Crise financière, volume 5

Les effets de la crise ne sont pas limités au monde apparemment « virtuel » des marchés boursiers mais, par l’intermédiaire de la contraction du crédit, touchent de plus en plus clairement l’économie « réelle », en particulier les secteurs comme le bâtiment et l’automobile. Les prévisions de croissance en 2008 et 2009 ont été fortement revues à la baisse pour de nombreux pays européens, en particulier l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Irlande, les trois derniers ayant admis être entrés en récession (c’est-à-dire ayant eu deux trimestres consécutifs de croissance négative). C’est ce recul de l’activité économique réelle qui aura le plus fort impact sur les citoyens européens, en entraînant hausse du chômage et baisse des revenus. Un des pays les plus touchés est l’Islande : alors que la dette de ses banques s’élève à 12 fois son PIB, le pays est au bord de la banqueroute et doit avoir recours à des mesures exceptionnelles, comme la prise de contrôle totale sur ses banques et l’appel d’urgence à des capitaux étrangers. Mardi 7 octobre, c’est la Russie qui promettait au petit pays insulaire un prêt de 4 milliards €… Oui, le monde tourne peut-être vraiment à l’envers.
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