Crise financière, volume 2

Alors que la crise financière s’accélère, les gouvernements européens semblent redécouvrir à la vitesse Grand V les vertus de l’intervention publique et de la régulation. Tandis que le Benelux dépensait 7 milliards € pour sauver la banque Fortis (dont la partie néerlandaise a été nationalisée et la partie belge vendue à BNP-Paribas), l’Allemagne s’apprêtait à débourser près de 27 milliards € pour la banque immobilière Hypo Real Estate et l’Espagne décidait de créer un fonds de sauvetage de 50 milliards €. La tendance n’épargne même pas ceux auxquels on s’attendait le moins, puisque le Royaume-Uni annonçait, mercredi 8 octobre, la création d’un fonds de 200 milliards £ ainsi que la nationalisation partielle de 8 de ses plus grandes banques… et réclamait même une intervention européenne pour garantir les prêts interbancaires ! Le monde tourne-t-il vraiment à l’envers ?
Voir nos "pages spéciales politique économique et monétaire"






Aucun commentaire