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GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"

Rapport Gebhardt, pourquoi "non" ?

Gilles SAVARY est député européen, socialiste français. Vice-président de la Commission Transports au Parlement européen, il est un spécialiste reconnu des questions de services publics. Son site web : www.gilles-savary.fr

Le rapport Gebhardt modifiant la fameuse directive Bolkestein, a été voté le 16 février par le Parlement européen par 391 voix contre 213. Sur la base d’un compromis avec le Parti Populaire Européen (PPE - droite et centre droit) le Parti Socialiste Européen (PSE) a massivement voté pour. 29 des 31 députés socialistes français, de même que les députés communistes (GUE) ont voté contre ce texte, pourtant reconnu comme très protecteur quant aux droits sociaux, aux services publics en particulier, et soutenu par la grande majorité des syndicats européens (dont la Confédération Européenne des Syndicats - CES). Michel Rocard a voté pour et Gilles Savary s’est abstenu. Ce dernier nous donne son point de vue sur le choix du Parlement et le sens du "non" d’une grande partie de la gauche française.


On pouvait croire le détestable projet de Directive Bolkestein enterré par les soins de Jacques CHIRAC. C’était oublier que ses promesses, comme celle de la baisse de la TVA sur la restauration, « n’engagent que ceux qui y croient », selon ce vieil adage de Charles PASQUA.

La bataille de la Directive Services s’est donc déroulée dans la rue lors de la manifestation monstre des syndicats, ONG et travailleurs d’Europe à Strasbourg le 14 février, avant de s’achever en victoire politique improbable, le 16 février au Parlement européen.

Ce combat de la première lecture parlementaire – qui fixe la base de discussion avec le Conseil des Ministres – a été incontestablement gagné au-delà de toute attente raisonnable :

- L’inacceptable principe du pays d’origine – ferment d’un inconcevable dumping social entre les peuples de l’Union – a été purement et simplement aboli.

- Le primat du droit national, et par conséquent du pays d’accueil, a été explicitement réaffirmé, à commencer par le droit du travail, des contrats et des conventions collectives. Le spectre d’une concurrence juridique entre Etats membres est donc dissipé.

- La libéralisation, comme la privatisation des services d’intérêt économique général, est pour la première fois dans un projet de Directive, explicitement exclu de son objet et les services d’intérêt général (services publics) de son champ. Plus généralement, les services d’intérêt économique général (SIEG) et toute une liste de services sociaux ont été clairement renvoyés à leurs réglementations sectorielles, nonobstant une liste impressionnante et parfois même redondante de dérogations. Ainsi, les services postaux, de transport, d’électricité, de gaz, sont doublement exclus parce qu’ils font l’objet de directives sectorielles et parce qu’ils font partie des dérogations explicites au principe de libre prestation des services (dérogations à l’Article 16 de la directive). En d’autres termes si certains services publics restent menacés de libéralisation intempestive ce n’est plus par la Directive Services telle que votée par le Parlement européen le 16 février, infiniment plus protectrice que bien des directives sectorielles existantes ou envisagées.

- Le texte prévoit également une clause de sauvegarde « généreuse », permettant à un Etat membre de fermer l’accès à son marché pour des raisons impérieuses d’intérêt général, dûment explicitées (raisons liées à la sécurité et à la santé publiques, à l’environnement et aux conditions de travail).

- Enfin, le texte voté prévoit d’engager une harmonisation progressive des secteurs qui le nécessiteraient au vu de cinq ans d’application de la présente directive.

En d’autres termes, ce qui a été voté ce jour-là dépasse de très loin ce qui était revendiqué au sein même du Parti Socialiste français… A moins que ce dernier ait implicitement renoncé à la construction européenne, et à une ouverture raisonnée et socialement protectrice du marché des services, inscrite dans le Traité de Rome et dans l’Acte Unique Européen, négocié par l’un de ses gouvernements, et qui constituent plus que jamais la « Loi fondamentale » de l’Union.

A tel point que tout le monde reconnaît que le texte auquel est arrivé Evelyne GEBHARDT, rapporteure socialiste allemande, n’a plus rien à voir avec celui du « djihadiste » libéral BOLKESTEIN…

- Les uns pour s’en désespérer, comme les libéraux britanniques, la Droite (et une partie de la Gauche) des pays d’Europe centrale et orientale, mais surtout le patronat européen et tout ce que l’Europe et la France comptent de nationalistes, de souverainistes et de néo-fascistes…

- Les autres pour s’en réjouir, en particulier l’immense majorité du mouvement social européen, syndicalistes et ONG, mais également des syndicalistes français, tout simplement parce que cette victoire parlementaire aurait été inimaginable sans l’appui décisif du mouvement social.

Certes, rien n’est encore définitif, et la mobilisation doit rester intacte et vigilante à l’égard du Conseil et de la Commission, mais il était indispensable que la barre soit placée le plus haut possible par le Parlement européen dans la perspective de la seconde lecture.

La question qui se pose est de savoir pourquoi la Gauche française, dans une curieuse unanimité, et surtout en son sein le Parti socialiste, isolé, incompris et taxé d’ingratitude par ses pairs européens, se sont privés eux-mêmes de cette double victoire parlementaire et sociale, aux antipodes de leur sensibilité affichée et au risque d’être définitivement marginalisés et lâchés dans leur combat pour une directive-cadre sur les services d’intérêt général ?

Ce "Non" obstiné, et désormais sans argument crédible, de la Gauche française, est un déni de parlementarisme qui dévalue l’efficacité du Parlement européen au moment où la gauche démocratique devrait se réjouir de sa montée en puissance face à la Commission et au Conseil.

Voter Non, après une victoire aussi improbable et spectaculaire, c’est aussi dévaluer et voler la part considérable de victoire qui revient au mouvement social et aux syndicats, en l’entachant d’arguments et de contre-vérités douteux.

Voter Non, après une telle avancée, unissant nos commentaires faussement désabusés à ceux, rancis, d’un DE VILLIERS, d’un LE PEN ou d’un Ernest-Antoine SEILLIERE, c’est collaborer au travail de sape de la construction européenne auprès des pires réactionnaires et nationalistes d’Europe.

Alors pourquoi, et sous quel motif, le Parti de François MITTERRAND s’est-il enfermé dans une impasse qui lui ressemble si peu ?

Le contexte disent les uns ! Quel contexte ?

- Le contexte de la quête d’Union de la Gauche française qui obligerait les socialistes français à être moins socialistes européens ? François MITTERRAND ne nous aurait-il rien appris sur l’Union de la Gauche qui se nourrit et s’enrichit plus de sa diversité et d’un bon accord de gouvernement que de surenchères d’alignements et de confusions idéologiques ? Souvenons-nous qu’il était plus européen que les socialistes français d’aujourd’hui quand il a fait l’Union de la Gauche avec un Parti communiste qui l’était infiniment moins…

- Le contexte d’une pacification, incontestablement souhaitable entre « ouiistes » et « nonistes » par alignement sur les seconds ? Pas même, puisque les uns et les autres ont combattu dès le premier jour le projet de Directive Bolkestein, votant ensemble et sans ambiguïté un amendement commun de rejet, au nom précisément des principes et des garanties rétablis, au-delà de toute espérance, par la suite du vote du 16 février !

- Le contexte de la confusion des candidatures présidentielles au sein du Parti socialiste, qui n’autoriserait pas, dans une sorte de pétrification du Parti jusqu’à la désignation, à prendre d’autre position que de se neutraliser mutuellement ? Certes, mais devons-nous en accepter le prix fort d’une négation du Parlement européen, du mouvement social et du simple exercice de la responsabilité qui nous incombe devant le peuple ?

Les imperfections d’un texte qui demeurerait dangereux ?

Un texte est toujours imparfait, mais jamais, en l’état du rapport GEBHARDT, une étape de la construction du marché intérieur, n’a été à ce point assortie de garanties sociales et nationales que celle qui a été votée le 16 février.

Rien n’est encore gagné puisqu’il s’agit d’une première lecture, mais comment prétendre attendre la seconde lecture qui ne peut qu’être dégradée par le Conseil, sans bétonner la première du maximum de soutiens ?

Il ne reste plus pour justifier rationnellement notre aversion que deux séries d’arguments :

- Renoncer à toute pédagogie politique et entretenir la confusion et la peur, par des contre-vérités éclatantes qui ne peuvent que nous couper un peu plus du Groupe PSE. Expliquer par exemple que le secteur de l’eau dont la France fait commerce sur tous les marchés du Monde resterait visé par la Directive alors que le vote exclut de l’objet même de la Directive la libéralisation ou la privatisation des services d’intérêt économique général, et que le secteur de l’eau fait par ailleurs partie de ses dérogations "de droit" au même titre que le traitement des déchets. Ou encore que l’Education et la Recherche publiques seraient concernées par l’ouverture du marché des services, alors que les services publics en sont clairement exclus, et que la Recherche et l’Education, par leur dimension universelle, ont vocation plus que d’autres à échanger enseignants, étudiants-chercheurs et professeurs, sauf à récuser à titre posthume les mannes de la Polonaise Marie CURIE !

- Ou alors récuser l’intention initiale c’est-à-dire la construction même d’un marché commun européen, plus que jamais établi sur ce qu’il nous reste de Traités et qu’un Gouvernement socialiste français a prétendu accélérer, services compris, par l’Acte unique de 1986 dont il fut l’initiateur ? C’est-à-dire refuser à l’Europe ce qui fait précisément la puissance des Etats-Unis d’Amérique et reste l’un des secteurs forts face à la mondialisation ?

Certes, une autre Europe, plus sociale et plus politique est urgemment souhaitable, mais le pays qui s’y est dérobé n’est pas le mieux placé pour renier aujourd’hui les succès du Parlement européen à protéger les travailleurs des excès du marché, hier sur la brevetabilité du logiciel et sur les services portuaires, aujourd’hui sur l’ensemble des services.

Alors la question fondamentale que pose ce "Non" obstiné des socialistes français au rapport GEBHARDT est tout simplement de savoir s’ils sont encore européens. Certes, nous nous repaissons d’une mystique du superbe isolement, au motif que nous détiendrions seuls l’auguste vérité sociale et politique de la construction européenne, mais ne nous cachons pas que notre seul projet lisible est d’imposer l’Europe française, y compris ses asymétries de comportement : protéger notre marché et envahir celui des autres, fût-ce avec nos entreprises publiques et nos missions commerciales sous statut… du pays d’origine.

Nous sommes généreux en diable et sociaux comme pas deux, prompts à frapper d’anathème social-libéral les socialistes qui ne pensent pas comme nous, et à couvrir d’une épaisse chape de bonnes intentions et de surenchères sociales unilatérales un élargissement historique que nous avons accueilli comme la réunification du continent et voté sans ciller, mais à condition de reconstruire un rideau de fer économique et social vis-à-vis des "gueux de l’Est", dont certains d’entre nos meilleurs donneurs de leçon n’hésitent pas à dire qu’ils « n’en ont rien à faire ».

Tout cela serait simplement pathétique ou folklorique si de telles positions ne contribuaient à attiser le détestable air du temps nationaliste et populiste qui flotte un peu partout en Europe et dans le monde.

Un vote de posture serait acceptable s’il n’était le symptôme de notre propre contamination par un nationalisme rampant, à l’œuvre dans la Gauche française, et tout juste maquillé de slogans dont la vacuité est à la mesure du dépérissement de la pensée et de la ligne politique.

Ce n’est pas la première fois, dans notre histoire, hélas, qu’une telle déviance menace la Gauche française et le Parti Socialiste. D’une certaine façon, c’est cette dérive qui s’est exprimée par son irrédentisme irrationnel sur le rapport GEBHARDT.

Ce n’est pas parce que notre génération politique ne l’a pas connue que nous devons nous y abandonner, dans l’amnésie. En tout cas, certains d’entre nous ne franchirons pas cette ligne rouge !

Espace réactions(15)

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Liotard, 11 novembre 2006

Entre libéralisme et socialisme il va falloir tranché à un moment donné camarades socialistes !

Comment apprécier comme positif une directive Bokestein même sérieusement amendée quand elle est pondue par des libéraux ? Et puis si elle est si sérieusement amendée dans son esprit et dans sa lettre pourquoi toujours l’appeler Bokeistein ? Il aurait été nettement plus intelligent de l’abroger en en mettant une nouvelle au point qui aurait jeté par exemple les bases d’une harmonisation par le haut -cela va de se soi- des législations sociales et fiscales ! Mais ça les tenants de l’europe actuelle ne veulent pas en entendre parlé vu que c’est la loi du marché libre concurrentiel et non faussé qui doit tout harmoniser pas vrai ?

Je me suis laissé dire que la directive avait été approuvé -dans son projet d’origine- par la commission présidée alors par Romano Prodi et que les 10 commissaires socialistes qui en en faisait partie l’on aussi approuvé. C’est vrai ou s’est faux cette information ?

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Mathieu, Euros du Village, 11 novembre 2006

La directive services n’a pas été adoptée par les députés les plus libéraux du Parlement : presque la moitié de l’ALDE a voté contre et une grande partie des députés PSE ou PPE des pays de l’est s’y sont opposés également, jugeant le projet trop "social", trop "protecteur". Ensuite, Je vous invite à lire notre dossier spécial "directive services" : la nouvelle version n’a plus du tout la logique d’avant et c’est pour cela qu’il est incorrect de parler de "directive Bolkestein"... Mais que voulez-vous, les journalistes ne sont pas forcément là pour traiter correctement l’information... Ha ! au fait, les journalistes et l’Europe, c’est désespérant à pleurer...

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Liotard, 11 novembre 2006

Une précision : Quand je parle de l’approbation de la directive par les 10 commissaires socialistes je ne parle pas du vote qui a eu lieu en séance plénière au parlement récemment mais de son élaboration et de son approbation au sein de la commission avant d’être soumise au parlement. Si on examine l’historique de cette directive dont je rappelle au passage qu’on ne devait plus en entendre parler (dixit Chirac pour essayer de faire passer le oui à la pseudo constitution) on peut évoquer aussi le vote- mais là devant des élus - qui a eu lieu le 13 février 2003 au parlement européen. Très précisément il s’agit de la résolution A5-0026/2003 qui a approuvé le principe du pays d’origine tant décrié depuis ! Un certains nombre de députés socialistes Français présents ce jour là on voté cette résolution( Danielle darras, Olivier Duhamel, Catherine Lalumière, Michel Rocard, Marrtine Roure) C’est vrai ou ce n’est pas vrai ? Si on poursuit l’historique arrive le vote du 13 janvier 2004 à la commission et la directive et son principe du pays d’origine qui en constitue "l’armature" est approuvé par Pascal Lamy qui est socialiste je crois lui aussi non ? C’est vrai ou c’est faux ? Après cet aval donné par la commission, la directive est examinée entre les 27 février et 26 mai 2004 dans le cadre du comité des représentants permanents qui réunit des représentants des gouvernements avec des gens de la commission. Conclusion : pas un seul gouvernement ne remet en cause le principe du pays d’origine. La directive est soumise pour la 1ere fois au parlement européen le 31 08 2004. Seul le GUE( la gauche européenne présidé par F WURTZ) et quelques socialistes de gauche ( dont Béatrice Patrie) vote contre. Ces opposants demandent une expertise dont les observations seront rejetées par la commission. Tout ceci pour dire que nos camarades Socialistes ne sont pas net du tout sur cette affaire comme sur bien d’autres et qu’il va falloir continuer à leur botter le train si on ne veut pas se retrouver le cul dans les ronces à nouveau !

Une autre petite précision : les socialistes européens -pour un grand nombre d’entre eux du moins- n’ont pas choisi entre révolution et réformisme mais entre réformisme et libéralisme. Et nos camarades Français eux ils sont partagés !

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Mathieu et Julien, Euros du Village, 11 novembre 2006

REPONSE A PH : Vous avez entièrement raison ! Si, jusqu’ici, ce sont principalement des personnalités de gauche qui se sont exprimées sur Euros du Village, c’est simplement pour des raisons de calendrier et d’accès des membres des Euros du Village à ces personnalités. Il se trouve que jusqu’ici, les choses se sont faites ainsi. Mais nous avons en prévision des interviews et des articles de personnalités d’autres bords (PPE, ALDE notamment) en cours... Tout comme nous allons diversifier le type d’intervenants : responsables d’ONG, de syndicats - patronat s’entend également -, mais aussi plus de personnalités étrangères. Mais Les Euros du Village, ce sont des bénévoles, une association qui n’a à peine 2 mois d’existence, donc il nous faut un peu de temps ! Merci en tout cas pour votre remarque qui est très juste, et sachez que nous ne privilégions pas un bord ou l’autre ni ne prenons collectivement position pour un mouvement ou un autre... D’ailleurs nos membres ont des opinions diverses et c’est ce qui fait la richesse et le dynamisme de notre équipe. Bref, nous faisons du mieux que nous pouvons pour apporter une information claire, diversifiée et de qualité.

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Arnaud, 11 novembre 2006

Vraiment pas mal pour 2 mois d’existence seulement ! Ca donne vraiment envie d’y croire encore ! Cependant, il reste vraiment beacoup de travail pour éviter que les gens de gauche basculent dans social-souverainisme révolutionnaire et que les gens de droite se prosternent devant le patriotisme économique à tendance colbertiste !

Il faut vraiment faire pression sur les écuries des présidentiables pour que l’Europe soit au coeur de la campagne 2007 ! Cela génera fortement la gauche, mais tant pis pour eux !

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par xav, 11 novembre 2006

Ce qui est bien avec liotard, c’est qu’il nous ressort in extenso le bréviare d’ATTAC et des soi disants altermondialistes. Allez, par souci du débat, j’ai juste envie de lui signaler que les députés GUE (dont Francis WURTZ) ont déposé un amendment en pleniére faisant explicitement réference au projet de traité consitutionnel, et en particulier à son article III- 122 (ou III -6) pour exlure les servivces publics du champ d’application de la Directive Bolkestein . Pourant ces mêmes communistes , et leurs cousins germains d’ATTAC et de la LCR, nous ont longuement expliqué pendant la campagne référendaire que ce fameux article III- 122 ne protégeait pas les services publics. C’est sympathique ce changment de perspective...... de la haute dialectique sans doute !!!!

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Liotard, 11 novembre 2006

Ce qui est bien avec XAV, cest qu’il répond aux questions posées par une autre question qui ne semble pas avoir de rapport avec les 1eres ! Ca c’est une dialectique connue et qui est un peu rance non ? LG

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Mathieu, Euros du Village, 11 novembre 2006

Liotard, la résolution dont vous parlez est la suivante : Résolution du Parlement européen sur la communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social et au Comité des régions : Réactualisation 2002 sur la stratégie pour le marché intérieur – Tenir les engagements (COM(2002) 171 – C5 0283/2002 – 2002/2143(COS))

On peut la trouver ici : http://www.europarl.eu.int/omk/sipade3 ?PUBREF=-//EP//NONSGML+TA?TA-2003-0058+0+DOC+PDF+V0//FR&L=FR&LEVEL=4&NAV=S&LSTDOC=Y

Cette résolution contient notamment un considérant 39, mis en avant par Raoul Marc Jennar, notamment, qui use d’arguments très douteux pour faire un peu d’antiparlementarisme et mettre en avant son anti-capitalisme primaire. Le voici :

39. estime que, si les principes du pays d’origine et de la reconnaissance mutuelle sont essentiels à l’achèvement du marché intérieur des biens et des services, les objectifs d’intérêt public, et en particulier la protection du consommateur, doivent être sauvegardés, lorsque la chose est nécessaire, grâce à une harmonisation des règles nationales ;

Certes, 5 députés socialistes l’ont votée. Mais au lieu de faire dans le "grossier", soyez un peu plus fin que Monsieur Jennar, et mettez les choses en perspective :
- Une résolution n’a qu’un caractère déclaratoire, et il est difficile pour des députés qui ont beaucoup de projets à voter (qui eux, ont un caractère obligatoire) de prêter attention et de lire toutes les résolution, d’autant que la discipline de vote au parlement n’a rien à voir avec celle d’un parlement national : c’est un problème typiquement lié au parlement
- la résolution ne contient pas que ce considérant et je vous invite à la lire (on parle aussi d’"harmonisation", ce qui n’était pas le cas dans le projet de la commission).
- les socialistes français se sont rendus compte qu’ils n’y avaient pas assez prété attention et se sont ressaisis, peut etre trop
- au final, en première lecture, qui a voté quoi ?
- Qui a soutenu le rapport gebhardt et y a apporté sa contribution ?
- Grâce à qui le projet de directive a été complètement transformé et est devenu aussi protecteur ? Grâce aux compromis trouvés entre le PSE et le PPE
- pourquoi la plupart des socialistes français ont voté "non" ?

Les socialistes français sont donc certainement critiquables dans le sens où ils n’ont pas réellement porté attention à la résolution au départ (et d’ailleurs, si les autres ne l’ont pas votée, c’est peut etre parce qu’ils n’étaient pas là), mais aussi dans le sens où, à la fin, ils ont cédé aux sirènes du populisme et des arguments tels que ceux que Liotard avance, alors que le projet de directive était au final bien plus qu’acceptable, comme le dit Gilles Savary. Les socialistes français pêchent probablement à Bruxelles par leur manque de vision européenne, restant focalisés sur l’hexagone et ses soubresauts (et ses législatives !). Les arguments de Liotard sont réducteurs, sortent les choses de leur contexte, et sont repris d’argumentaires "prêts à balancer" (j’appelle ça de l’argumentation "fast food" - et c’est la seule chose que les euros du village ont vocation à combattre) de mouvements d’extreme gauche proches d’attac (attac qui les reprend aussi par la meme occasion, et que des mouvements d’extreme droite, nationalistes et souverainiste reprennent également au passage). Ils ont seulement le mérite d’être simples à comprendre et difficilement vérifiables (il faut le vouloir pour se taper la résolution et ce qui s’en est suivi).

Aussi, Liotard, je vous invite à lire attentivement le dossier spécial que les Euros du Village ont produit sur la directive service. Et vous pourrez constater, qu’au final, on n’est plus du tout question du projet initial de Bolkestein. Après, libre à vous de trouver que le projet de directive telle qu’il est sorti du parlement est trop "libéral"... Mais dans ce cas là, moins libéral, je ne vois pas, à part les nationalisations des secteurs des services...

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Bornéo, 11 novembre 2006

Gilles Savary est l’un des eurosdeputés français socialistes les plus engagés en faveur de l’Europe. Au point qu’il a failli être exclu de la liste du PS aux derniéres élections. Il a été évincé de la liste de sa région d’origine l’Aquitaine.

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Liotard, 11 novembre 2006

MATHIEU !

Je constate a l’instar de l’ami XAV que vous avez l’anathème et la stigmatisation des gens facile. Ces pratiques devraient être d’un autre âge !

Selon XAV, les gens d’Attac seraient des religieux ! Puisqu’ils consulteraient leur bréviaire ! Il parle aussi des « soit disant » alter mondialistes ! Pourquoi « soit disant » ? Ces gens là disent qu’un autre monde est possible pourquoi mettre en doute leur discours d’emblé sans argument ! Vous Mathieu nous ressortez la bonne vieille tarte a la crème (rance elle aussi !) « gens qui luttent contre l’Europe libérale et Souverainistes -Facho même combat ! » Et vous avez le culot aprés cela de déclarer que je donne dans une argumentation "fast food", de faire dans le « grossier » etc Vous avez une manière d’aborder le débat qui n’est pas respectueuse de la réflexion des autres. Nous somme rentré depuis un certain temps dans une période particulièrement critique le monde va mal et même très mal (je vous en prie n’allez pas m’accuser de verser dans le catastrophisme ! et d’aller aussitôt me ranger dans telle case ! (il paraît que c’est une manie Française ça de systématiquement ranger les gens dans des boites) Aux crises cycliques du capitalisme s’ajoute désormais les effets extrêmement dévastateurs des politiques libérales mises en œuvre depuis au moins 20 ans. La période est grave et tout doit être fait pour multiplier les espaces citoyens qui permettent de faire émerger les idées pour aller à nouveau vers le progrès.

Je m’interroge comme beaucoup de gens sur notre avenir et je cherche entre autre a départir le vrai du faux !Et comme un nombre sans cesse grandissant de citoyens j’en ai marre des gens, hommes politiques ou autres qui prennent les citoyens pour des imbéciles . Je n’avance pas d’arguments réducteurs ni fast- food (j’ai d’ailleurs horreur de ce type de "cuisine") Je parle de faits et m’interroge sur leur exactitude. Vous critiquez Marc Raoul JENNARD mais moi je conseille à tout un chacun d’aller voir un peu ce qu’il dit sur son site URFIG. Après chacun en prend et en laisse de ce que dit se bonhomme mais à mon avis il dit des choses qu’il faut entendre sur l’EUROPE, l’OMC, l’AGCS, le travail omniprésents des puissants lobby patronaux auprès des instances européennes et l’attitude de PASCAL LAMY qui est à la tête de l’OMC désormais. Pour en venir à la directive BOLKESTEIN je prends acte du fait que le principe du pays d’origine qui est un des éléments les plus contesté de cette directive a bien été approuvé par les députés socialistes ! Quand à votre argumentation pour justifier ce vote que vous reconnaissez malencontreux- c’est tout a votre honneur- je pense qu’elle ne tient pas la route. Il eu été plus honnête de dire "bon voilà je me suis planté, j’ai cru que..... et faire son mea culpa, un point c’est tout ! Alors en particulier l’argument de dire " nos députés ont beaucoup de boulots ils n’ont pas vu ce truc au caractère "déclaratoire ». Attention terrain dangereux hyper glissant ! Vous abordez le sujet des moyens de mener son travail d’élu correctement ce qui pose le problème par exemple du cumul des mandats ! Nos élus sont là pour défendre les citoyens et laisser passer une résolution même au caractère "simplement "déclaratoire qui se retrouve l’élément le plus contesté d’une directive destructrice de social n’est ce pas une vraie faute ? Comme aurait dit COLUCHE la réponse est dans la question ! Et que dire des députés qui ont repoussé cette résolution ? Eux ils ont vu arrivé le piège du truc ! et pas les autres ? A mais sans doute sont-ils dans le camp de ceux qui disent non à tout, les éternels grincheux, les hommes du passé ? Si vous avez vous des affinités avec ces élus qui ont se sont trompés en disant oui, il est tout à votre honneur de les défendre mais cela n’aide pas à y voir plus clair ! Quand à votre vision de la paternité de l’évolution positive de ce dossier vous me permettrez je l’espère de ne pas partager votre point de vue ! Selon vous la palme reviendrait aux partis libéraux que sont le PSE et le PPE ? Soit ! ils ont trouvé un point d’accord qui vaut se qui vaut mais qui aurait le mérite d’exister ! Mais qui a dénoncé la directive bien avant qu’elle ne viennent sur la place publique à part quelques rares journaux comme le Canard, Marianne, l’humanité ou le monde diplomatique ? Qui a porté le débat sur le contenu de cette directive si ce n’est l’immense majorité des "nonistes" encore une époque de stigmatisation merci les médias !) au moment du référendum ? Quels sont les mouvements qui ont porté dés le début l’offensive contre cette directive si ce n’est tous les mouvements citoyens comme ATTAC, les associations comme COPERNIC, l’URFIG, les SYNDICATS, certains partis de gauche ( on ne s’étendra pas là sur la spécificité de la CES dont le nouveau responsable Monks a des positions pas tellement antilibérales - sans doute un doux euphémisme -et en tout cas diamétralement opposé à l’ancien dirigeant Georges Debunne qui lui a mené campagne pour dénoncer le caractère libéral de la constitution GISCARD) Je pense que vous inversez cause et effet car sans une montée extrêmement puissante du mouvement contre cette directive pas de position de Chirac déclarant que cette directive était enterrée (les fameuses promesses de la droite ! mais il n’y a pas que la droite qui ne respecte pas ces promesses pas vrai ?) pas de débat à l’assemblée européenne sous les projecteurs des citoyens et pas de modification substantielle du contenu de la directive ! Je pense qu’un certain nombre de gens qui veulent construire l’Europe de l’amitié des peuples coûte que coûte- me semble t-il !- il faut qu’ils se fassent à l’idée qu’ils ont autour d’eux un certain nombre de gens qui veulent aussi construire cette Europe mais pas n’importe comment. Je ne m’étendrais pas plus sur le discours que sans doute vous pressentez humaniste (l’Europe de la solidarité, de la coopération et non celle de la concurrence etc.) j’aurais trop peur d’être à nouveau catalogué de "soit disant alter mondialiste" voir de tenir un discours obsolète, non moderne, hors des réalités du temps ! Quand cette frange de constructeurs de l’EUROPE aura compris cela, quand elle aura compris que les gens qui sont autour d’eux sont en fait avec eux, un grand pas en avant sera fait. Puisque vous avez terminé votre discours sur une invite à la lecture cher MATHIEU, à mon tour de vous recommander la lecture du livre de Serge Halimi « le grand bon en arrière comment l’ordre libéral c’est imposé au monde »aux édition Fayard.Il est très riche d’enseignement sur la progression des idées libérales et des résultats des politiques catastrophiques qui se réclament de ces idées .

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Liotard, 11 novembre 2006

La Directive des services suite......Comme quoi quelque chose qui est fait dans un mauvais esprit ne peut pas même amendé sèrieusement. donner quelque chose de bien A l’instar de toutes les lois que la droite a fait passé depuis 4 ans il faudra tout abroger pour repartir sur des bases progressistes.......... Ci joint pour votre gouverne un message que je viens de recevoir concernant cette fameuse directive qui n’en finit plus de mourir !!!!!!!!!!!!! : ( ya plus personne sur ce site où quoi ?

La directive sur les services poussera en avant la spirale de libéralisation de l’UE

Concernant l’accord des pays membres sur la directive des services, Sahra Wagenknecht, députée européenne du GUE/NGL (Parti de Gauche.PDS), à un temps rapporteuse sur la directive au comité de l’économie et de la monnaie au Parlement européen, déclare :

Le compromis sur lequel se sont accordés les pays membres ne change en rien le caractère de la directive. Elle est et elle reste un photocalque pour le démantèlement social. Rien n’est changé à cela par les déclarations hypocrites avec du prétendu respect des demandes sociales et l’attisement d’espoirs pour la création de centaines de milliers de nouveaux emplois. Ils ne servent qu’à contenir encore plus la critique de la directive et à prendre soin que le projet en dispute puisse être voté le plus vite et le moins bruyamment que possible. Simultanément l’on prépare déjà les projets qui doivent flanquer la directive et qui pousseront en avant la libéralisation de l’UE. Cela concerne en particulier des secteurs, qui ne devront pas être saisis par la directive sur les services, comme les services sociaux et la directive sur l’envoi de personnel.

Tous les pays à l’exception de la Lituanie ont donné leur accord au mauvais compromis sur la directive sur les services - aussi les gouvernements faucons, qui s’étaient prononcés jusqu’alors passionnément contre tout changement à l’ébauche de directive original. Cela seul nourrit le soupçon, que la libération qui est prévue après tout aussi par la directive apparemment radoucie, ira très loin. De toute façon, les tiraillements des gouvernements suivant la résolution du Parlement européen avait des traits un peu grotesques, parce que les demandes qui leur étaient adressées n’étaient après tout pas trop élevées. L’eau, l’énergie, des secteurs essentiels de l’éducation - tout cela suivant l’accord du Parlement devra être sujet à la directive. Une correction fondamentale de l’orientation du projet de libéralisation n’avait même pas été demandée par le parlement.

Le compte à rebours en ce qui concerne la directive des services entre maintenant dans la phase décisive. Après l’accord auquel sont arrivés les gouvernements, il n’y reste que quelques mois jusqu’à ce que la directive est censée d’être passée dans sa version finale, pour qu’elle puisse finalement entrer en vigueur. Le temps limité qui reste devrait être utilisé. Des changements sont encore possibles ! La directive sur les services doit être empêchée.

Sahra Wagenknecht, MPE

Berlin/Bruxelles, le 30 mai 2006

Traduit par Carla Krüger, le 31 mai 2006

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par pierre, 11 novembre 2006

Bonjour a toutes et a tous,

je me permets de reagir dans ce debat tardivement. Il y a quelque chose qui me frappe toujours dans ce genre de discussion, c’est la caractere "reflexe de Pavlov" de certains commentaires sur la construction europeenne et particulierement sur son caractere liberal. Je m’explique :

D’abord qu’est ce que le reflexe de pavolo ? je ne veux pas me livrer ici a un cours mais juste au cas ou certains ne le sauraient pas, Pavolov, physiologiste russe montra que "si l’on accoutumait un chien à accompagner sa nourriture d’un stimulus sonore, ce dernier pouvait à la longue déclencher la salivation de l’animal sans être accompagné de cette nourriture" (Wikipedia).

J’ai personnelement de plus en plus ce sentiment lorsque je vois des personnes, a la television, dans des debats ou sur des blogs ressortir par coeur le meme credo a chaque fois qu il voit ou entende le mot liberal. ce phenomene caracterise d’ailleurs particulierement les militants d’ATTAC qui se sont montres tout particulierement doues en matiere de reflexe de Pavlov pendant la campagne referendaire. demandez par exemple aux gens de compter le nombre de fois que l’on peut trouver le mot "liberal" dans le traire constitutionnel et comparer ce chiffre au nombre de fois que l’on trouve "social" esr une DEBILITE. C’est une demarche qui mennent les gens a l’abrutissement intelectuel : "Quand vous entendez le mot "liberal", aboyez !! quand c’est "social", remuez la queue... on est quand meme tombe bien bas..

Sur le liberalisme de l’UE et la directive Bolkestein, Cette derniere vise a completer le marche unique dont les fondements et les principes ont ete edictes dans les annees 50, a une epoque ou le neo liberalisme n existait pas. d’ailleurs qui a un modele alternatif a celui de liberalisme a proposer( j entends, une alternative credible) ? La directive Bolkestein va permettre a des travailleurs et a des prestataires de services de tous les pays de circuler ce qui sera une reelle preuve de soildarite avec les NEM et permettra a ces derniers un rattrapage economique plus rapide. J’entends deja les gauchistes hurler au scandale : a ton reellement besoin de vivre dns une economie de marche ? ces nouveaux Etats membres ont ils besoin de la croissance pour etre heureux ? il est sur que lorsque l on est Francais et que l on a un niveau de vie confortable, il est facile de preconise5r pour les autres des solutions que l’on n’aimerait pas se voir appliquer.

L’extreme gauche francaise, et apparement avec elle, une partie de la famille socialiste francaise, joue a present la carte du repli et a cesse d’etre internationaliste alors meme qu elle clame partout qu’elle l’est. Des bons "toutous" en mode reflexe de Pavlov, elle en a beaucoup, mais des idees..... beaucoup moins. Au fait, le plan B, c’est pour quand ??

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Liotard, 11 novembre 2006

Réflexe Pavlovien ?

C’est ramener bien bas le niveau d’analyse d’un grand nombre de gens qui se sont prononcés contre le TCE. L"analyse se résumerait elle a la sonorité d’un mot ? Je vois que plus d’un an après le mépris d’une partie du camp du OUI pour ceux qui ont analysé le TCE comme étant contraire à leurs intérêts est toujours de rigueur ! Enfin il faut bien que tout le monde s’exprime non ? Et en plus ils sont têtus ces « nonistes » ! Plus d’un an après ils sont toujours 98 % -selon un dernier sondage a ne pas regretter leur vote ! Vous vous rendez compte cette bande de rétrogrades, tournés vers les valeurs du passé ! Arque boutés sur leurs avantages alors qu’il faut faire des efforts pour concurrencer (ici rire !) le petit chinois ou le petit indien ou le petit machin ......... A mais on ne vous a pas tout dit. Car on apprend beaucoup plus tard que ce même sondage a quand même posé la même question au gens du oui ! - tient donc pourquoi la presse n’a parlé que de l’avis des gens du Non ? C’est pas une bonne question ça à 100 francs (pardon 15 euros) Je me suis laissé dire que les "ouiouistes" seraient 10% a regretter leur geste ! Le camp des débiles s’agrandirait ? S’intéresser à la science et aux expériences de Pavlov c’est très bien mais s’intéresser à l’économie c’est aussi bien, surtout quand on traite de haut l’attitude des gens qui ont identifié un dogme néolibéral dans un texte ! Hayek (Friedrich Von 1899-1992) le père de l’idéologie qui sous tend la construction Européenne était déjà connu en 1946 pour cette théorie.

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par pierre, 11 novembre 2006

Super commentaire...

on y apprends quoi ? Qu’il faut ecouter les sondages ? Tres interessant, je pensais que depuis 2002 on avait compris que les sondages ne refletaient pas toujours la realite... mais bon, mettons que le sondage reflete effectivement cette realite (a savoir que les electeurs ou simples sympatisants d’extreme droite, les souverrainistes et les "internationalistes" d’extreme gauche n’ont pas ete contents de ce texte), soit...

Et maintenant, il se passe quoi ? Il est toujours plus facile de s’opposer en bon Pavlovien et d’avoir les poils qui se herissent en entendant le mot "liberalisme" que de construire quelque chose de concret... les Alter (et heureusement qu’ils sont la, car leur role est tt de meme important) en tout genre sont toujours d’accord sur le constat et jamais sur les solutions... ON FAIT QUOI MAINTENANT ? c’etait ma question initiale... Se rejouir d’un non qui n’a debouche sur rien de concret, un an apres, c’est quand meme ce qui s’appelle en francais de la facilite pour rester poli...

mais bon, ce debat improductif ne sert pas a grand chose dans la mesure ou tt le monde reste fige sur sa position et ne tente pas de construire quelque chose..

La reponse de liotard est bien redigee mais pas argumentee... vous ne repondez pas a mes questions : un modele alternatif au liberalisme ? une solution valable pour sortir de la panne europeenne ? Quant a mon niveau d’Economie, il se porte tres bien, je vous en remercie ! je n’ai pas dit que tout ce que les defenseurs du NON ont dit pendant la campagne refrendaire etait stupide, loin de la, certains ont bien defendu leurs idees... par contre le quiz du site ATTAC avec des "bien" / "pas bien", je m en souviens aussi, et si demander de compter le nombre de fois qu il y a liberalisme dans un texte c’est pas du Pavolov qu est ce que c est ? meme argument quand on dit : la constitution est trop complexe pour le citoyen de base ? Parce que vous pensez que si vous envoyez meme la constitution de la 5em Rep aux gens ils la liront et la comprendront ? tous les citoyens francais l ont-ils lu ? je ne crois pas.. La campagne mediatique du NOn a ete populiste, soyons clair, apres que des defenseurs du non aient eu des positions censees et argumentees, personne ne dit le contraire, mais alors ce n’etait ni des gens d ATTAC ni de la LCR (ni bien sur du FN et autres associes).

Hayek est en passe de devenir l epouvantail numero 1 qu on agite quand on a des problemes dans notre societe, pas 1% de ce qu il a theorise ne se retrouve dans les textes europeens parce que simplement innaplicable lorsque l’on prend en compte toutes les conditions et hypotheses des theories d’hayek en compte... les gauchistes me font toujours aussi deseperes, je les prefere toujours aux droito frontistes sauf quand leurs arguments notamment sur la menace des PECO, se rejoignent. Du genre "d’accord pour etre solidaires tant qu ils restent chez eux"... tristesse..

ds GILLES SAVARY : "Les socialistes français sont-ils encore européens ?"



Par Liotard, 11 novembre 2006

Cher Monsieur PIERRE, je vous sais grés de votre remarque sur la bonne tournure de mes propos. Ceci dit, ma contribution n’avait pas d’intention démonstrative. Elle est plutôt le fruit d’un constat amer sur les difficultés de mener un débat sain. Je ne ferais pas d’angélisme. Il y en ce bas monde et dans tous les camps des gens plus prompts a remplacer très rapidement l’anathème que de chercher les mots justes – ce qui est très difficile- pour faire comprendre sa pensée. A propos de ma référence au sondage vous auriez du remarquer que je ne me prononçais pas sur l’importance qu’il convient de leur accorder mais simplement sur l’utilisation partisane- mais c’est pratique courante— qu’il a été faite de celui que j’évoquais. En l’occurrence le fait de rendre compte partiellement du sondage en prenant « soigneusement soin » de taire l’évolution de l’électorat du « oui » témoigne selon moi une fois encore d’un non respect des règles déontologiques du journalisme les plus élémentaires. Resitué dans le contexte de propriété de la presse qui appartient pour l’essentiel- ne perdons pas cela de vue- aux groupes militaro-industriels, la question de la manipulation de l’opinion publique se pose une fois de plus légitimement. Sur l’aspect de l’importance qu’il convient d’accorder aux sondages je suis d’accord avec vous dire qu’il y a abus. Cet excès vient nuire gravement à l’exercice de la démocratie. Dans l’actualité, ils ont pour effet de jouer les élections avant l’heure en plébiscitant d’entrée de jeu les candidats qui seront au deuxième tour. Mais attention cela va dans le sens d’un jeu plus que dangereux ! Bis répétita !?!?!? Pour l’instant dans l’état actuel des choses le scénario du 21 avril est bien présent ! N’oublions pas que le PS n’a rallié que 17 % des voies lors des dernières élections législatives. Hors lors de la première entrevue entre Verts et PS les représentants des verts déclaraient- à la sortie de l’entrevue- que les socialistes s’étaient comportés comme s’ils représentaient 53% des voies ! Donc cette volonté hégémonique est porteuse du plus grand des dangers ! Le débat de société que nous avons a mener, ne se pose pas avec des chances égales. En dehors du parti pris éhonté des medias déjà évoqués ( Le rédacteur en chef du 7/9de France Inter Stéphane Paoli a reconnu que son émission avait favorisé le OUI) la plupart des partis politiques ont milités parfois avec ferveur et véhémence, respectivement en faveur du oui et contre le non. Il ne faut pas oubliez la part prise par les organisations méconnues mais disposant cependant, de moyens financiers très importants. Je veux parler des sociétés comme le mont Pèlerin et autres boites à idées (Think Tank). Toutes ces sociétés dont le rôle est de promouvoir le dogme néolibéral et qui sont fréquentées quand elles ne sont pas animés par des hommes classés à gauche.( je vous conseille à ce sujet de lire le livre de Serge Halimi : « le grand bon en arrière ». Posez l’impact de la pensée néolibérales dans le contenu du TCE en terme de pourcentage n’a pas de sens pour moi. Car ce qui est en jeux dans cette affaire n’est pas en fait une question de quantité. La question de fond n’est pas : faut il plus de social ! Certes, cette question se pose, mais pour y répondre valablement c’est-à-dire durablement, une des premières questions auxquelles il faut répondre c’est : l’économie est elle au service de l’homme ou l’homme est il au service de l’économie pour accomplir son destin ? Le TCE fait référence en toutes ces parties de façon très répétitives et quasi obsessionnelles (au point de déclencher le réflexe Pavlovien !) à « la concurrence libre et non faussées ». Il affirme aussi que « la loi du marché conduit à une utilisation rationnelle des ressources ». Ces éléments économiques fondent la doctrine néolibérale. Ces éléments d’économie sont purement théoriques car ils sont fondés sur des présupposés qui n’existent que dans des modèles eux même théoriques. Je fais référence – vous l’aurez sans doute compris à l’homo economicus c’est-à-dire à l’existence d’un homme complètement cartésien, logique qui n’agirait, en toutes circonstances qu’en fonction de ces seuls intérêts et en dehors de tout sentiment, de tout état d’âme ! Le « père » fondateur du TCE – qui n’avait d’ailleurs pas mandat pour élaborer un tel texte- est d’ailleurs un fervent partisan de la doctrine néolibérale. Giscard d’Estaing déclare a propos de cette dernière : « c’est une théorie très avancée et nouvelle. D’où à mon avis la nécessité de lui donner un nom moderne : néolibéralisme » Quand à apporter une réponse à la question de l’alternative au libéralisme elle reste à construire et je serais plutôt d’accord avec vous pour faire le constat que tout est a faire. LE NON au TCE pour moi est un coup d’arrêt à une orientation négative de l’Europe. Son seul mérite - qui n’est pas des moindre- est d’avoir montré que l’orientation actuelle n’est pas inéluctable. Cependant, dire que depuis rien de positif n’a été fait pour construire une autre Europe est inexact. Vous avez par exemple les comités du 29 mai qui ont élaboré une charte antilibérale qui est disponible sur « la toile » et amendable. Si une charte n’est pas un programme de gouvernement, elle n’en jette pas moins les fondements sur des valeurs humaines qu’il s’agît désormais de mettre en avant sans aucune pudeur ! Quand au moyen de construire, je l’ai dit, l’heure est au rassemblement de toutes les forces qui veulent le vrai changement. Pour cela il est indispensable de porter un autre regard sur ces forces en ne perdant pas de vu que le monde évolue, les gens qui l’habitent aussi, que les clivages d’hier ne sont plus forcément ceux d’aujourd’hui. Les rhétoriques idéologiques ne sont plus aussi intransigeantes que par le passé. Un projet viable ne peut être que porté par une volonté commune. Au sein de la gauche, notamment, il ne faut exclure, à priori, personne si l’on veut voir naître simplement un projet de société ! Et pour terminer puisque vous semblez jugez les citoyens Français incapables de lire leur propre constitution je vous conseille de relire son préambule de 1946 et plus spécialement l’article 9. Après cette lecture vous me direz ce que vous pensez des privatisations qui ont commencé sous le gouvernement socialiste avec par exemple France Télécom !

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