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DAPHNE : La Commission Européenne contre les violences envers les femmes et les enfants

12 avril 2008 | Par Andréa De Jong
Depuis mon dernier texte, je me demande ce qu’il y a de changé sauf la loi sur la bi-localité qui est très nefaste pour les mères qui tentent déjà souvent vainement de protéger leur enfant ? Ce groupe minoritaire n’est pas entendu, loin s’en faut. Andréa De Jong Mères contre l’inceste 5 Prosper Claeysstraat 9000 Gand andrea@mti-online.be http://mti-online.be

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Sur internet

Amnesty International
"stop violence against women" (en anglais)
UNIFEM (United Nations Development Fund for Women)
la campagne de novembre 2005 (en anglais)
Commission européenne
le programme DAPHNE II


DAPHNE : La Commission Européenne contre les violences envers les femmes et les enfants


DAPHNE : La Commission Européenne contre les violences envers les femmes et les enfants 10 janvier 2006, Par Emilie DANEL

Au moment où les sondages Eurobaromètre montrent que le désintérêt à l’égard de l’Union européenne (UE) est croissant parmi la population, il est intéressant de mettre en avant l’action concrète de l’UE dans un domaine spécifique : la lutte contre les violences domestiques. Sujet peu évoqué et pourtant emblématique de la volonté de la Commission européenne d’avoir un impact sur la société civile. Les Euros du Village font le point sur le programme d’action « Daphne »

Naissance de Daphne

Il y a quelques semaines, le 25 Novembre dernier, avait lieu la Journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes. Cette journée était accompagnée de 16 jours d’activisme et de campagnes pour mettre en lumière l’énormité de ce problème bien trop souvent mis de côté.

Informations pratiques concernant le prochain appel à propositions
La date limite de dépôt de dossier est le 10 février 2006. Tous les formulaires, ainsi que des conseils très complets pour monter les dossiers sont à télécharger sur le site Daphne de la Commission européenne. Par ailleurs, un excellent site sur le programme Daphne a été développé récemment : www.daphnetoolkit.org. En plus de présenter le programme et de donner des conseils pour monter un dossier, le site recense tous les projets financés jusqu’à présent accompagné d’une description de chaque organisation partenaire.

UNIFEM, relayée par toutes les organisations militant pour mettre fin à ces violences, et notamment Amnesty International qui mène depuis deux ans une campagne internationale contre les violences envers les femmes nous rappelait que dans le monde, une femme sur trois au moins a déjà subi des violences dans sa vie : viol, violence domestique, esclavage sexuel, excision, inceste etc.

Dans ce contexte d’activisme, l’Union européenne apporte elle aussi sa pierre à l’édifice grâce à un programme devenu indispensable au développement de projets européens contre la violence. Cet outil, le programme Daphne, est spécialement consacré au développement de projets contre les violences envers les enfants et les femmes.

1996 : C’est la tragique « affaire Dutroux », scandaleux crime pédophile qui provoque une réaction spontanée sans précédent dans toute l’Europe. Pour montrer sa détermination à lutter contre ces crimes, l’Union Européenne décide en 1997 de commencer à financer des projets européens spécifiquement consacrés à la lutte contre la violence envers les enfants et les femmes.

Le programme prendra la forme qu’on lui connaît en 2000. C’est la naissance du programme Daphne, sous la responsabilité de la Direction Générale Justice et Affaires Intérieures.

Le premier cycle de subventions a été attribué entre 2000 et 2004, le deuxième a été inauguré l’année dernière et se prolongera jusqu’à fin 2008.

Pour le deuxième cycle de subventions, la Commission a alloué pas moins de 50 millions d’Euro pour financer durant ces cinq années des projets européens contre les violences envers les femmes et les enfants. Cette fois-ci, le programme se concentrera sur l’échange de bonnes pratiques entre les pays membres et insiste sur la coopération entre les pays et le partage des expériences et des méthodes.

Toute association ou organisation qui a un solide projet incluant des partenaires d’autres pays membres peut postuler. Il peut s’agir de recherches scientifiques ou statistiques sur ces violences, qu’elles concernent les victimes, les agresseurs ou les différentes législations en place dans les pays membres par exemple. On peut aussi développer des projets de campagnes européennes de sensibilisation de l’opinion publique ou des campagnes de lobbying dirigées vers les autorités ou les institutions.

Opportunités et incertitudes

Ce programme constitue une avancée et une opportunité considérables pour les organisations souvent délaissées qui militent pour cette cause. Il est en effet extrêmement difficile pour des organisations de lever des fonds pour financer leur projet. Les institutions nationales ne font en général pas de la lutte contre la violence envers les femmes une priorité et les organisations internationales privilégient souvent les projets développés dans d’autres parties du monde (Afrique, Asie) et ceci à juste titre, ces projets étant souvent synonymes d’interventions en urgence.

Le programme Daphne a aussi la particularité de financer des projets sur un an, voire deux années, et permet d’inclure tous les coûts engendrés par le projet, y compris frais de fonctionnement et de salaires, fait assez rare pour être mentionné.

Enfin, le programme est d’autant plus exemplaire qu’il encourage la collaboration entre pays membres, ce qui permet non seulement de donner une dimension européenne au projet et donc un impact potentiel beaucoup plus étendu, mais aussi de favoriser l’échange d’idées, d’expériences et de savoir entre des organisations de pays différents. Ces possibilités permettent de développer des projets originaux et efficaces.

Seule ombre au tableau, une discussion qui se tient en ce moment à la Commission et au Parlement. Il est question de fusionner le programme Daphne avec le programme Anti-Drogues. À cette occasion, les compétences des deux programmes seraient transférées auprès de la Commission des Libertés civiles, Justices, et Affaires Intérieures du Parlement, retirant toute influence de la Commission pour les droits des femmes. La Commission européenne prétexte un allégement des procédures pour justifier cette décision. Cependant, ce changement pourrait être fatal au programme, l’engagement de la Commission des droits des femmes pour faire de ce programme un outil efficace et politique ayant beaucoup contribué à son développement et son succès.

Lissy Gröner, députée européenne socialiste allemande et membre de la Commission pour le droit des femmes, a lancé une campagne auprès des Commissaires européens, en particulier le Commissaire Frattini, vice-président de la Commission et Commissaire pour la Justice, les Libertés et la Sécurité, pour que cette décision n’aboutisse pas.

Il est certes essentiel de venir en aide aux victimes de la drogue, ce champ du travail social devrait cependant et selon toute logique avoir un programme et un budget distincts, au lieu d’être ajouté à un programme spécifiquement consacré à la lutte contre la violence envers les femmes et les enfants. Une telle décision pourrait avoir de sérieuses implications pour l’action entreprise contre la violence envers les femmes et les enfants au niveau des institutions européennes et porterait atteinte à leur crédibilité dans leur engagement contre la violence et en faveur des droits humains.

Au niveau des projets associatifs et citoyens qui bénéficient de l’intervention du programme Daphne, cette mesure pourrait signifier réduction budgétaire ou diminution des projets soutenus…

Il reste à espérer que le programme ne sera pas mis en danger par une décision prochaine de la Commission. Il serait vraiment dommage de réduire l’influence d’un programme si réussi.





© Euros du Village ASBL




Espace réactions (3)

Par Rosine, le 21 février 2008

Je trouve inadmissible que les lois ne soient pas changées : une femme victime de violences et en instance de divorce a du réintégrer son domicile pour rester dans le cadre de la loi (me demander + d’infos à ce sujet). Alors qu’elle devrait immédiatement être légalement autorisée à résider ailleurs suite au dépot de son dossier dans un commissariat ! Cet argent, alloué une fois de plus aux politiciens, ne va-t-il pas servir à éponger des frais personnels pour les parlementaires (transport et restos) ou disparaître dans des poches fortuitement...

A une époque où le désintéressement des élus est systématiquement mis en lumière, ne vaudrait-il pas mieux s’assurer de la protection des femmes plutôt que de confier des fonds aux élus pour "promouvoir" des discussions !!!

http://neditespasfemmedemenage.spac...


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Par andréa, le 22 février 2008

Et l’obligation des enfants de retourner auprès d’un père contre leur gré, a t’elle été soumise ? Quelle torture atroce pour la femme qui fait tout pour protéger son enfant, mais qui est forcée par la loi de céder sous la menace de peines d’argent et de prison, et tout cela parce que le Syndrôme de l’Aliénation Parentale devient populaire bien que non scientifique et venant d’Amérique ou la législation est toute différente ? Il ne reste rien d’autre à une telle mère que de s’enfuir avec l’enfant, mais alors elle est accusée d’enlèvement (de son propre enfant). C’est comme si tout était organisé pour qu’elle ne puisse, en aucun cas, trouver une issue. Et aussi parce qu’en matière d’inceste il n’existe aucune spécialisation parmi la plupart de ceux qui s’en occupent. Puisqe l’auteur de SAPE, Gardner, prétend qu’il n’y a que très peu de cas d’inceste (sic !). Et que la pédophilie est une activité normale pour des milliers de gens. Comment alors va-t-on aider ces femmes si des étudiants en droit ou en psychologie recoivent de tels arguments pour étouffer les cas très nombreux d’inceste ? Ces étudiants qui devront nous aider à protéger les enfants dans les années à venir ?

Andréa De Jong, Mères contre l’inceste 5 Prosper Claeysstraat 9000 Gand (Belgique)

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Par Andréa De Jong, le 12 avril 2008

Depuis mon dernier texte, je me demande ce qu’il y a de changé sauf la loi sur la bi-localité qui est très nefaste pour les mères qui tentent déjà souvent vainement de protéger leur enfant ? Ce groupe minoritaire n’est pas entendu, loin s’en faut.

Andréa De Jong Mères contre l’inceste 5 Prosper Claeysstraat 9000 Gand andrea@mti-online.be http://mti-online.be

Nos enfants sont-ils protégés ?


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