
5 mai 2008Les 18 mois restant avant les prochaines élections législatives en Allemagne s’annoncent difficiles pour la grande coalition. Le 28 avril, une réunion entre les dirigeants des deux partis montrait clairement la volonté de progresser sur l’agenda des réformes, afin de pouvoir présenter un bilan positif en septembre 2009, ceci après une activité gouvernementale ralentie ces derniers mois en raison d’élections en Hesse, Basse-Saxe et Hambourg. A présent, les partenaires de la coalition se voient contraints au compromis pour pouvoir avancer, comme ce fut récemment le cas pour la privatisation partielle de la Deutsche Bahn (chemins de fer allemand) ou l’intéressement des salariés. Les positions restent cependant très éloignées sur un certain nombre de dossiers, tels que la réforme du droit de succession, le salaire minimum, ou la rémunération des patrons. La révision du système de péréquation financière entre les Länder et l’Etat fédéral devrait être une autre réforme difficile, mais les partenaires souhaitent la mener avant l’échéance de 2009. Pourtant, cet agenda chargé pourrait se trouver perturbé par plusieurs rendez-vous politiques : élections en Bavière en septembre 2008, élection du candidat SPD à la chancellerie fin 2008, élections à Thuringe à l’été 2009, dans le Brandebourg, la Sarre et la Saxe à l’automne 2009. Toutes ces échéances font craindre à certains une paralysie gouvernementale à partir de l’automne prochain.
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