CHANGEMENT CLIMATIQUE : l’UE mettra-t-elle les compagnies aériennes à l’amende ?

Environnement 1 – Compagnies aériennes 0
A une large majorité, les députés européens ont voté en faveur de l’inclusion du secteur aérien dans le système d’échange des quotas d’émission, et de la fin des exemptions de taxes sur le kérosène. En tant qu’arbitre du match entre intérêts environnementaux et intérêts économiques des compagnies aériennes, l’UE n’est plus très loin de trancher en faveur des premiers. Mais la fin de la première mi-temps n’a même pas encore sonné. Autant dire que la finale est encore loin d’être gagnée…
De « pollueur – profiteur »…
Les compagnies aériennes ne sont pas contentes. Jusqu’ici privilégiées par des régimes légaux et fiscaux plutôt cléments – exemptions de taxes sur le kérosène par exemple - elles voient désormais ces avantages clairement menacés. La législation européenne autorise bien depuis 2003 les Etats membres à taxer les carburants pour les vols intérieurs, mais pour l’instant, face à la pression des puissants lobbies de l’aérien, seuls les Pays-Bas avaient osé le faire, et encore, à petite dose. Or, au sein du secteur des transports, qui contribue abondamment aux émissions de CO2 (21% des émissions totales), l’aérien est de loin le plus polluant, avant la route : un voyage en avion, par kilomètre et par personne émet en moyenne 70 fois plus de CO2 qu’un trajet en train ! La révision du Livre Blanc sur la politique des transports de l’UE, rendue publique le 22 juin dernier, prévoit que l’activité du secteur des transports aérien devrait en outre croître de 108% d’ici à 2020, et émettre en volume de CO2 plus du double de ce qu’il émettait en 1990.
Avec la libéralisation du secteur et le développement des compagnies à bas coût (« low cost »), le transport aérien a connu une croissance considérable ces dernières années, avec certes des effets bénéfices pour l’économie et les consommateurs, mais des conséquences écologiques néfaste à la hauteur : on prévoit une augmentation de 3,5% aujourd’hui à 5% en 2050 de la part totale des émissions de CO2 en Europe dues au secteur aérien.
… à « pollueur-payeur »
La Commission avait donc décidé d’agir, dès le 27 septembre 2005, en publiant une communication sur sur la « Réduction de l’impact de l’aviation sur le changement climatique », et ouvrait des consultations, comme nous vous en parlions déjà en septembre 2005 sur « Euros du Village ». Le Parlement Européen, mardi 4 juillet 2006, a décidé d’enfoncer le clou, en votant à 439 voix pour (74 contre et 104 abstentions) un rapport d’initiative sur la question, porté par la députée britannique verte Caroline LUCAS. S’il ne s’agit que d’un avis n’ayant pas de valeur obligatoire, il est probable que ce rapport ait un impact sur la proposition législative que la Commission compte publier fin 2006 et qui engagera, cette fois, un processus dans lequel le Parlement aura un pouvoir législatif prépondérant. D’ici là, il faudra s’attendre à une campagne de lobbying particulièrement intense de la part des compagnies aériennes, représentées à Bruxelles par l’International Air Carrier Association (IACA), à laquelle répondront notamment les ONG environnementalistes (Greenpeace en première place), les représentants des chemins de fer et le groupe des Verts au Parlement européen. La position du Parlement est en effet particulièrement volontariste…
Alors que jusqu’ici, le secteur aérien était exclu de l’application du protocole de Kyoto (contrairement au secteur de production d’électricité par exemple), les députés européens suggèrent d’inclure le secteur de l’aviation dans un système proche de celui des échanges de quotas d’émission de CO2 (SEQE), mais à part. Ce système, qui obligerait les compagnies aériennes à acheter des « droits à polluer » pour émettre certaines quantités déterminées de CO2, connaitrait une phase pilote de 2008 à 2012. Phase au terme de laquelle l’aérien pourrait rejoindre le SEQE, mais sous un régime particulier, visant à éviter les distorsions de marché (autrement dit de fausser la concurrence) au détriment d’autres secteurs moins protégés : la quantité de droits que le secteur aérien pourrait racheter à d’autres secteurs serait ainsi limitée. Et de fait, les émissions de CO2 dues à l’aviation se verraient être potentiellement plafonnées.
Mais ce n’est pas tout. Le Parlement européen s’est également prononcé pour une taxe sur le kérosène applicable aux vols effectués à l’intérieur du territoire de l’Union, et a officiellement reconnu que les exemptions de taxes dont bénéficie le secteur aérien conduit à une « concurrence très inéquitable entre l’aviation et les autres modes de transport ». En revanche, un appel à la suppression de l’exemption de la TVA sur le kérosène, émanant du groupe des Verts, a été rejeté.
Le rendez-vous est donc fixé à la fin de l’année 2006, avec la proposition législative de la Commission. Si celle-ci tiendra compte du point de vue des parlementaires, il est cependant peu probable que les députés soient suivis sur toute la ligne. Surtout, lors du processus législatif qui devrait débuter en 2007, il est fort probable que les Etats membres, via le Conseil des ministres qui partage le pouvoir législatif avec le Parlement, ne fasse pas preuve de clémence vis-à-vis des compagnies aériennes comme ils l’ont fait jusqu’ici. Ce serait, dans le cas contraire, une véritable petite révolution.
Transports et environnement : une question clef
Le secteur des transports et « l’internalisation des coûts externes »
Malgré son intitulé un peu technique, la question de « l’internalisation des coûts externes » est fondamentale dans le secteur des transports au niveau européen, comme au niveau national voire mondial. Opposant grosso-modo les modes de transports les plus polluants aux moins polluants, cette question constitue le cheval de bataille des compagnies de chemin de fer face à l’aérien, mais surtout à la route (représentée par les constructeurs automobiles, mais aussi les gestionnaires d’autoroutes par exemple). Le cœur du problème est le rééquilibrage de la concurrence entre les modes de transports, inéquitable aux yeux des défenseurs du rail (et des pro-environnement) : les modes les plus polluants ne contribueraient financièrement pas à la hauteur des coûts collectifs – ou coûts externes – qu’ils induisent (en termes de pollution, de congestion notamment), alors qu’on estime que les effets nocifs des modes de transports coûtent chaque année 1,1% de PIB à l’ensemble des pays de l’Union Européenne. L’aérien et la route seraient avantagés, la collectivité prenant en charge la plus grande part des investissements d’infrastructure (aéroports, autoroutes, entretien des routes…), sans réelle contrepartie, ni de mécanisme régulateur au niveau fiscal, notamment. De leur côté, le secteur ferroviaire fait face à des charges considérablement élevées (coût des investissements, péages d’infrastructure, taxes) en rapport à son faible impact nocif pour la collectivité (pollution limitée, pas de congestion, etc.) En gros, le rail, en perte de vitesse constante (fret) ou en stagnation (voyageurs), car de moins en moins compétitif, paye pour la route et l’aérien.
L’idée de l’internalisation des coûts externes est donc d’évaluer dans un premier temps en termes économiques les coûts à la collectivité de chaque mode de transport, et dans un second temps de mettre en œuvre un mécanisme de péréquation, afin de parvenir à une concurrence plus juste. L’Union Européenne a, jusqu’ici, un peu abordé le problème à l’envers. Ainsi, la révision de la directive « Eurovignette » sur la taxation des poids lourds, adoptée le 27 mars 2006, n’a pu déboucher sur une véritable internalisation des coûts externes, se cantonnant à la possibilité offerte aux Etats d’instaurer des « surpéages » sans lien direct avec la pollution environnementale. Ceci dit, la Commission européenne a décidé en mai le lancement d’études sur l’évaluation des coûts externes afin de créer les bases de futurs mécanismes d’ajustement, et promet une publication au plus tard le 28 juin 2008.
Espace réactions(3)
CHANGEMENT CLIMATIQUE : l’UE mettra-t-elle les compagnies aériennes à l’amende ?
Par PAGO, 10 janvier 2007
Bonjour, toute cette agitation autour de l’impact de l’aviation sur le changement climatique est la preuve - s’il en fallait une - que les moteurs d’avions polluent. Les études faites jusqu’ici faisaient rigoler les responsables de l’aéronautique - principalement en France, où la DGAC les prenaient pour des élucubrations stériles - mais le Parlement européen recadre le problème. Vous pouvez aller voir sur le site : www.canalaero.org l’intervention du Docteur Simone Nerome sur les pollutions chimiques des moteurs d’avions.
merci de votre lecture
CHANGEMENT CLIMATIQUE : l’UE mettra-t-elle les compagnies aériennes à l’amende ?
Par Rueil, 10 janvier 2007
"L’Union Européenne a, jusqu’ici, un peu abordé le problème à l’envers [de l’internalisation des coûts externes]".
L’Union européenne, relativement à la France, est toutefois en pointe dans l’internalisation des coûts environnementaux. La Commission et le parlement ne manquent en effet pas de discours sur l’internalisation, alors que les discours (même les discours sont absents au niveau français. Comme vous le rappelez, la Commission encourage la taxation du kérosène pour les vols intérieurs (et aussi les accords entre Etats-Membres à ce sujet). Mais ce sont biens les Etats (sauf les Pays-Bas) qui ne passent pas à l’acte. En 2001 (sommet de Goteborg), il était annoncé que la Commission proposerait un texte afin que "le prix de l’utilisation de différents modes de transport reflète mieux leurs coûts pour la société", ceci avant 2004. source : http://www.internalisation.eu/climat
Il est clair, en 2006, que les coûts des transports ne sont pas internalisés.
En France, voici les coûts engendrés par la pollution de l’air due aux transports, tels qu’estimés (en son temps) par le Plan (en centimes d’euro par véhicule-km) : Véhicules particulier : 2,9 en zone urbaine dense, 1 en zone urbaine diffuse et 0,1 en rase campagne Poids lourds : 28,2 / 9,9 / 0,6 Bus : 24,9 / 8,7 / 0,6 Train (Fret) : 458 / 160 / 10,5 Train (voyageurs) : 164 / 57 / 3,8 source : http://www.internalisation.eu/transports
CHANGEMENT CLIMATIQUE : l’UE mettra-t-elle les compagnies aériennes à l’amende ?
Par François TATARD, 9 avril 2008
L "fumisterie du siécle" va nous priver du CO2 nécessaire à la croissance des végétations qui nous nourissent
EFFET DE SERRE - GAZ CARBONIQUE et OXYDE D’AZOTE.
Du mouvement perpétuel, au"bogue" de l’année, 2000, en passant par la pompe à chaleur, on est arrivé à l’effet de serre. « Des Scientifiques ont dit » c’est la locution préférée de nos informateurs pour propager les pires bêtises. Les lois de la physique sont souvent difficiles à comprendre. L’équation caractéristique des gaz les imagine parfaits. Les lois de Dalton sont souvent mal assimilées. Quand à la thermodynamique, elle est si mal perçue qu’au 21éme siècle on peut construire une merveilleuse chaudière atomique, mais ce n’est que pour faire marcher les machines de Denis Papin(1690) ou, mieux, de FULTON. Nos automobiles continueront encore longtemps à utiliser les inventions du 19éme siècle sous le nom de cycle de Beau de Rochas (1862), popularisé par le moteur à quatre temps. L’électronique, en l’améliorant, ne sera jamais qu’un cautère sur une jambe de bois.
Les Scientifiques de bureau ont encore beaucoup d’avenir dans leurs prévisions qui ne sont étayées ni par des mesures, ni par des statistiques, ni par des expérimentations sérieuses. Leur invention d’effet de serre, provoqué par l’accumulation du DIOXYDE de carbone (avouez que cela a plus d’allure que le gaz carbonique) dans l’atmosphère, les ferait recaler au Certificat d’Etudes Primaires s’il existait encore. Sans aller jusqu’à un tel niveau de culture scientifique, limitons au cours moyen des années 1957 et suivantes, notre bibliographie. Qu’ils essaient d’extraire le gaz carbonique accumulé au fond d’une cave de fermentation. Ils constateront que pour le soulever il faut complètement le pomper. Qu’ils essaient, en soufflant dessus, de le maintenir en suspension dans l’air. Ils verront qu’il est si lourd qu’il retombe en se dissolvant dans la moindre goutte de pluie et dans bien d’autres choses encore. A la pression atmosphérique un litre d’eau dissout un litre de gaz carbonique. A « n » fois cette pression un litre d’eau va dissoudre « n » litres de gaz carbonique. Imaginez ce que peut en absorber l’océan dans ses profondeurs. Ce qu’en produisent les industries humaines est ridicule devant les volumes émis par les respirations, les fermentations, les éruptions volcaniques, les calcinations des carbonates de toutes sortes qui constituent une bonne partie de notre planète. Enfin, la consommation du gaz carbonique par les végétaux n’a jamais été mesurée, ni même estimée. Pourtant, c’est la seule source de carbone dont disposent les végétaux pour fabriquer de la cellulose. Vous imaginez tout ce qu’il en faut pour construire un tronc d’arbre. Avant d’en faire le « vitrage » de notre atmosphère, il serait bon d’en mesurer sérieusement la réelle concentration en fonction de l’altitude. Il en va de même pour ces fameux oxydes d’azote, du « trou » dans la couche d’ozone et de toutes ces billevesées qui ne reposent sur rien. En effet, nos statistiques sur ces questions manquent manifestement d’ancienneté. Que dire de cette histoire de niveau des océans qui serait en augmentation ? Est-ce l’eau qui monte ou la terre qui descend ? Nos misérables existences ont été, de tout temps, victimes de ces conformismes majoritaires, contre lesquels il faut lutter mieux que des moutons de Panurge.
Pour ceux qui doutent encore.
L’azote et l’oxygène sont intimement mélangés pour former l’atmosphère que nous respirons. Leurs densités différentes devraient les dissocier ? Pourquoi n’en serait-il pas de même entre le gaz carbonique et l’air ?
Constats qui ne sont pas des explications.
L’eau et l’huile ne se mélangent pas, l’huile moins dense surnage. L’eau et l’alcool se mélangent en toutes proportions, malgré des densités différentes. Pourquoi ? Si l’on ne veut pas être noyés dans un cours de physique, il faudra nous contenter d’une réponse d’adjudant :
« C’est comme cela parce que ce n’est pas autrement. »
Le gaz carbonique n’a aucune affinité avec l’air qui nous entoure. Au maximum, l’air peut en dissoudre trois volumes pour dix milles (3/10000). Au delà de cette concentration, il s’en sépare et « tombe » au fond où tout concourt pour qu’il soit absorbé par l’eau, mais aussi par d’autres minéraux et végétaux. Il en va de même du fameux oxyde d’azote que nos automobiles sont accusées de produire à l’excès. Or, le véritable producteur d’oxyde nitreux, c’est l’électricité sous tension élevée. Bien sûr, on en trouve un peu aux électrodes des bougies d’allumage des moteurs à explosion. Les aigrettes bleues qui s’échappent des isolateurs des lignes à haute tension en produisent un peu plus. Par temps humide, on en sent l’odeur, qui accompagne le grésillement sonore caractéristique. Il s’y mélange un peu d’ozone qui accentue l’odeur. Tout cela ne produit pas grand-chose si on le compare à la puissance énorme de l’éclair en temps d’orage, capable d’en synthétiser des milliers de tonnes. Ce gaz nitreux est une bénédiction pour la nature et pour l’homme. Sans lui, il n’y aurait pas de végétation. On peut faire, les mêmes constatations avec le gaz sulfureux. Gaz carbonique, gaz nitreux et gaz sulfureux, solubles dans l’eau, ne restent pas dans l’atmosphère. Heureusement, s’il n’en était pas ainsi la vie, ne serait pas possible sur terre : nous serions tout asphyxiés. Depuis le temps que l’on consomme l’oxygène de l’air pour faire des oxydations, sa teneur devrait diminuer si l’on poursuit le raisonnement de nos fameux « Scientifiques médiatiques ». On ne l’a jamais constaté et on respire encore. Ces trois dioxydes se combinent à l’eau pour donner les acides, carboniques, nitreux et sulfureux qu’on ne peut pas isoler. Ce sont leurs solutions qui ont des caractéristiques acides. Contrairement aux autres solutions, ces dioxydes voient leur concentration dans l’eau diminuer quand la température s’élève. Finalement, ils ont tous tendance à être absorbés par le sol.
Comment pourraient-ils provoquer un effet de serre ? Qui provoque réellement l’effet de serre ? comment le constate-t-on ?
C’est l’eau dans l’atmosphère qui est à l’origine des nuages. Les propriétés de diffusion des rayonnements par les nuages sont connues du bon sens populaire. Un ciel clair provoque le refroidissement nocturne de la terre. Un ciel nuageux, au contraire, protège des excès du soleil et de la déperdition des calories accumulées par la terre et les eaux. Si l’on compare les masses d’eau nuageuse, avec les quelques gaz transparents, qui se diluent en quantités ridiculement petites dans l’atmosphère, on voit bien que tous ces gaz, soi-disant à « effet de serre », ne peuvent avoir aucune influence sur le climat de la planète.
Les gaz à effet de serre : canular ? Ou imbécillité ?
Il serait tellement plus satisfaisant que ce soit un canular. Comment analyser les causes réelles de l’imbécillité ? Un essai de réponse est apporté par un chiffre. Lorsque nous avons demandé à ces fameux « Scientifiques », correspondants attitrés de nos « Reporters », à combien ils chiffraient le réchauffement de la planète, depuis les années 1900, ils ont répondu :
« La planète a connu, au vingtième siècle, un réchauffement d’un demi degré centigrade »
Mépriser le calcul d’erreur à un tel niveau, est franchement scandaleux. Comment mesurer des températures avec une telle précision ? Les conditions de prise de température et les performances des matériels, tant au début du vingtième siècle que maintenant, permettent-elles d’être aussi affirmatif, pour prétendre que le chiffre donné est significatif. Aucune élucubration statistique ne peut étayer une telle sottise.
Même le suffrage universel ne nous permet pas de nous protéger des « maries Chantal » scientifiques, qui ne sont pas moins dangereuses que leurs soeurs en Politique et en Littérature.
KYOTO ou la mondialisation de la bêtise.
Les activités industrielles humaines, en y ajoutant les autres occupations des sols, couvrent moins de dix pour cent de la surface terrestre. L’exploitation n’en perce l’écorce que sur une moyenne de quelques centaines de mètres. Les fourmis humaines sont bien prétentieuses quand elles prétendent modifier les climats, par leurs activités minuscules. Accuser les Etats-Unis d’Amérique de tous les maux, c’est oublier leur territoire gigantesque. Ramenée au kilomètre carré, leur activité industrielle et humaine est bien inférieure à celle de l’Europe. On envisage pourtant, sans inquiétude, que la population du globe atteindra rapidement les dix milliards d’individus. Comme toutes les formes de vie, celle de l’homme disparaîtra noyée dans son caca. Dans la fosse morte universelle, quand les hommes verront le niveau des sanies atteindre leur lèvre inférieure, chaque nouvel arrivant provoquera la supplication unanime : « Surtout, pas de vagues ». Les plus grands seraient donc les derniers à disparaître ? Cela ne sera pas la conséquence des émissions de gaz carbonique qui s’élimine automatiquement. La vraie source de nuisance et d’autodestruction tient dans une seule phrase de la genèse :
Croissez et multipliez
Il faut bien que les choses s’arrêtent un jour.
Le réchauffement climatique :
« Sans effet de serre, comment faire pour expliquer le réchauffement climatique ? »
J’ai déjà dit combien nos statistiques et la précision de nos mesures, dans le temps, étaient insuffisantes pour prouver que le climat se réchauffait. Nos pauvres mémoires sont si courtes qu’elles ont oublié les mois de juin torrides pendant lesquels on « faisait les foins ». Elles ont aussi oublié les étés « pourris », froids et humides avec les récoltes qui pourrissaient sur pied, les épouvantables sécheresses qui décimaient les troupeaux. Pensez donc qu’en 1947 et en 1959 les vignes du Nord ont produit et conduit à maturité des raisins bien sucrés. A Melun le bananier du jardin public a produit un splendide régime de bananes parfaitement comestibles. Ces années-là, les vins étaient méconnaissables. Ils étaient si généreux que cela cachait leurs terroirs. Les vins blancs avaient tous le goût de Xérès espagnol et, en Champagne, ils étaient inaptes à la seconde fermentation appelée prisez de mousse. Il fallait les couper (on dit assembler cela fait plus noble) avec des « piquettes » des années antérieures. Les vents étaient alors autant de Sud-Ouest que de Nord-Ouest, les tempêtes aussi. On ne parlait pas encore de réchauffement climatique.
« Mais, cher Monsieur, sans épiloguer sur les mesures thermométriques que vous contestez, la régression des glaciers, la fusion des glaces polaires sont bien en rapport avec une évolution du climat qui ne trouve d’explication que dans l’effet de serre, universellement reconnu. »
Les glaces qui fondent sont une réalité. Alors ! Qui les réchauffe ?
Le sens des proportions :
Il faut remettre les grandeurs à leurs places qui sont toutes relatives. Le monde vivant occupe une « pellicule » du globe terrestre bien mince : à peine un pour mille du rayon de le terre. En volume, cela ne représente que trois pour mille de notre globe. Ramenez cela à un beau pamplemousse de cent millimètres de rayon, cela représente péniblement un dixième de millimètre, soit la peau d’une pomme de terre nouvelle. L’astronomie ne signale pas des mouvements du soleil, ni des émissions calorifiques inhabituels. Par contre, les tsunamis, éruptions volcaniques et tremblements de terre se sont distingués ces dernières années. Quand on pense aux sources chaudes d’Islande et d’ailleurs et qu’on observe que les glaciers et les banquises fondent surtout par la base, on peut se demander si ce n’est pas la croûte terrestre qui laisse transpirer un peu plus du feu central si mal connu. Une campagne de mesures de la température des sols, tant sur la terre qu’au fond des océans, permettrait d’émettre des hypothèses moins philosophiques que l’effet de serre. Cela prendra du temps et, dans l’attente, on entendra encore de belles âneries. Enfin, l’histoire est là qui nous apprend que les vikings appelaient VINE LAND ce que nous appelons encore GROELAND, malgré les glaces et les névés qui recouvrent ce territoire.
On peut regretter que nos formations intellectuelles nous spécialisent trop en nous enlevant la capacité généraliste de raisonnement scientifique et technique. Les sociétés et académies savantes ont bien failli à leur mission.
Dinard le 17 Février 2001 – François TATARD – 18 rue de l’isle célée
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A voir également
Nos Pages : :
Sur internet
- Parlement européen
- Le rapport Lucas
- Commission européenne
- Communication du 27 septembre 2005 sur la réduction de l’impact de l’aviation sur le changement climatique (PDF)
- Commission européenne
- révision à mi-parcours du livre blanc sur la politique européenne des transports de l’UE
- Groupe des Verts au Parlement européen
- changement climatique et aviation
- International Air Carrier Association
- « IACA décerne un carton rouge au Parlement européen » (en anglais)










