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DECOUVRIR : Bruxelles, Capitale de l’Europe...

18 octobre 2006 | Par Ben
je suis d’accord sur toute cette énumération et vente de l’europe à travers un plébiscite de Bruxelles, mais je pense que cet article est aussi sujet à un autocentrisme nous dévoilant peut être une volonté arriviste belge qui nous prouve que pour eux c’est un moyen de survivre dans un monde tripartite actuek. il convient de rappeler l’importance de la position géographique de bruxelles qui fût en quelque sortes un élèment fédérateur, plutôt centrale entre une allemagne et une france meurtrie. c’est moche à dire mais aujourd’hui nous sommes dans une europe à deux vitesses, peut être que de promovoir bruxellle le fera atteindre le peloton de tête d’une europe inexistante à la (...)

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DECOUVRIR : Bruxelles, Capitale de l'Europe... 22 juin 2005, Par Bénédicte De BEYS

Bruxelles capitale de l’Europe… un bien grand programme pour une ville encore bien mal connue dont le paysage urbanistique laisse perplexes les étrangers. En tant que native de Bruxelles, je me propose de vous esquisser ce qui se cache derrière les directives « de Bruxelles », ville non seulement des bureaucrates européens mais aussi ville des Belges, Bruxellois néerlandophones et francophones, et on l’espère, des citoyens européens.

Bruxelles la Belge est la capitale de la Belgique, de la Communauté flamande, de la Communauté française, de la région Bruxelles-Capitale, de la région flamande. De quoi vous donner un bon aperçu des complexités fédérales de la Belgique, complexités qui se reflètent jusque dans son architecture, nous y reviendrons.

Bruxelles l’européenne est le siège du Conseil de l’Union Europénne, de la Commission, du Parlement Européen (pour les sessions extraordinaires et les commissions, le reste est à Strasbourg), du Comité des régions, du Comité économique et social. Nombreux sont aussi les groupes d’intérêt, les lobbies, les sociétés multinationales, les sociétés de conseil et de services juridiques qui se sont installés à Bruxelles pour être au plus près des décideurs européens.

Bruxelles est encore le siège de l’OTAN. Depuis la défection de la France en 1966, le siège de l’OTAN fut transféré de Paris à Bruxelles.

Bruxelles fut choisie par l’Europe en raison de sa position centrale, du multilinguisme qui y règne, de la politique pro-européenne des autorités belges, de sa population diversifiée. Dans l’idéal européen, Bruxelles, partagée entre Flamands et Francophones, reflète la rencontre (fracture pour les belges ?) entre le monde latin et germanique. L’arrivée des pays d’Europe centrale et orientale altère la position centrale de Bruxelles et la question est parfois posée si une autre ville ne reflèterait pas mieux la nouvelle rencontre entre l’ouest et l’est. Un déménagement de Bruxelles semble très improbable, cependant, vu la configuration triangulaire actuelle, à la joie des transporteurs routiers et ferroviaires, entre les trois villes européennes que sont Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg (pour la Cour de Justice), l’Union européenne ne semble pas regarder à la dépense !

La présence des institutions européennes a profondément bouleversé le paysage urbain déjà désordonné de Bruxelles dont le droit urbanistique vire parfois à l’erratique devant les velléités de chaque entités fédérées de s’implanter de manière la plus visible qui soit et selon leur mode dans Bruxelles. Le dénommé quartier européen à Bruxelles est un bel exemple des difficiles questions auxquelles peuvent être confrontées les villes qui s’internationalisent.

L’investissement de Bruxelles par l’Europe a commencé tout d’abord par le bâtiment du Berlaymont, au début des années 60, destiné à abriter les fonctionnaires de ce qui était appelé le Marché Commun. Près d’un demi siècle plus tard les installations s’étendent dans un rayon de trois kilomètres autour du Berlaymont.

Le Berlaymont, dont la forme en croix est caractéristique, abrite aujourd’hui la Commission. Longtemps, c’est ce bâtiment qui a incarné à lui seul l’image de l’Europe et sa concrétisation progressive. En 1991, la Commission Delors fut contrainte de l’évacuer d’urgence pour cause d’amiante et ce n’est qu’en 2004 que la Commission a pu réinvestir les lieux complètement restaurés.

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Petit à petit, le rond-point Schuman est devenu le carrefour des institutions européennes et tout le quartier s’est mis à la mode et à l’urbanisme européen.

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Une autre histoire est celle du Parlement européen familièrement nommé par les Bruxellois le Caprice des Dieux, dont les travaux ne sont toujours pas achevés et dont la réalisation a nécessité le rasage intégral d’un ancien quartier populaire de Bruxelles, le quartier Léopold (en référence au premier roi des Belges qui participa à l’édification de la gare du Luxembourg, l’une des premières en Belgique, centre du quartier). Seule la façade de la gare et son horloge ont été conservées et placée en perspective avec le bâtiment du Parlement.

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S’il s’agit là d’un bel exemple de « façadisme » comme on en retrouve beaucoup à Bruxelles, nombreux sont les Bruxellois qui déplorent la disparition des petites « strotjes » ( ruelles en bruxellois) typiques de la ville, détruites pour laisser place à la rationalité, mégalomane parfois, européenne et aux bureaux désertés en fin d’après-midi. Même si l’essor économique qui en résulte pour toute la ville ne fait aucun doute…

De plus en plus, l’Europe est une réalité quotidienne pour les Bruxellois qui voient leur encore modeste ville soumise à l’agenda européen et aux mesures de sécurité qui restreignent leur libre circulation. L’Europe s’inscrit dans de ce que certains ont baptisé la « Bruxellisation » de leur cité, aménagement urbanistique anarchique où les immeubles de bétons poussent à côtés des belles architectures. Car Bruxelles, capitale de la bande dessinée, est aussi pour les mordus d’histoires illustrées « Brüsel », capitale des cités obscures, villes parallèles nées de l’imagination de ceux qui recréent la poésie au milieu des magmas urbains. Ces mouvement-là sont essentiel pour que la ville conserve une âme de ville à vivre, ville cosmopolite et non internationale, lieu culturel et de dialogue et non lieu de passage obligé et temporaire de représentants européens, homme d’affaires pressés au niveau de vie supérieur aux Bruxellois d’origine.

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Les challenges pour Bruxelles existent à l’image de ce dont elle est la capitale, l’Union Européenne, plus que jamais à la recherche d’une assise populaire plus grande et de communion autour de son projet politique.

Quelques chiffres…

Bruxelles-Capitale compte 1 million d’habitants pour 1,2 à 1,4 million dans l’agglomération

2.760.000 mètres carrés de bureaux sont occupés par les institutions européennes et les lobbys à Bruxelles soit 25 % des surfaces totales de bureau.

21.000 fonctionnaires européens travaillent à Bruxelles, 36.000 personnes travaillent dans les ambassades, les lobbys et autres services.

La rénovation du Berlaymont aura coûté un peu plus de 1,382 milliard d’euros.

Pour en savoir plus...

Sur Brüsel : Urbicande

Exposition à venir au pied du Berlaymont retraçant le parcours de l’implantation de l’Union à Bruxelles : Fondation Roi Baudouin

Crédits photographiques : EuroBru / Europarl / Urbicande





© Euros du Village ASBL




Espace réactions (5)

Par Godelieve Ugeux, le 18 octobre 2006

Article bien intéressant puisque j’y ai appris à la fois sur Bruxelles et sur l’Europe. Seul bémol : les photos sont vraiment très petites et donc manquent de clarté. Bonne continuation


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Par Mathieu, Euros du Village, le 18 octobre 2006

Merci beaucoup ! Nouus allons remédier au problème des photos dès que possible... C’est vrai qu’on n’y voit pas grand chose !


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Par Manu, le 18 octobre 2006

salut béné,

bravo pour ton article et pour le site en général..


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Par Vincent, le 18 octobre 2006

Et malgré toutes ses casquettes, Bruxelles garde une dimension humaine ! L’existence d’endroits insolites et typiques, la présence d’espaces verts, le développement de nombreuses activités (l’auteur de cet article en pratique l’une d’entre elles sur des petites roues...) contribuent certainement à la réalisation quotidienne d’une ville agréable où tout le monde se sent vite à l’aise.

Né en Hollande, Dick Annegarn a vécu Bruxelles avec ses trippes. Le reflet de cette émotion vive et intense se ressent dans sa chanson "Bruxelles". Voici le lien pour les paroles http://annegarn.free.fr/chansons.htm.

Un bruxellois amoureux.


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Par Ben, le 18 octobre 2006

je suis d’accord sur toute cette énumération et vente de l’europe à travers un plébiscite de Bruxelles, mais je pense que cet article est aussi sujet à un autocentrisme nous dévoilant peut être une volonté arriviste belge qui nous prouve que pour eux c’est un moyen de survivre dans un monde tripartite actuek. il convient de rappeler l’importance de la position géographique de bruxelles qui fût en quelque sortes un élèment fédérateur, plutôt centrale entre une allemagne et une france meurtrie. c’est moche à dire mais aujourd’hui nous sommes dans une europe à deux vitesses, peut être que de promovoir bruxellle le fera atteindre le peloton de tête d’une europe inexistante à la dérive


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