Bonjour. Je dois vous avouer que j’ai été très choquée à la lecture de certain commentaires. Je pense que l’avortement est, pour la femme, un droit fondamental à disposer de son corps et que l’état se doit de respecter ses décision. De plus, je crois qu’il est très malsain pour un enfant de venir au monde alors qu’il n’est pas désiré.
Chez moi, en France, le débat sur l’avortement semble plutôt dépassé. Depuis plus de trente ans et la loi Veil en 1975, l’avortement est légalisé. Aujourd’hui, on peut avorter chirurgicalement en France jusqu’à la douzième semaine de grossesse, jusqu’à 7 semaines par voie médicamenteuse. Mais chez moi, c’est aussi en Europe. Et la situation des femmes européennes face à l’avortement reste bien trop déséquilibrée…
Des législations encore bien trop restrictives dans certains pays européens
En Irlande, en Pologne, à Malte ou au Portugal, le droit à un avortement médicalisé (et donc sécurisé) est toujours très restreint, voire illégal. Ainsi, en Pologne, il est autorisé en cas de danger pour la mère ou malformation du fœtus ; au Portugal, il n’est autorisé que si la vie de la mère est en danger, si il y a risque de malformation du fœtus ou lorsqu’il y a eu viol. Des conditions très limitées donc, qui ne permettent d’avorter que dans des situations extrêmes. Mais même dans ces conditions acceptables dans leur pays, les médecins sont plutôt réticents à pratiquer un avortement, et refusent dans de nombreux cas, par conviction, peur de représailles, ou peur de salir leur réputation. Cela signifie que des femmes enceintes suite à un viol ou étant en danger de mort à cause de cette grossesse ne sont même pas sûres de pouvoir se faire avorter sans problèmes.
Les avortements pour raisons sociales ou psychologiques sont eux hors la loi. Pourtant, ce sont ces raisons qui sont les plus répandues : pas prête pour être mère, trop jeune, pas assez de ressources financières pour subvenir aux besoins d’un enfant, solitude face à la grossesse, problème dans la relation de couple, risque d’exclusion sociale, toutes ces raisons sont valables pour ne pas vouloir un enfant, et pourtant, on continue à les nier et à forcer ces femmes à risquer leur vie par désespoir. Ainsi, environ 20000 avortements clandestins ont lieu au Portugal chaque année. Suite à ces avortements illégaux, souvent pratiqués dans des conditions insalubres, extrêmement dangereuses et traumatisantes pour les femmes, environ 5000 femmes doivent être transportées à l’hôpital en urgence, et depuis 20 ans, une centaine de ces femmes en sont mortes. A titre de comparaison, une portugaise a 150 fois plus de risques de mourir suite à un avortement qu’une néerlandaise.
En Janvier 2004, un groupe de militants pour l’avortement avaient récolté 120 000 signatures pour réclamer un referendum pour légaliser l’avortement. Malheureusement, le premier ministre de l’époque, et président actuel de l’Union Européenne, Jose Manuel Barroso, avait refusé d’organiser ce referendum.
Ainsi, et malgré les nombreux rappels des institutions internationales (Conférence de Pékin en 1995, Rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé) et européennes (Rapport Van Lancker en 2002 du Parlement Européen, voir plus bas), les femmes sont encore forcées d’avoir recours à des pratiques insalubres, clandestines et dangereuses pour avorter.
Les mouvements militants en Europe, vigilants et visibles
Parmi les organisations qui luttent pour le droits à l’avortement à l’échelle européenne, une des plus effectives est sans conteste la fédération européenne "Planned Parenthood Federation European Network" (IPPF EN) (fédération européenne des plannings familiaux), sûrement la plus grande plate-forme pour la promotion des droits sexuels et reproductifs.
L’IPPF EN, qui fait lui-même partie d’un réseau de six bureaux régionaux de l’organisation internationale IPPF, regroupe des associations membres dans 39 pays et étend ses activités en Europe et en Asie centrale. L’organisation a par ailleurs un statut consultatif dans plusieurs institutions internationales, dont le Conseil de l’Europe. Cette organisation fournit des rapports réguliers et approfondis sur la situation des droits sexuels et reproductifs dans les différents pays, dont le droit à l’avortement, et des législations en place, mettant en lumière les pays où ces droits sont bafoués. L’organisation milite aussi activement pour la reconnaissance de ces droits par les gouvernements et dans les mentalités à travers des campagnes d’informations et de sensibilisation. Récemment, un petit fascicule résumant de façon très claire la situation en Europe et les principes de respect des droits sexuels et reproductifs a été publiée. Elle est également visible en ligne sur le site de l’IPPF EN.
Un autre mouvement , beaucoup plus atypique celui-ci, fait également beaucoup parler de lui à chacune de ses actions, c’est Women on Waves, qu’on pourrait traduire littéralement par « Les femmes sur les vagues ». Mis en place par Rebecca Gomperts, médecin spécialisée dans les avortements à Amsterdam, Women on Waves, c’est avant tout un bateau, le Borndiep, qui navigue au large des frontières maritimes des pays où l’avortement est illégal ou restreint, à savoir l’Irlande, la Pologne et le dernier en date le Portugal en 2004. Rebecca Gomperts et son équipe accueillent les femmes souhaitant avorter à bord du bateau qui, soumis à la législation néerlandaise, abrite dans sa coque toutes les conditions et le matériel pour pratiquer des avortements médicaux et sécurisés.
Ce mouvement a donc une double fonction : par l’originalité de l’action et le formidable pouvoir d’attraction médiatique des actions menées (plus de 700 articles lorsque le Borndiep s’est installé pour quelques jours au large du Portugal en 2004), il amène le débat sur la place publique et sensibilise la population du pays concerné à cette problématique, mettant en lumières les conséquences graves de législations si restrictives. Mais le Borndiep a également une utilité plus pratique, aider les filles et les femmes à avorter et les informer sur la contraception, l’avortement, et les possibilités qui existent pour pouvoir avorter en toute sécurité malgré la législation en place.
C’est ainsi que Women on Waves fait aussi la promotion de l’avortement médicamenteux. Ces avortements peuvent être pratiqués par les femmes elles-mêmes, avec suivi médical, grâce au médicament RU 486. Cette méthode est en général très bien acceptée par les femmes car elle leur évite le passage par la chirurgie. Cette méthode a également l’avantage de se pratiquer à la maison, donc en toute intimité, ce qui peut avoir une grande importance dans certaines situations où la pression sociale est trop lourde ou la législation trop restrictive.
L’IPPF (International Planned Parenthood Federation) a mené en 2004 une étude approfondie des législations européennes concernant l’avortement, et il en résultait que de nombreux pays européens empêchent encore les femmes d’avorter durant les 12 premières semaines, que ce soit à cause de la législation ou des valeurs qui dominent.
Outre l’exemple du Portugal déjà développé, l’avortement n’est pas encore légalisé en Irlande, ou des milliers de femmes doivent se rendre en Angleterre pour avorter. En Pologne, où la législation est encore bien restrictive et où les médecins sont encore très hésitants à pratiquer des avortements, on constate des taux particulièrement élevées d’abandons d’enfants et d’infanticides. En Italie ou en Luxembourg, le recours à l’avortement clandestin n’est pas tellement du à une législation restrictive, mais plutôt aux contraintes morales et/ou religieuses qui règnent dans ces pays. Ainsi, les femmes italiennes ont très souvent recours à des avortements clandestins dangereux, et les luxembourgeoises partent vers les Pays Bas ou la Belgique pour pouvoir avorter tranquilles.
Que fait l’Europe ?
A quand une harmonisation européenne pour le bien de toutes les femmes européennes ?
Une des raisons pour laquelle la fameuse constitution européenne avait été tant critiquée, en France notamment, était l’absence de la garantie du droit à l’avortement, voire une criminalisation de l’avortement à cause d’un article qui aurait pu être utilisé par les anti-avortements pour mettre en danger ce droit pourtant fondamental. L’article II-62 dispose en effet « Toute personne a droit à la vie ». Pourtant la Commission européenne soutient complètement les mesures et les plans de promotion des droits sexuels et reproductifs, comme ceux proposés lors de la conférence internationale sur la population et le développement (ICDP). Le problème est que les gouvernements nationaux restent les seuls à décider de leur législation en matière d’avortement. Les institutions européennes ne peuvent qu’encourager, promouvoir et dénoncer. Ainsi la députée européenne belge Anne van Lancker avait proposée une résolution sur la santé et les droits sexuels et reproductifs adoptée en Juillet 2002, où elle recommandait aux gouvernements des pays membres et aux pays candidats à l’accession de légaliser l’avortement et le rendre accessible à toutes les femmes.
En 2004, un rapport de la députée anglaise Christine McCafferty inspirait le Parlement européen qui adoptait une stratégie européenne pour la promotion des droits sexuels et reproductifs, rappelant les principes essentiels de la ICPD.
C’est un début encourageant, mais cela ne semble pas suffisant pour l’instant.
Changer les législations, c’est aussi, à long terme, changer les mentalités, et changer les attitudes. Légaliser l’avortement, c’est aussi ne plus en faire un sujet tabou et criminel, c’est donc en parler, et donner au personnel compétent la possibilité d’informer et d’éduquer l’opinion publique. Or des femmes informées seront plus en mesure d’éviter des grossesses non désirées, et de faire des choix réfléchis. Il est frappant de voir que le taux d’avortement aux Pays Bas et en Belgique (législations très libérales) est un des plus bas d’Europe.
Voilà qui devrait faire réfléchir…
Illustration : T-shirt "I had an abortion" conçu par une artiste brésilienne et soutenu par "women on waves". Pour plus d’infos sur le T-shirt, cliquez ici.
Les propos tenus dans la rubrique "Sur le vif" n’engagent que leur auteur et ne sauraient engager la responsabilité de l’association sans but lucratif "Les Euros du Village".
Votre article sur l’avortemet, est assez écoeurant... Vous semblez définitivement considérer l’avortement comme une avancée de la civilisation et ceux qui ne sont pas de cet avis comme des crétins obscurantistes. C’est nul. Pourquoi tant de médecins et d’infirmières ne veulent-ils plus pratiquer d’avortements ou ont-ils des problèmes de dépressions à votre avis ? Si certains pays de l’Europe n’ont pa autorisé l’avortement, en sont-ils moins démocratiques ? A priori, c’est que l’opinion générale est contre, à moins que les gens de ces pays soient tellement stupides qu’ils élisent des gouverants et des législateurs qui ne les représentent pas ????
Respectez la liberté de conscience et ne présentez pas l’avortement comme naturel et évident... Promenez-vous sur les forums dans lesquels les femmes témoignent et vous verez votre avancée sociale ce qu’elle produit !!! La mort n’est JAMAIS une avancée sociale. Cet article discrédite votre site, c’est bien dommage !
ma madame votre mauvaise fois ne fait que me révulser ! je ne suis pas dame a avoir toujours raison mais t’en d’obstination n’est que navrant. Je crois que personne ne devrais contraindre la liberter de choix des gens et si il sont contre l’avortement il ne sont pas obliger de l’utiliser, ceci consiste en un choix personnel, et peu importe que la raison sois petite ou grande, les raison sont toute bonne quand l’on est pas près a avoir un enfant. Et je vous ferait poliment remarquer madame que quand l’on fait avorter le foetus, il n’ai pas encore considérer comme un être vivant, donc n’y meurtre n’y mort qu’un noyaux qu’y retourne a ses origine !
Merci pour votre commentaire,
en tant que rédacteur en chef des "Euros du Village", je ne peux que regretter la manière dont vous jugez cet article, mais surtout le constat que vous en tirez pour notre site. Dans la rubrique "Sur le vif" (la rouge), nous mettons en ligne des points de vue qui nous semblent éclairants sur certains sujets pour lesquels la dimension européenne peut etre pertinente, mais en aucun cas il ne s’agit de défendre une seule vision des choses. S’il existe une rubrique d’opinion, c’est bien pour qu’un débat existe, et il ne s’agit en aucun cas d’une position assumée par les "Euros du Village" dans leur ensemble : cela n’engage que l’auteur. Les "Euros du Village" n’ont pas du tout vocation à défendre une ligne politique plutot qu’une autre : nous ne sommes par exemple pas fédéralistes comme certains ont voulu le prétendre, ni la "voix de Bruxelles" ou de quelque autre groupe d’intérêt. Certes, comme pourt tout media indépendant, une sensibilité éditoriale générale se dégage, mais nos colonnes "sur le vif" sont ouvertes à toutes les opinions, du moment qu’elles sont expliquées, étoffées et non offensantes pour autrui.
Par ailleurs, nous avons l’habitude des attaques gratuites voire très violentes (voir nos articles sur la Pologne) : sur internet, il est facile de confisquer la parole et l’espace. Des sites catholiques ont repris notre article sur l’avortement pour le dénoncer : nous serons donc pas surpris de recevoir, dans les jours qui viennent, nombre de commentaires de votre genre (qui ceci dit est encore relativement modéré), voire bien plus assassins.
En découlera peut être la décision de trier les commentaires, désormais... Car nous sommes aussi juridiquement responsables de ce qu’il se dit sur ce site...
Exprimez-vous, mais soyez justes. Merci.
Bonjour,
Oui je suis d’accord, le débat doit être respectueux bien sûr et c’est heureux qu’il le reste. C’est aussi heureux qu’une équipe de modérateur veille à celà car hélas ces sujets débordent vite des 2 côtés, il faut bien le reconnaitre.
Je suis pour le respect des propos de chaque intervenant, mais en revanche je pense qu’il ne faut pas oublier que l’article de Mme Danel est aussi irrespectueux et j’irais même jusqu’à dire mensonger.
Je m’explique : il présente l’avortement comme un bienfait, signe d’évolution, un apport pour toutes les femmes... Il occulte en revanche l’aspect psychologique de l’avortement qui est primordial et bon nombre de femmes avortées s’en rendent compte une fois qu’elles se sont faite avortées. Elle vivent toute leur vie en pensant à ce bébé qu’elles auraient du avoir à cette époque et qu’elles ne peuvent pas faire revenir. Il est mort. Elles l’ont tué. Il ne faut pas oublier que c’est un enfant qu’on TUE en avortant, et l’oublier et le faire oublier serait criminel ( je crois que c’est le terme qui va lorsque l’on tue quelqu’un, non ? )
De plus, je trouve que lorsque Madame Danel est aussi lapidaire envers les pays qui se rendent encore compte de ce que représente un avortement, elle fait preuve d’une intolérance assez profonde en voulant obliger les pays n’acceptant pas l’avortement à le faire légaliser par des campagnes d’action ou des coups médiatiques à l’instar de Women on Waves... Que viendrait elle dire si ces mêmes pays venaient dire en France : "STOP A L’AVORTEMENT" ? Serait elle d’accord qu’ils s’ingèrent dans les affaires françaises ? On a le droit que d’aller dans le sens de "pour l’avortement", le sens du contre étant tout de suite écarté, rétrograde, débile...
Voilà qui devrait faire réfléchir…
Je vous remercie de m’avoir laissé m’exprimé et j’espère qu’un débat constructif et respectueux sur ce phénomène malheureux de notre société pourra avoir lieu ici.
Respectueusement
Vous comprendrez bien que je n’ai pas la même perspective concernant l’avortement. Je ne sais pas s’il est utile de rentrer dans ce débat qui opposent ceux qui pensent qu’avorter c’est tuer un être humain, à ceux qui pensent qu’avorter, c’est interrompre une grossesse, et cela s’arrête là, et qu’il n’est pas question de vie humaine, sauf celle de la mère, bien sûr. Je fais partie de la deuxième catgorie.
Quand aux effets psychologiques, j’en suis bien consciente aussi et malheureusement, il arrive que certaines femmes éprouvent des répercussions psychologiques suite à un avortement, mais mon avis est que la pression sociale et/ou et les discours criminalisant l’avortement (je pense que la même chose vaut pour les effets psychologique sur médecins et infirmières) joue un rôle prépondérant. Certains groupes anti-avortement sont extremmement violents et je peux comprendre que cela puisse etre traumatisant si l’on vient d’avorter et qu’on entend que l’on est une criminelle.
Enfin, en ce qui concerne les pays qui restreignent le droit à l’avortement, mon but était d’insister sur les conséquences que cela engendre, et les dangers pour ces femmes qui vont décider d’avorter clandestinement et par là même risquer leur vie.
Vous allez peut être m’objecter que de toute façon, elle n’ont pas à enfreindre la loi, ce qui nous ramenera au point de départ. Nul ne sait ce que cela peut faire de tomber enceinte et de ne pas vouloir d’enfant avant de l’avoir vécu. Quelque soit la raison qu’une femme invoque pour avorter, je pense qu’il faut la respecter, puisqu’il s’agit de son corps et qu’il lui appartient.
Mener des campagnes ne veut pas dire "obliger". Le militantisme, c’est défendre des idées, et mener une campagne de sensibilisation, c’est faire connaitre ses idées pour amener la reflexion, le débat, et ensuite le changement (des législations, des mentalités), si la campagne marche. Je ne vois pas d’intolérance dans le fait de militer.
Comme Mathieu le souligne dans son commentaire, je suis bien consciente qu’un tel article peut provoquer des reactions un peu sanguines, j’espère que la discussion pourra rester respectueuse.
Bonjour Emilie !
Je suis content de pouvoir discuter avec l’auteur de cet article (si toutefois il s’agit bien de la même Emilie !). Concernant votre perspective, j’ai bien compris votre point de vue, je crois que vous avez bien compris le mien aussi.
Concernant votre définition de l’avortement, on est bien d’accord qu’il met fin à la grossesse, mais qu’est ce que la grossesse ? Sur quoi débouche t’elle normalement ? C’est un processus de 9 mois auquel du terme viens au monde un petit bébé. Or, lorsqu’on interromp la grossesse volontairement avant la naissance, on en fait quoi du bébé ?! Il meurt. On le tue donc bien.
Je vais vous expliquer désormais mon point de vue en prennant le terme plus général de "vie" (pour ceux à qui on l’a laissé) : normalement la vie c’est l’existence qui se termine par la mort naturelle. Si on arrête la vie quelqu’un avant sa mort naturelle, c’est qu’on l’a tué, ou qu’il s’est tué.
Maintenant, la grossesse c’est un état qui débouche sur la naissance, si on l’interromp avant, on a tué le bébé. Quoi qu’on en veuille.
Quant au pressions, croyez moi qu’elles ne proviennent pas des groupes anti-avortement. Ceux-ci en effet s’attaquent à l’avortement mais pas à la personne qui l’a subie. Ils ont tous une compassion extrême pour ces femmes qui se sont faites avortées sur la pression de leur famille justement qui voulait sauvé son honneur, du petit copain qui veux pas d’un gamin à 17ans, des amies qui disent que c’est gacher sa vie d’avoir un mome à 16/17 ans... Voila d’ou viens la pression qui les a poussé à l’avortement. Je ne sais pas si vous avez déja subit çà et quelles en ont été les conséquences pour vous. Quoiqu’il en soit, c’est justement les groupes anti-avortement et pro-vie qui viennent récupérer les filles au bord du gouffre, il n’a jamais été question de leur lancer la pierre, ces femmes ne sont pas responsables des pressions qu’on leur a fait subir, ni des mensonges qu’on leur inculque au sujet d’une procédure infanticide. J’ai beaucoup de respect pour ces femmes pour qui la vie doit être dure désormais.
Concernant la loi, je ne vous dirais pas qu’elle ne doivent pas enfreindre la loi. Il y a une question morale beaucoup plus importante derrière. En France, la loi autorise l’avortement : est-ce pour çà qu’il faut aller se faire avorter ? Etant passé par une faculté de Droit, je peux vous dire que la morale et la loi ne sont pas toujours compatible. La il s’agit de se positionner en tant qu’individu doué de raison. Je crois qu’on peut prendre une position sur ce sujet sans attendre l’avis de la loi (qui n’arrête pas de changer d’ailleurs). Je sais qu’avoir un enfant lorsqu’on ne s’y attend pas est une détresse immense, un gouffre surtout lorsqu’on est jeune et qu’on ne peut pas l’assumer, qu’on a pas fait encore d’étude, etc. Cependant, si le corps de la femme lui appartient, le corps de l’enfant lui appartient aussi et la femme n’a pas le droit d’en disposer. Auriez vous aimé qu’on tue un enfant à 6 ans ? Pourquoi alors le ferais t’on alors qu’il n’a que quelques mois ?
La législation reconnait en effet que pendant la grossesse le foetus fait partie du corps de la mère, d’où le droit qu’elle a dessus puisque c’est son corps. Or ici il convient de préciser quelque chose d’important : le législateur se plante horriblement car si le foetus est DANS le corps de la mère, c’est un être à part entière. Je m’explique : les mains, la tête, les jambes de la mère font partie de son corps. C’est clair ! Ils restent attachés au corps ! Or le foetus, au bout de 9 mois va se faire la malle du corps ou il a grandi et grandir encore après sa sortie comme bébé, puis enfant, puis ado, puis adulte, vieillard... Vous avez déja vu une jambe se désolidariser du corps et grandir et veillir, et se reproduire ?! Moi non.
Voila, c’est ainsi qu’est la vie, on ne peut pas modifier çà bien que certaines personnes s’en arrangent. Pour moi s’attaquer à des ptits enfants sans défense est pire que tout sur cette terre, je ne vous le cache pas et je crois que vous partagez également mon point de vue la dessus qui est le point de vue de toute personne censé.
Sinon, comme tout le monde, je souhaite que la discussion garde le ton respectueux qu’elle a pris, prouvant qu’il existe quand même des endroits ou l’on peut parler intelligement et se faire écouter.
Vous dites :
"pas prête pour être mère, trop jeune, pas assez de ressources financières pour subvenir aux besoins d’un enfant, solitude face à la grossesse, problème dans la relation de couple, risque d’exclusion sociale, toutes ces raisons sont valables pour ne pas vouloir un enfant"
Donc, d’apres vous, quand une femme a des difficultes pour accueillir un enfant deja concu, non seulement il ne faut pas l’accompagner dans un des aspects capitaux du fonctionnement normal d’un corps feminin, mais encore, il faut la pousser encore un peu plus dans l’acte desespere de la destruction de son enfant a naitre ??!!?
Je traduis ca par :
"Chere Madame, vous etes souffrante, alors nous allon charitablement vous aider a vous suicider".
Quelle bonte ! Quelle grandeur d’ame !!!
Reflechissons un peu, et reprenons vos arguments :
"pas prête pour être mère, trop jeune"
Dans de nombreux pays du monde, il y a des epouses et des meres de quinze ans, parfaitement competentes. C’est donc un probleme de culture et de maturation, choses qu’on peut faire evoluer.
"pas assez de ressources financières pour subvenir aux besoins d’un enfant, solitude face a la grossesse"
Les systemes sociaux, la medecine, une aide psychologique et spirituelle sont precisement faits pour subvenir aux besoins d’une mere et d’un enfant.
"problème dans la relation de couple"
La lachete de nombreux peres doit en effet etre combattue sur le plan social, politique et pourquoi pas, financier.
"risque d’exclusion sociale"
La aussi, la societe peut et doit changer, etre ouverte, et s’adapter aux plus faibles d’entre nous : Nos futurs enfants.
Il est trop facile de faire regner la loi du plus fort : L’argent, le machisme, le plaisir egoiste, et faire payer la facture aux femmes abandonnees.
Nous avons tous eu une mere qui s’est devoue pour nous faire vivre : La gratitude envers les femmes et les meres est un devoir, et les grossesses une priorite.
Ca c’est bien vrai ! Certains hommes sont des irresponsables ! Je trouve çà aussi scandaleux. Encore plus scandaleux est le fait que ce sont aux femmes de payer cette irresponsabilité. Eux sont lavés de tout si c’est la fille qui avorte : pas de tracas physique ni psychologique suite à l’avortement, ils peuvent lacher leur partenaire si jamais elle devient génante et qu’elle commence à avoir des remors, se recaser ensuite, etc.
Je suis particulièrement choqué de cette attitude irresponsable, connaissant des cas similaires dans mon entourage d’hommes déserteurs et irresponsable. Je crois qu’il faudrait plutot axer le combat la dessus et leur enseigner la maturité. Comme dit ui, marre que ce soit aux femmes de payer l’égoïsme des mêmes.
"Pas assez de ressources financières pour subvenir aux besoins d’un enfant, solitude face a la grossesse" : la aussi je trouve qu’il y a une vrai politique menée pour empêcher aux femmes de garder leurs enfants : l’IVG libre, gratuit, les parents non informés, liberté totale, etc. Pourquoi ne pas attribuer des aides aux femmes abandonnées avec un enfant à naitre plutôt ? Je pense que çà éviterait le "suraccident" après l’accident et aiderait ces jeunes femmes à garder et élever leurs enfants.
Là c’est pareil, c’est un changement de mentalité qu’il faut car aujourd’hui il y a plus un esprit de mort qui rode et on montre aux jeunes filles qu’il n’y a que l’avortement, le RU486 et toute ces choses horribles qui peuvent la sauver. Pourquoi ne pas les aider dans leur détresse à garder leurs enfants ?
Je suis triste de voir que nos mères qui se sont donné la peine de nous porter, de nous mettre au monde et de nous élever, parfois en sacrifiant un travail, ne soient pas plus remerciées car je sais pas si certains hommes seraient capables de faire ce qu’elles ont fait. Pourquoi la profession "mère de famille" n’est elle pas reconnue plus ? alors que dans certaines familles la mère est omniprésente et fait tout pour ses enfants ?! Il est temps de remettre les choses à leur place et remercier celles qui le méritent.
Je trouve regretable que l’IVG soit présentée comme la seule solution. Cela reste un meurtre, car tout scientifique s’accorde pour dire que l’être humain existe dés la conception. Et le meurtre est anti-social.
Nous assistons depuis trente ans à un véritable massacre. Il serait temps que les uns et les autres ouvrent les yeux et se rendent compte que notre civilisation se tire dans le pied en tuant les plus petits (son avenir).
C’est un acte égoïste de démission. je m’explique ; dans une grande très grande majorité des cas ce sont des avortement de confort et là je ne préfère pas rentrer dans les détails... Dans une infime partie des cas il y a une réelle détresse de la maman et alors qu’elle est déja très diminuée on lui tue son enfant, la chair de sa chair. Alors qu’il ne serait certainement pas difficile de mettre en place des structures pour entourer ses femmes (voyez par exemple l’association Magnificat).
Non la mort n’est jamais la solution !
Oui l’avortement est la chose la plus odieuse que le vingtième siècle ait produite (et je pèse mes mots, et je pense que l’humanité a été capable de choses atroces avec le nazisme ou le communisme) !
LAISSEZ LES VIVRES !!!!
Juste au sujet de la soi-disant culpabilisation des femmes par des "groupes extrêmement violents contre l’avortement"... Je trouve le propos assez surréaliste... de qui parle-ton ?
Allez, oui faites cet effort, allez sur n’importe quel forum de discussion sur l’avortement et lisez les témoignages des femmes qui ont avorté. Si elles parlent de violences et de pressions, ce n’est pas de celles que vous supposez qu’elles témoignent...
L’avortement est l’acte le plus anti naturel, le plus anti humain, le plus violent qui puisse être commis. Une femme n’a nul besoin d’être culpabilisée pour un jour ou l’autre prendre conscience de ce qu’elle a fait. C’est de façon naturelle, je dirais même animale, qu’elle finit toujours par réaliser, hélas trop tard. Et le réveil est toujours rude.
Si la condamnation de l’acte est totale et radicale, il n’en va jamais de même pour les personnes qui ont au contraire besoin de toute l’écoute et l’affection possibles pour se reconstruire car dans un avortement, ce sont deux personnes qui sont tuées, l’enfant et la mère... ne l’oublions jamais.
je suis complètement d’accord avec melon, il est clair que l’on insiste pas assez sur le traumatisme subit par les femmes qui en viennent à l’IVG et même dans une situation de grande détresse, on en fait qu’ajouter une autre détresse encore plus grande. Ce crime odieux ne peut jamais être la solution.
Et sortons des stéréotypes donnés par les médias, les associations anti IVG n’on jamais été violentes. Par contre alors que l’une d’entre elle disait pacifiquement une prière pour la vie devant une Eglise à Lyon, des pro IVG les ont bombardé avec de oeufs, ils leurs ont crié dessus et s’il n’y avait aps eu de CRS ce serait certainement allé plus loin.
Il est temps de se réveiller. Mme Weill nous a plongé dans une situation terrible.
"Quelque soit la raison qu’une femme invoque pour avorter, je pense qu’il faut la respecter, puisqu’il s’agit de son corps et qu’il lui appartient."
>Pas du tout d’accord avec vous, Emilie !
Un enfant, même encore dans le sein de sa mère, est déjà un être humain indépendant de celle qui le porte... Il est donc injuste de considérer l’embryon ou le foetus comme une sorte d’excroissance du corps maternel...
L’Occident se plaint de la démographie catastrophique, ce n’est pas l’avortement qui y remédiera...
Il va de soi que les mentalités doivent évoluer ; que la femme ou la jeune fille qui ne souhaite pas garder son enfant soit accompagnée et soutenue durant sa grossesse afin de l’aider a faire un choix en toute liberté... De même pour le géniteur... Si elle décide de ne pas le garder, il serait plus adéquat de permettre à un couple ou a des célibataires d’adopter cet enfant...
Bonjour. Je dois vous avouer que j’ai été très choquée à la lecture de certain commentaires. Je pense que l’avortement est, pour la femme, un droit fondamental à disposer de son corps et que l’état se doit de respecter ses décision.
De plus, je crois qu’il est très malsain pour un enfant de venir au monde alors qu’il n’est pas désiré.