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La France à l’épreuve de l’élargissement

25 avril 2008 |
on parle de la soi-disant laicité turque sans cesse alors que dans la république islamique d’Iran toutes les églises arméniennes ou monuments historiques sont restaurés et bien entretenues avec l’aide des authorités iraniens. tandis que dans la république (laique) turque on detruit ou on transforme en mosquée tous les monuments religieux cela depuis la création de la république (modern turque. donc après le génocide des arménien greque et syriaque c’est le génocide culturelle qui se poursuit c’est une question de civilisation qui se (...)

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La France à l’épreuve de l’élargissement


La France à l'épreuve de l'élargissement

Asterix contre la Sublime porte : un pas en avant, trois pas en arrière...

5 février 2008, Par Adeline Blais

Du blocage répété de la candidature britannique par le général De Gaulle dans les années 60 au brouillage de la campagne référendaire de 2005 par la question turque, la France, empreinte d’une vision politique du projet européen, a longtemps eu un rapport difficile et ambigu vis-à-vis de l’élargissement de l’Union. Après l’élargissement ‘big bang’ de 2004/2007, et le syndrome du plombier polonais, quelle est la position de la France face aux potentiels élargissements futurs de l’UE ? Quelle est la stratégie de ses dirigeants et quelles sont ses chances de réussite ? Cet article propose quelques pistes de réponse à des questions qui se poseront certainement pendant encore un certain nombre d’années.

Commençons par revenir un an en arrière…

En Janvier 2007, le Président en devenir Nicolas Sarkozy faisait figure d’Abraracoucix, chef du village d’Astérix s’élevant seul contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Comme si elle était entourée de Romains tous apôtres de l’élargissement, la France, par la voix de son candidat aux élections présidentielles, paraissait bien isolée dans son camp retranché contre l’envahisseur ottoman.

Au même moment, la question de la Turquie soulèvait maints commentaires d’autres hommes politiques eurpopéens et de tous bords politiques : M. Geoffrey Hoon, ministre britannique délégué aux affaires européennes, plaidait ainsi en faveur de l’adhésion dans un discours devant la comité parlementaire aux affaires étrangères à Strasbourg.

De la même manière, M. Manuel Lobo Antunes, secrétaire d’Etat portugais aux affaires européennes, affirmait clairement que la Turquie rejoindrait l’Union Européenne dès la clôture des négociations d’adhésion, dont le but ultime, comme le nom l’indique, est bien l’adhésion une fois tous les critères remplis. La Présidence portugaise au second semestre 2007 a continué dans cette voie. Le 19 décembre dernier, deux nouveaux chapitres ont ainsi pu être ouverts dans le cadre de ces mêmes négociations.

Le camp de l’adhésion progresse donc, sous la direction officieuse du Royaume-Uni et avec l’appui de nombreux Etats membres tels que le Portugal, la Suède, la Finlande, l’Espagne et l’Italie – dont le chef de la diplomatie, M. Massimo d’Alema, a même affirmé être ’à 100%’ pour l’adhésion.

Qu’en est-il du camp retranché contre l’adhésion de la Turquie ?

Il progresse, lui aussi. Chypre, naturellement, avec le contentieux qui l’oppose à son voisin turc pour la partie nord de l’île depuis des décades, s’est prononcée contre, suivi de près par l’Autriche.

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Nicolas Sarkozy
Dès la campagne présidentielle 2007, M. Sarkozy annonce qu’il s’opposera à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne (illustration : Commission européenne)

La position de l’Allemagne, qui abrite à ce jour la minorité turque la plus importante au sein de l’Union européenne, est plus ambiguë. Sans être obstinément ’contre’, la chancelière Angela Merkel n’est pas non plus une ardente avocate du ’pour’. Elle souhaite que les négociations se poursuivent, sans pour autant présager de leur issue dans le cas où les institutions européennes ne seraient pas prêtes à accueillir ce géant démographique turc, dont les 70 millions d’habitants (peut-être 100 millions d’ici 2050) feront bientôt concurrence aux 80 millions d’Allemands (dont le nombre tend plutôt à diminuer). Sur un plan personnel (c’est à dire principalement avant de devenir chef du gouvernement allemand) Mme Merkel s’était d’ailleurs déjà prononcée en faveur d’un partenariat privilégié, solution renvoyant de facto l’adhesion aux oubliettes. Elle a réitéré cette position (non pas en tant que chef de gouvernement mais en rappelant la position de son parti, la CDU-CSU) lors de la Convention de l’UMP sur l’Europe le 30 janvier 2008 : "L’UMP et la CDU-CSU sont d’accord pour exprimer un doute quant à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Mais nous avons une offre positive à faire à la Turquie : nous voulons avec elle un partenariat privilégié."

Mais la question de l’élargissement ne concerne pas uniquement la Turquie. Elle concerne d’abord et avant tout la République de Croatie, qui devrait adhérer en 2009/2010. Etant donné la proximité géographique de la Slovénie par rapport aux Balkans et sa frontière commune avec la Croatie, la Présidence slovène (janvier-juin 2008) a placé la progression du processus d’adhésion de cet Etat tout en haut de ses priorités.

Après la Slovénie, ce sera au tour de la France d’être en charge de la Présidence du Conseil. En ce qui concerne l’élargissement cependant, les priorités de la Présidence française ne s’inscrivent pas vraiment dans la lignée de celle de la Présidence slovène. D’ailleurs les relations avec les Balkans ne font pas partie des priorités de communication pour cette Présidence française, même si la Croatie est censée adhérer à l’Union au terme de cette dernière. Le thème sera vraisemblablement abordé lors de la révision budgétaire de 2008, qui elle figure partie les priorités de la Présidence. L’argent est le nerf de la guerre… et de l’élargissement. Ce constat ne signifie cependant pas que la France se désintéresse de la question de l’élargissement. D’une part, ce n’est pas parce qu’un sujet n’est pas prioritaire qu’il est exclu de facto du programme de la Présidence et plus largement de l’agenda de l’Union européenne. Tout sujet ne peut pas être prioritaire, c’est l’essence même de la notion de priorité.

D’autre part, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat français en charge des affaires européennes, s’est récemment exprimé à ce sujet, expliquant que son expérience de la prise de décision à 27 Etats membres au sein de l’Union lui permettait d’être serein face à un éventuel élargissement des frontières. L’histoire ne dit pas si l’élargissement dont il parlait concernait la Croatie (et plus largement les Etats des Balkans) ou la Turquie, ou les deux. Si son discours doit se lire selon la deuxième option, le ministre délégué risquerait de se mettre en porte à faux vis-à-vis des déclarations précédentes du Président de la République.

Quel bilan de la position française face à l’épreuve de l’élargissement en janvier 2008, un an après les déclarations de Nicolas Sarkozy ?

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Recep Tayyip Erdogan
Depuis la victoire du Parti Justice et Développement aux élections de 2002, M. Erdogan a continuellement poussé la Turquie dans le sens de l’adhésion à l’UE. (illustration : Commission européenne)

Si le discours de M. Jouyet a évolué, le Président de la République, lui, est reste campé sur sa position, même s’il ne s’est pas opposé à l’ouverture de nouveaux chapitres de négociation pour ne pas froisser ses partenaires européens. Son camp s’est d’ailleurs étoffé de deux Etats membres (Chypre et Autriche) qui ont récemment officiellement pris position contre l’adhésion de la Turquie, mais le groupe des Etats qui ne se sont pas exprimés est bien plus grand encore. Maintenant que le tabou de l’inévitabilité de l’issue des négociations d’adhésion est brisé, les efforts du Président pour convaincre d’autres chefs d’Etat pourraient certainement, un jour, porter leurs fruits.

Pourtant, le groupe de sages que Nicolas Sarkozy voulait mettre en place avec le Conseil Européen pour réfléchir aux frontières de l’Europe a hérité d’un mandat beaucoup plus large, relatif à l’Avenir de l’Europe (avec un grand ’A’…), ceci à la suite de longues négociations et de nombreuses pressions du camp pour l’adhésion de la Turquie. Au sein même du groupe des sages, les avis sur la question sont partagés. Dans tous les cas, les conclusions du groupe de réflexion ne seront pas rendues obligatoires, comme le terme ’réflexion’ l’indique. Cette bataille perdue par Astérix seul contre tous ne signifie donc pas pour autant la victoire du camp pour l’adhésion de la Turquie.

Cela est d’autant plus vrai que le Président de la République française est soutenu par une grande majorité de la population de son pays sur ce sujet – une population non négligeable de 60 millions d’âmes, et d’autant moins négligeable que la dernière réforme constitutionnelle imposerait pour tout élargissement après l’entrée de la Croatie en 2009 la tenue d’un référendum sur l’adhésion de tout nouvel Etat membre. Les résultats du dernier référendum français ayant laissé des traces, la plupart des acteurs européens voient d’un mauvais œil cet héritage de l’ancien Président Jacques Chirac.

Quel programme donc pour Astérix aux Jeux Olympiques avant, pendant et après Pékin 2008 ?

Les relations avec la Chine bien sûr, avec l’Afrique aussi, mais surtout les relations de voisinage avec les potentiels candidats à l’adhésion. Entre Juillet et Décembre 2008, la Présidence française du Conseil de l’Union européenne aura pour tâche de finaliser les modalités d’adhésion de la Croatie laissées par l’administration slovène, pendant que le Président français essayera sans doute de consolider le camp des Etats membres contre l’adhésion de la Turquie, et peut-être même de lancer une contre-réforme de la Constitution française afin d’amender ce nouvel article 88-5 qui décidément inquiète et encombre de nombreux fonctionnaires français et européens. Un vaste programme donc qui ne semble pas présupposer une si grande passiveté de l’hexagone sur les questions liées à l’élargissement.





© Euros du Village ASBL




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Par COLPIN Didier, le 6 février 2008

EUROPE ET TURQUIE

- Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop souvent source d’incompréhension, de confusion … Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !

- Alors, ce pays, européen ou pas ?

- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…

- Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?

- Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.

- Commençons par les géographiques. La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ? Evident, non…

- Frontières culturelles. Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement… Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…
- Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?
- A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…
- Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…
- Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité. Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire ! Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les Juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…
- Fermons la parenthèse.
- Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c’est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin ! (l’alphabet grec et l’alphabet latin sont « frères » comme l’est l’alphabet hébreu avec l’alphabet arabe).

- Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !

- Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...

- Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.

- Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées : Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien). A l’ouest, évidement l’atlantique. Au nord/est le Rhin et le Danube. Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-) Au sud/est le Tigre et l’Euphrate. Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire). Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne ! Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors. Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c’est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche… Relativité des concepts, disions-nous… Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…

- Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative ! Mais cela était il y a « deux milles ans »…

- Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?

- Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas… Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.

COLPIN Didier


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Par CSN, le 10 février 2008

Quelques idées : 1) la société Turque rejette petit à petit la laïcité (voir le vote du Parlement Turc à propos du voile) et revient à un Islam plus "classique"

2) l’Islam est une religion conquérante, dans l’esprit (la paix en Andalousie tient au fait que l’Islam avait le pouvoir absolu) mais aussi dans son taux de natalité (ne nous aveuglons pas sur cette réalité)

3) l’Allemagne ne peut qu’être prudente avec la Turquie pour 2 raisons : une forte minorité et des liens historiques trés forts.

4) il faudra bien un jour que soient redéfinis les domaines de la protection et du respect des minorités d’une part et du respect du vouloir de la majorité : il est clair, pour moi, que des minorités agissantes (et l’Islam en est une, en Europe) franchissent de plus en plus la frontière de l’acceptable. On peut voir le probleme tel qu’il est posé à la Grande Bretagne aujourd’hui, alors que le respect des minorités a toujours été une constante de sa politique.De même, la laïcité à la Française est combattue avec tous les moyens possibles y compris la "liberté de conscience", ce qui est un comble...

En conclusion, les frontières ne sont pas physiques, ni ethniques, mais franchement religieuses et sociétales. Même si pour nous (Européens) les tensions religieuses sont apaisées dans la plupart de nos pays et suivant des méthodes différentes - que nous appliquons aussi à l’Islam - nous ne pouvons pas renier 1400 ans de lutte entre l’Islam et le Christianisme, ni nier que nos sociétés, nos valeurs, nos fonds communs de morale divergent avec nos religions. Il faut admettre que l’Europe puisse être une autre Andalousie parce que un courant religieux y est majoritaire et que changer cela pourait conduire à l’intolérance qu’a connue l’Espagne aprés la Reconquète.


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Par Mathieu Collet - Président d’Euros du Village, le 10 février 2008

CSN, sur le second point de votre commentaire, permettez moi de vous mettre en garde contre tout relativisme : vous dites que "l’Islam est une religion conquérante, (...) dans son taux de natalité (ne nous aveuglons pas sur cette réalité)". Or, il n’y a aucune raison de s’aveugler puisqu’une telle réalité n’existe pas. Il est prouvé qu’il n’existe absolument aucun lien entre taux de fécondité et Islam. Le lien a plutôt à voir avec le niveau de développement. Ainsi, les pays musulmans qui ont achevé ou presque leur transition démographique (qui suit une alphabétisation des hommes puis des femmes) connaissent les mêmes phénomènes que les autres pays, comme les pays occidentaux par exemple : la fécondité en Iran et en Turquie est à peine au dessus de 2 enfants par femmes et dans les zones urbanisées de ces pays (qui sont parmi les deux plus développés parmi les pays musulmans), elle voisine les 1,5. Las pays arabes connaissent des niveaux de développement plus faibles et des taux de fécondité un tout petit peu plus fort (2,4 au Maroc et en Algérie, 2,1 en Tunisie, 2,8 en Lybie et 3 en Algérie), ou alors carrément très élevés dans le cas des pays les moins avancés (5,6 au Yémen par exemple, qui connait d’ailleurs une baisse importante). En France, selon notre niveau de développement, nous avons connu exactement le même type d’évolutions.

Alors merci, Monsieur, de ne pas avancer de contre-vérités, même si votre point de vue (que je ne partage pas du tout) est bienvenu dans le débat

Cordialement.


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le 10 février 2008

non mais on reve... le gauchiste decerebre qui veut nous faire avaler que les musulmans ne sont pas prolifiques....

Taux de fecondite de l’iran : 6 enfants par femme...

http://www.atlas-monde.net/Moyen-Orient/l-Iran.html


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Par Alain Corre, le 23 février 2008

Le taux de fécondité de l’Iran était de 1,71 en 2007 http://www.indexmundi.com/fr/iran/indicateur_fecondite.html

de 1,82 en 2006 http://fr.wikipedia.org/wiki/Iran#D.C3.A9mographie

Le taux indiqué pour l’Iran sur www.atlas-monde.net de 6 enfants par femme date du milieu des années 80 et n’est plus du tout d’actualité. On observe dans une grande partie des pays musulmans une rapidité de l’effondrement des taux de fécondité jamais observée par ailleurs. D’ici moins de 5 ans, les taux de ces pays rejoindront les taux très bas de l’Europe du Sud ou de l’Est (1,3 à 1,6), inférieurs à ceux de l’Europe du Nord-Ouest (1,7 à 2) qui se stabilisent ou remontent légèrement. Ainsi pour 2007 l’indice de fécondité était en Algérie de 1,86, en Tunisie de 1,75, en Turquie de 1,89, en Iran de 1,82.


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Par David, le 11 février 2008

Le décérébré c’est toi en l’occurrence, puisque tu n’as pas bien lu ce qu’il a écrit : il n’a pas dit que les msulmans n’étaient pas prolifiques, il a écrit que ça n’avait pas un rapport avec l’Islam mais avec le niveau de développement. D’ailleurs les taux de fécondité élevé en Afrique noire et surtout en Amérique latine viennent confirmer ce qu’il a précisé.

Magnifique débat sur l’élargissement qui vire au discours anti-musulman. Fait-on autant de chichi quand les polonais catholiques élisent à leur tête des conservateurs catholiques, ou parce que la Grèce est officiellement (c’est inscrit dans sa Constitution) orthodoxe. Non, parce que chaque Etat gère comme il le souhaite ses liens avec l’Eglise. En l’occurrence, je ne dis pas que la laïcité turque ne présente pas des défauts, elle en présente certes, mais rejeter les turcs à cause de la géographie (argumentation de Didier) c’est réducteur pour le débat mais aussi pour le projet européen (Didier, si ton Europe c’est un trait sur une carte alors c’est un peu simpliste, je rappelle à ceux qui nous lisent que les détroits n’ont jamais représenté une frontière d’Etat et que ce choix de frontière pour l’Europe ne se justifie pas historiquement), et rejeter les turcs parce qu’ils sont musulmans, c’est tout aussi réducteur du projet européen (dépasser les différences ethniques et religieuses, les divergences politiques pour construire un modèle de société dans lequel la Tuquie a déjà posé un pied et est en train [avec difficulté je l’accorde] d’en poser un second).

Enfin, l’argument de CSN qui veut que la Turquie délaisse la laïcité, je pense que ça dénote un manque de connaissance sur ce pays. Je ne nie pas les progrès considérables qu’il a encore à accomplir (le voile à l’université c’est pas un recul en soi, puisque de nombreux pays européens le tolèrent également, on peut comprendre que dans un pays à 97 % de musulmans ils le tolèrent également), notamment en terme de respect des minorités et des femmes, mais penser que le peuple turc s’éloigne de la laïcité, c’est ignorer son attachement à l’héritage d’Ataturk. La réélection de l’AKP en juillet 2007 ne dévoilait en rien un mouvement islamiste naissant, le vote AKP correspondait à la classe moyenne (qui a profité des réformes sociétales et économiques du gouvernement depuis 2002) et à la classe la plus populaire favorable à l’adhésion dans l’UE. Si l’AKP a des racines profondément islamistes, il est aujourd’hui faux de qualifier ce parti d’ "islamiste modéré", ça correspond en réalité à des musulmans-démocrates comme il y a en Europe des chrétiens-démocrates.


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le 25 avril 2008

on parle de la soi-disant laicité turque sans cesse alors que dans la république islamique d’Iran toutes les églises arméniennes ou monuments historiques sont restaurés et bien entretenues avec l’aide des authorités iraniens. tandis que dans la république (laique) turque on detruit ou on transforme en mosquée tous les monuments religieux cela depuis la création de la république (modern turque. donc après le génocide des arménien greque et syriaque c’est le génocide culturelle qui se poursuit c’est une question de civilisation qui se pose


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