déni de démocratie évident dans le cadre des élections du conseil national du Modem. Où des pratiques Staliniennes ont cours.
3. L’absence d’organisation : il y a des états dans l’état Modem. En fiat en adhérent au Modem, l’on ne sait pas vraiment pour qui et à qui on donne une cotisation.
4. Le chef autiste. Alors que partout dans les fédérations et sur le terrain c’est le foutoir, le Chef n’intervient pas et continue à donner des leçons aux uns et aux autres.
5. Le Modem et les Médias. Là encore, c’est du pipeau en "si bémol", il s’agit en fait d’une stratégie de victimisation à la front national.
6. Comment ne pas s’interroger sur tous les départs du Modem ? Les élus, les adhérents ? Bayrou serait le seul à détenir la vérité et tous ceux qui le quittent chaque jour plus nombreux parmi les adhérents n’y comprendrait rien ?
C’est le début de la fin pour le Modem qui a commencé dès l’ entre 2 tours des présidentielles avec des Erreurs stratégiques irréversibles. Les résultats des municipales à venir vont réveiller à n’en pas douter, à la fois les néo-apparatchiks et les autistes du Modem. La balle est dans le camp du PS qui s’il arrive à se rénover profondément peut reprendre sa place d’opposant naturel.
Votre article est très tendancieux. Il me semble que vous ne regardez qu’à travers des oeillères vieilles de quelques décennies qu’il conviendrait que vous ôtiez pour mieux voir la REALITE.
F. Bayrou a un positionnement très clair, une vision bien plus vaste que celle du président actuel - assez inculte mais très manipulateur - une vision historique, culturelle, tournée vers l’avenir et non vers le passé, comme vous qui remontez aux années 70 pour étayer votre opinion sur le présent.
Vous ne parlez que de "centre" et n’avez pas du tout compris ce qui se joue dans le pays. Vous semblez d’ailleurs ignorer que bien avant d’avoir créé le Mouvement Démocrate en France, François Bayrou est membre fondateur et coprésident du parti démocrate européen depuis 2004 !!! et membre de l’Alliance Démocrate mondiale... Aucun média français ne le relaie bien sûr, car il est terriblement gênant tant pour l’UMP - que celle-ci a décidé de "tuer" politiquement en répandant de faux bruits dans la presse à son sujet (je le sais de source UMP) - que pour le PS. Il est le SEUL personnage politique français qui est l’Alternative tant à l’occupant actuel de l’Elysée, qui danse dans tous les sens mais fait très peu qu’au PS. Quant au parti SOCIALISTE, F. Bayrou disait fort justement hier dans l’Express :
"La crise du PS est dans son nom même. Imaginez-vous un responsable du PS venir à la télé et déclarer : « l’avenir de la France, c’est le socialisme ! » Si vous ne pouvez pas prononcer une telle phrase, alors vous ne pouvez plus vous appeler Parti Socialiste…"
Je vous invite d’ailleurs à lire l’ensemble de l’interview qu’il a donnée à l’Express.
qui se termine d’ailleurs par la phrase fort juste : "Si l’on veut offrir une alternative, il faut se tenir loin du système que l’on veut remplacer."
Un ami gaulliste, d’une grande famille lorraine - qui était, enfant, souvent sur les genoux du Général, lorsque celui-ci passait des soirées à vider des bouteilles de schnaps de mirabelle en discutant politique - cet ami gaulliste à qui tout son entourage disait "Bayrou c’est le passé, il est mort politiquement", a voulu en avoir le coeur net. Et il s’est INFORME sur le net, sur le terrain, en rencontrant des MoDem engagés. Et il m’a dit il y a quelques semaines : "C’est comme avec les premiers chrétiens dans les catacombes, on ne voit rien en surface, mais la vie grouille partout..."
François Bayrou a su faire se lever des dizaines de milliers de Français qui en avaient marre de ce pouvoir squatté par les tenants de l’UMP et du PS depuis des dizaines d’années, ils ne croyaient plus en la politique. Son discours, son honnêteté intellectuelle les a REVEILLES et ils ne sont plus du tout résignés à baisser les bras, à retourner dans l’indifférence politique. Non, vous allez les rencontrer, car ils ont la RAGE de voir ce qui se passe dans notre pays, où toutes les valeurs sont bradées, où l’être humain et sa vie sont remplacés par l’argent.
Seul F. Bayrou a analysé correctement les enjeux et les contradictions de la société dans laquelle nous vivons. N. Sarkozy parodie les intellectuels, il emprunte par H. Gaino les idées à des intellectuels de gauche et de droite, comme la "civilisation", mais il n’a PAS de vision.
Tout cela semble vous avoir échappé dans votre "vision" du MoDem...
... mais ne vous inquiétez pas, le projet démocrate avance, irrémédiablement, et il sera la seule alternative entre le PS qui se lézarde de partout, car c’est une idéologie du XIXème siècle liée à la société industrielle, et l’UMP qui n’est plus qu’un conglomérat de personnes avides de pouvoir mais sans corpus idéologique... Et les membres du MoDem sont terriblement DETERMINES...
Et les Français vont enfin apprendre à pratiquer en politique autre chose que la guéguerre à laquelle ils sont habitués depuis plus de 200 ans et qu’Uderzo a si bien décrite dans ses "Astérix", une moitié du village se battant contre l’autre pour des futilités.
Dans toute l’Europe du Nord, qui est si souvent citée en exemple car elle fonctionne bien mieux que la France, les gens ont l’habitude de faire des alliances politiques sur des P R O J E T S et non sur des clans ou sur des personnes... Si un projet municipal correspond aux valeurs que prône un courant politique, pourquoi le combattre juste parce qu’il n’est pas du même "camp" ? Pourquoi ne pas faire avec lui une ALLIANCE, limitée dans le temps et au projet en question ? Cela suffit pour une législature. Après on réexamine la situation et juge en fonction des projets...
Mais pour cela, il faudra un long effort de "civilisation", pour que les Français arrivent à penser autrement qu’en noir et blanc, mais en couleurs...
F. Bayrou qui a une culture européenne est le seul à l’avoir vu depuis longtemps...
Des paroles, des mots, du verbage ne font malheuresement pas un projet. Reciter les oeuvres d’autrui aussi brillament, ne font pas forcément de Bayrou un leader naturel. Il a su intelligement être le porte parole du desarroi de millions de français matis n’a pas su fructifier ce capital sympathie. Incapable de diriger un parti composé de moins de 80000 militants, j’ai du mal à l’imaginer diriger la France.
Actuellement, il fait preuve de grave légerté dans la gestion d’un parti qui est sensé être un exemple de fonctionnement démmocratique.
On est terriblement loin du compte, je n’ose même pas faire l’inventaire des manquements les plus élémentaires aux principes démocratiques.
Tout le monde fuit bayrou et pas seulement pour aller à la soupe.
Ses amis de 30 ans ont rejoint l’UMP ou ne vont pas tarder à le faire, les nouveaux militants se cassent parce qu’on fait injure à leur éthique et même les militants udf sincères ne supportent plus son côté gourou.
Aujourd’hui le Modem ressemble à la secte du temple du peuple de Guyanna. Ceux qui y restent le font par desespoir parce qu’ils ne savent où aller, du moins ils le pensent.
Les elections internes du MoDem sont un fiasco total et ce n’est pas Danièle qui me contredirait et la presse n’y est pour rien.
allez expliquer aux sympathisants du MoDem que le scrutin a été organisé de manière infantile et ubuesque dans un déni total du minimum de respect des principes démocratiques. Dans la Loire, département de l’emblématique Artigues, le seul bureau de vote pour tout le département n’ouvrira qu’une heure et pas de vote par correspondance. La pire dictature ne pourrait pas faire pire.
Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à faire un saut sur http://e-soutiens.bayrou.fr.nf
Certes il y a des manquements à la démocratie. Mais non, les militants ne partent pas. Car comme le dit Danièle, ils ont la RAGE. Y compris en interne au mouvement. Militant moi-même, je comprends parfaitement la tentation du verrouillage. C’est déplaisant mais c’est humain. Je me demande comment je réagirai si la plupart de mes compagnons de route depuis 10 ans, ceux qui chantaient ’bayrou en finale’ dans les meetings, étaient partis à la soupe, en m’insultant en plus. Et comment je réagirai devant cette horde de nouveaux venus, dont un certain nombre sont forcément des torpilles téléguidées de l’UMPS. La confiance doit se gagner, c’est un processus nécessairement long. Dans l’intervalle, le mouvement a une charte des valeurs, une charte éthique, des statuts, et dans les jours qui viennent un parlement. Le processus aurait pu être plus rapide. L’important est qu’il ait eu lieu.
L’article de Romain Poly me paraît totalement dépourvu de mauvaise foi. C’est un regard critique sur le MoDem, assez juste, selon moi. Je suis membre de ce mouvement depuis sa création. Je dois reconnaître que je suis extrêmement inquiet pour son avenir.
L’article reflète correctement certaines de mes inquiétudes. Je suis donc stupéfait par les réactions des deux membres du Mouvement Démocrate qui m’ont précédé ici. Quelle agressivité ! En particulier chez celui qui signe "Un adhérent qui vous veut du bien". Il y a parmi nous des gens particulièrement sectaires, donc, pour lesquels "c’est faux" tient lieu d’argument et d’explication, et pour lesquels ceux des autres partis sont des "sbires".
Danièle, de même, trouve votre article "très tendancieux". Mais son état d’exaltation envers François Bayrou montre qu’elle ne fait que protéger son idole. Elle insiste sur certains mots en les mettant en majuscules. Là non plus, pas d’arguments, juste la conviction d’avoir absolument raison, face à des gens qui ignorent l’essentiel et ne veulent pas comprendre.
Je ne suis donc pas du tout surpris qu’il existe aussi des ex-adhérents démocrates très sévères sur François Bayrou et sur ce qui se passe dans son mouvement. Ce genre de témoignage mérite d’être pris en considération. Curieusement, nos deux militants de choc n’ont pas pris la peine de le démentir ou de le réfuter.
Houhou semble également très bien connaître le MoDem de l’intérieur. Il est un peu excessif, sans doute, mais c’est un témoignage intéressant.
Bref, un bon article, qui montre que, même de l’extérieur, on voit bien que quelque chose ne va pas au MoDem.
En réponse à alain83 :
F. Bayrou n’est nullement une "idole", il est uniquement la personne qui analyse le mieux la situation de la France, son Histoire et la composition du pays. Il veut faire bouger les lignes. Et il est sûr que le système politique de la Vème République - manque de proportionnelle - est un terrible handicap pour pouvoir "percer" et il favorise les comportements serviles et veules de ceux qui se couchent devant le "vainqueur". Sans modification du système électoral, pas de chances d’avoir une majorité d’élus pour mieux se faire entendre. Tout cela est connu, mais c’est une question de temps. Les idées mettent toujours du temps avant de percer. Et en France particulièrement.
Je partage ma vie depuis plus de 32 ans entre la France et l’Allemagne et constate le terrible conservatisme français. Les personnes âgées parlent encore en "anciens francs", la réforme a eu lieu en 1961... aujourd’hui les Français parlent toujours en Francs et non en Euros - en grande majorité, et les banques envoient encore les extraites de compte dans les deux monnaies, bien que le Franc n’existe plus. Va-t-on encore voir le même phénomène qu’avec les "anciens francs", plus de 45 ans plus tard ? Donc il y a en France de terribles lourdeurs, des peurs du changement, et cela ne favorise pas les idées - que j’ai le droit de trouver fort justes - de F. Bayrou.
Une chose me fait sourire en France. Tout le monde est devenu "écologiste" en quelques mois et la France s’imagine être au top dans ce domaine... en 2007. Permettez-moi de vous faire remarquer qu’en 1973 - déjà - l’Allemagne était déjà au niveau de conscience écologique qu’a atteint la France aujourd’hui. Dès les années 80, on enlevait l’amiante dans les bâtiments, dans notre école de commerce, on mettait au rebut les rétro-projecteurs car l’habillage de l’ampoule contenait de l’amiante. Il suffit de voir Jussieu ou la Tour Monparnasse, pour voir la différence... Les conduites d’eau en plomb : à Hambourg en 1973, elles étaient toutes changées. En France, les propriétaires ont jusqu’en 2012 pour le faire !!! Dès 1973, nous avions des sacs en tissu pour faire les courses, plus de sacs en plastique, en France, Leclerc fait un "tabac" en 2006 avec ses sacs en plastique "recyclables"... lamentable...
Alors, vous pouvez bien sûr toujours critiquer l’action de F. Bayrou, je pense qu’il est tout simplement en avance sur son temps. D’ailleurs le président actuel lui a "piqué" pas mal de ses propositions si vous êtes attentif aux détails...
Si vous êtes critiques et sévère, je le suis aussi. Mais je ne mettrai pas sur la place publique les débats violents que j’ai eu au niveau local avec les "responsables" départementaux qui ont tout vérouillé pour éviter que les nouveaux adhérents ne fassent partie des instances locales. Je me garderais d’étaler nos débats internes sur la place publique.
Le meilleur service que vous puissiez rendre au MoDem et à F. Bayrou, c’est de vous engager dans le Mouvement pour le faire évoluer - si du moins vos intentions sont honnêtes. Tout le reste ne sert que l’UMP ou le PS et en cela ne sert pas notre pays, car cela perpétue le partage du pouvoir entre ces deux partis, qui, comme on l’a vu avec les divers ralliements, n’ont plus rien qui les sépare idéologiquement. Le MoDem a d’autres valeurs (J’avais écrit en majuscules car je n’avais pas vu la possibilité d’écrire en gras, désolée... ce média, l’écrit, ne permet pas de souligner autrement ce qui est important pour l’auteur, alors que l’intonation de la voix le permet...) et une autre vision de la France dans l’Europe et dans le monde. C’est bien là son point fort, car tout le reste, n’est que partage du pouvoir, comme on l’a vu avec le mot "alternance" qui a été un leurre et un attrape-nigauds. Non, la France a besoin d’une profonde révolution des idées et des valeurs.
Et la réflexion dans le Mouvement Démocrate est bien plus importante qu’il vous apparaît en regardant juste la surface des choses...
En effet, la difficulté des propositions politiques actuelles réside dans le fait qu’elles se trouvent confrontées à des incohérences majeures entre chacune des trois facettes des individus auxquels elles s’adressent : au citoyen, au consommateur et au travailleur.
* Je suis un citoyen, je suis un « régulateur » : un acteur social et politique.
* Je suis un travailleur, je produis de « l’offre » que je sois salarié, indépendant ou entrepreneur.
* Je suis un consommateur, je suis « la demande ».
Du temps de Rousseau et de celui encore récent de la vie à la campagne, il était possible à chacun d’établir une cohérence entre ces trois natures. Au temps des usines cette convergence était encore palpable pour le prolétariat : elle a fait la réussite des thèses communistes. Mais aujourd’hui, chacune de ces facettes qui nous compose est plus ou moins en conflit d’intérêts avec les autres. Ainsi par exemple :
* En tant que consommateur, je préfère les produits les moins chers – délocalisés - au risque de ma santé d’homme, de mon activité de travailleur ou à l’encontre de ma conscience de citoyen.
* En tant que travailleur je souhaite davantage de revenus, quand bien même ce revenu augmenterait les prix, et donc annulerait mon intérêt de consommateur. Alors le citoyen que je suis vote pour le parti qui lui promettra davantage de pouvoir d’achat à court terme soit par une hausse des salaires, soit par une baisse des impôts.
Nous sommes ainsi tous les témoins et les victimes quotidiennes de ces incohérences.
Et ce sont des organisations différentes – partis politiques, syndicats et associations ou labels de consommateurs – qui sont chargées de défendre ces différents intérêts. Mais, ces organisations revendiquent chacune leur indépendance alors que ces problématiques se trouvent indiscutablement liées en nous. Ces organisations n’apportent donc pas de vision cohérente. Le résultat c’est la désaffection et l’ironie vis-à-vis de la politique, la décrédibilisation du syndicalisme et la faiblesse des associations de consommateurs. Fleurissent alors des utopies réconciliatrices comme la vision de l’extrême gauche ou le fondamentalisme religieux.
Le réflexe classique est alors de se tourner vers l’Etat et d’attendre de lui qu’il résolve ce problème. Mais les partis politiques, de gauche et de droite, sont impuissants à régler durablement ces questions puisque complices du problème. Comment résoudre alors ce conflit d’intérêts ?
Il faut alors changer radicalement de concept philosophique : la somme des intérêts particuliers n’incarne plus l’intérêt général. Ce serait plutôt l’intérêt général qui unifierait nos intérêts particuliers. Ce retournement de conception, où l’intérêt général prime et détermine notre intérêt particulier, est la première révolution du projet qui se nomme aujourd’hui Démocrate ou Durable.
C’est d’ailleurs pourquoi un certain nombre des Verts ont rejoint les Démocrates et les excellents analystes que sont les gens de Cap21 autour de Corinne Lepage également, les écologistes de droite et de gauche ont compris les enjeux de "civilisation" - terme que le président actuel s’est empressé de reprendre sans avoir réfléchi lui-même à ce qu’il souhaitait y mettre...
Acceptez donc que des gens dans notre pays utilisent leurs cellules grises autrement que pour suivre un homme, comme vous le prétendez, mais qu’ils comprennent les blocages de la société française et souhaitent les faire sauter.
Lors d’une réunion locale du MoDem, j’ai été suprise d’entendre alors que les participants se présentaient les uns aux autres, plusieurs dire : "Enfin un homme politique qui pense comme moi, qui exprime bien ce que je pense." Il apparaît que ce n’est pas l’adoration d’un personnage, mais bien plutôt le sentiment d’avoir ENFIN trouvé un "porte-voix" qui exprime NOS idées.
A nous de les faire fructifier et de les répandre pour que la société française sorte des ses archaïsmes et des ses conservatismes qui la paralysent. Petite comparaison entre deux voisins :
France, budget en déficit de plusieurs milliards, critères de Maastricht 3,0% atteint en 2012 !!!,
Allemagne déficit budgétaire 0,0%.
France : déficits des exportations par rapport aux importations : -40 milliards €,
Allemagne : excédents de 190 milliards €....
et on pourrait continuer avec... les valeurs de la démocratie, la liberté de la presse et des médias en général (jamais ce qu’on vit en France ne serait imaginable en Allemagne), la conception du citoyen et de ses droits, le respect de la sphère privée, la vision du citoyen par les "administrations", etc. etc... Il est grand temps de sortir de la monarchie pour faire vivre en France une véritable démocratie.
Ce sera un long chemin et l’exaltation n’y servira à rien, seule la persévérance sur le long terme portera ses fruits.
En ce qui nous concerne, nous sommes nombreux dans le pays à l’avoir compris, nous poursuivrons sur le long terme malgré tous les défaitistes honnêtes et intentionnés...
Bravo !
Cet article décrit à merveille mon sentiment de militant Modem déçu de François Bayrou que je suis. Révélation des présidentielle avec un projet et un ton audacieux, décision courageuse d’initier un nouveau mouvement necessaire au bon équilibre politique mais malheureusement gachi par excés d’ego et manque de confiance.
Bref une bonne idée que Mr. Bayrou n’a pas réussi à concrétiser pour le moment et qu’il ne réussira pas tant que lui et Mme De Sarnez dirigeront ce parti de manière dictatoriale et paranoiaque. Restez ouvert aux personnes compétentes et soyez en convaincu, ils ne sont pas si nombreux à vouloir vos places !
Leur echec : avoir manqué d’ouverture, d’humanité et de bon sens pour transformer l’essai des présidentielle en un parti moderne et non pas un UDF déguisé en parti ouvert et simple outil devant servir à hisser Mr. Bayrou à la présidence française.
C’est le de la pure intox, je suis adhérant au MoDem et je n’ai pas contaté la plupart des critiques exposées sur cette page. Je soupçonne même certains "commentateurs" de vouloir pourrir sciemment les blogs au nom de l’UMP.
Rico, je ne suis pas du tout surpris que des adhérents Modem, voire d’ancien UDF devenus Modem ne partagent pas mon point de vue. Mais le bas blesse lorsqu’on réalise le décalage qu’il y a entre le discours public du Modem, que je respecte et auquel je crois, et le fonctionnement interne du parti. En essence, nous avons importé au sein du Modem les vieux démons de l’UDF en y supprimant le contre pouvoir relatif qu’exercait les élus UDF (presque tous maintenant au Nouveau Centre) et en y ajoutant la difficulté d’avoir à composer avec des personnes issues de tendances politiques parfois radicalement opposées.
Aussi je tiens à signaler que bien que des commentaires puissent être fait sur ce blog par des sarkosystes, et c’est leur droit, je ne le suis pas et peut certifier que les personnes qui dirigent les Euros du Village sont une organisation complètement apolitique. Libre à chacun de le vérifier en consultant les articles parus dans le passé !
Le modem est un parti récent conduit par un homme sage et posé.
Antithèse de Nicolas Sarkozy, sa pensée précède ses paroles, ses paroles précèdent ses actes.
Notre Über-président Sarkozy a mis un coup de pied dans la fourmilière, je suis fier de faire parti en tant que jeune militant Modem de la révolution des fourmis engagé par François Bayrou et tous les démocrates de ce pays afin de reconstruire tout ce qui a été saccagé.
Il faudra Monsieur Bayrou tenir compte de votre base ou 2012 ne vous verra pas
Ou sont vos vrais amis a cotés de vous prêts a piquer la place ou derrière vous pour vous soutenir
Rien nest possible sans les militants Nous somme beaucoup déçus par ces municipales
Serons nous encore beaucoup dans quelques moi
Très bonne analyse ; bravo ! On peut noter quelques absences, lesquelles pourraient à la rigueur l’infléchir légèrement.
au plan macropolitique : la France n’est toujours pas sortie de la décolonisation. Puissance moyenne, régionale au mieux, le ton général de ses politiques demeure celui d’une puissance mondiale, ce qui agace prodigieusement ses partenaires. Les Français entendent "dicter" l’Europe à coups d’oukazes, d’où les convulsions référendaires.
Conséquences : un discours eurocentriste "ne passe pas", même dans les couches les plus europhiles. Les français ont "la grosse tête".
au plan national : l’essai de rassemblement, analogue en cela au RPF des années 45-50, était prématuré. Les Français ne consentent à l’union qu’en cas de péril immédiat ; ils n’ont pour l’heure pas ce sentiment. Le sentiment prédominant est un corporatisme galopant enveloppé dans les plis du drapeau de la "démocratie".
La France n’est pas "en démocratie", mais "en République", et ce sont deux systèmes politiques assez différents.
Il me semble que François Bayrou ait choisi délibérément "la traversée du désert", tout comme d’ailleurs De Gaulle lorsqu’il choisit en son temps "l’exil" à Colombey. Cette tactique le débarrasse pour un temps de caciques carriéristes, et peut le doter d’une "garde rapprochée" analogue aux "barons gaullistes". Exercice périlleux, certes, mais le pari stratégique est fondé sur la quasi-impossibilité d’améliorer les conditions de vie des Français avec les axiomes et postulats actuels.
au plan interne : pour être poli, c’est la pagaille, pour deux raisons :
la première est que l’UDF était un "parti d’élus et de notables" avec assez peu de militants. La "culture UDF" est totalement déficiente en ce qui concerne la direction d’un mini-parti de masse. Le Principe de Peter a joué à plein ; les cadres UDF sont arrivés à leur niveau d’incompétence. D’où des remous internes considérables.
la seconde est plus technique, et découle de la première : pas de filtrage. Parmi la masse de nouveaux adhérents (dont beaucoup de primo-adhérents) on peut d’ores et déjà distinguer des tentatives d’entrisme, et surtout l’arrivée de "rejetés" d’autres organisations en quête de postes "à pourvoir". Ce n’est pas avec des carriéristes que l’on fonde une idéologie.
Les Municipales et Cantonales de Mars prochain, on peut déjà le prédire, fourniront surtout un "déchet" conséquent de "déçus du MoDem", principalement à cause de scores peu honorables. Peu importe d’ailleurs : ceux qui resteront feront le Mouvement Démocrate, les autres continueront à dériver de formation en formation en remâchant leurs ambitions déçues.