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HENRI GUAINO : "Quand la technostructure a le pouvoir, la démocratie ne l’a plus" (VIDEO)

9 avril 2008 | Par Pierre ROCA - directeur de la rédaction
J’ai décidé de valider ce message qui m’avait initialement paru très limite... Je le valide parce que les Euros défendent la liberté d’expression et parce qu’il est important pour les internautes de voir que des gens peuvent penser des choses aussi rétrogrades (et racistes) en ce début de 21ème siècle. Néanmoins, je vous avertis, Monsieur Tatard, que tout débordement sera non seulement censuré mais que en plus, au cas où vous ne le sauriez pas, insulter un homme ou une femme en raison de son origine ou de sa religion est une infraction pénale punie de 6 mois de prison et de 22 500 euros d’amende. Cela vaut sur Internet également et cela vaut aussi pour les personnes qui souhaiteraient répondre à Monsieur (...)

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Sur internet

Rue 89
Article sur la discorde Guaino-BHL
Le Taurillon
Article sur H. Guaino et l'Europe
Financial Times
"French seek pragmatic EU"
Coulisses de Bruxelles
Le "problème" Guaino


HENRI GUAINO : "Quand la technostructure a le pouvoir, la démocratie ne l’a plus" (VIDEO)


HENRI GUAINO : "Quand la technostructure a le pouvoir, la démocratie ne l'a plus" (VIDEO)

Interview exclusive du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. En toute franchise

7 avril 2008, Par Pierre ROCA, Benoît ROUSSEL, Filip ENGEL, Mathieu COLLET

S’il est un personnage sur lequel les opinions sont particulièrement tranchées dans les milieux européens, c’est bien Henri Guaino. Tour à tour qualifié d’eurosceptique, voir de nationaliste ou d’anti-européen, ses déclarations ont même fait des vagues dans son propre camp. Mais l’intéressé, qui a voté "non" à Maastricht et à la Constitution européenne, s’il récuse les étiquettes, assume ses positions, au nom de la synthèse entre la France du "oui" et celle du "non". La « plume » de Nicolas Sarkozy, a accordé un entretien exclusif aux Euros du Village à l’occasion du Forum de Paris consacré cette année au projet d’Union pour la Méditerranée. Pendant 25 minutes, celui que le Nouvel Observateur qualifie de « Gourou » du Président a répondu sans tabou et avec un franc-parler peu commun dans les cercles de pouvoirs à nos questions.

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Après avoir expliqué les enjeux de la négociation entre Européens sur le projet d’Union méditerranéenne, une synthèse franco-allemande que le conseiller de N. Sarkozy juge plutôt positive, M. Guaino est revenu sur les grands dossiers de la présidence française de l’UE qui démarrera le 1er juillet 2008.

Portrait
Henri Guaino est un haut-fonctionnaire français qui a exercé différentes fonctions en qualité d’économiste dont celle de Commissaire au plan de 1995 à 1998. Il est depuis le 16 mai 2007 conseiller spécial du Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il est la « plume » de Nicolas Sarkozy et a rédigé nombre de ses grands discours dont certains, comme celui de Dakar, ont défrayé la chronique. Considéré par certains comme un « gaulliste social », tout comme Philippe Seguin dont il fut conseiller, Henri Guaino s’est opposé à la ratification du Traité de Maastricht en 1992 puis à celle de la Constitution européenne en 2007. Il est l’un des « cerveaux » du projet d’Union pour la Méditerranée. Il s’est également fait remarqué pour ses positions en faveur de la gouvernance économique de la zone Euro et pour sa critique virulente de la politique de concurrence menée par la Commission européenne (voir article dans le Financial Times).

Revenant sur l’échec du processus de Barcelone, Henri Guaino a affirmé espérer que le projet d’Union pour la Méditerranée proposé par la France, et dont il est l’un des principaux artisans, reste dans les esprits comme une réussite historique de cette présidence française. Rejettant l’idée que le projet avait une coloration très française, M. Guaino a rappelé que « l’Europe n’a jamais autant tourné ses regards vers la Méditerrané. ». Sur la Turquie, M. Guaino a récusé le lien existant entre l’adhésion de cette dernière à l’Union européenne et le projet d’Union pour la Méditerranée. S’il lui semble impossible d’imaginer une Union pour la Méditerranée sans la Turquie, le conseiller du Président français a répété sa préférence pour un partenariat privilégié à une adhésion à l’UE, rappelant que la position officielle française sur ce sujet était claire.

Quant à l’étiquette d’ « eurosceptique », qui lui « colle à la peau », M. Guaino a fustigé les "donneurs de leçon" collant des étiquettes, et a rappelé que tant qu’il ne serait pas possible de "discuter de tout en Europe", on se trouverait alors dans une Europe qualifiée d’ « anomalie mondiale » car trop peu démocratique.

Rappelant que Nicolas Sarkozy avait été élu pour réconcilier la « France du non » et la « France du oui » et expliquant que l’ « Europe ne peut être la seule région du monde où il n’y a plus de politique du tout », M. Guaino a enfin expliqué que l’objectif de la présidence française consisterait avant tout à « remettre de la politique en Europe » qu’il s’agisse de la gouvernance de la zone Euro ou de la politique de concurrence.

Rendez-vous pour les travaux pratiques à partir du 1er juillet, avec le lancement de la Présidence française de l’UE.





© Euros du Village ASBL




Espace réactions (9)

Par Unenagu, le 7 avril 2008

Je suis pour l’union des citoyens des rives de la Méditerranée. Je suis pour ce rapprochement car je sais le sens qu’il a pour les citoyens des deux rives. Par hasard, j’ai "écouté" M. Guaino en fermant le son. Je suis bien incapable de vous faire l’analyse de cette expérience. Je vous la conseille en cherchant le sens des gestes, tels qu’ils vous parleront.... moi j’ai perdu toute confiance, non pas dans l’idée mais en les hommes qui la dénaturent C’est pourtant une super idée et on peut en faire quelque chose. Si vous voulez oeuvrer à cela, femmes et hommes de ces rives, contactez-moi.

http://matama.canalblog.com/


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le 8 avril 2008

EUROPE ET TURQUIE

- Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop souvent source d’incompréhension, de confusion … Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !

- Alors, ce pays, européen ou pas ?

- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…

- Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?

- Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.

- Commençons par les géographiques. La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ? Evident, non…

- Frontières culturelles. Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement… Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…
- Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?
- A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…
- Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…
- Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité. Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire ! Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les Juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…
- Fermons la parenthèse.
- Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c’est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin ! (l’alphabet grec et l’alphabet latin sont « frères » comme l’est l’alphabet hébreu avec l’alphabet arabe).

- Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !

- Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...

- Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.

- Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées : Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien). A l’ouest, évidement l’atlantique. Au nord/est le Rhin et le Danube. Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-) Au sud/est le Tigre et l’Euphrate. Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire). Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne ! Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors. Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c’est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche… Relativité des concepts, disions-nous… Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…

- Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative ! Mais cela était il y a « deux milles ans »…

- Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?

- Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas… Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.

COLPIN Didier


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Par Alain Servantie, le 8 avril 2008

EUROPE ET TURQUIE « Au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie ! » : d’après tous les sondages, à peine 5% de ceux qui ont voté non ont été influencés par le dossier turc, les électeurs de MM. Le Pen et de Villiers... « admettre que l’Iran [et l’Irak] ont une frontière commune avec le vieux continent... » : oui, l’Iran a une frontière commune avec le vieux continent. Depuis que l’Azerbaïdjan a été admis au Conseil de l’Europe, depuis que la Commission Economique des Nations Unies a inclus la Turquie en son sein... L’Union européenne a quasiment une frontière commune avec le Liban et Israël, depuis l’adhésion de Chypre, île du continent asiatique selon les géographes, mais dont l’appartenance à l’Europe n’est pas contestée. « Commençons par les géographiques. La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. » De Gaulle a parlé de l’Atlantique à l’Oural, mais n’a jamais mentionné le Bosphore ! Quant aux km², il suffit de rappeler que la France n’avait que 17% de son territoire en « Europe » lors de la formation de la CEE, et qu’elle est le seul pays de l’Union à élire des parlementaires européens par des départements situés en Amérique et dans l’Océan indien. Le Danemark n’avait que 5% de son territoire en Europe... « La Turquie se jette [sic !] sur des deux rives du Bosphore » - à ma connaissance les fleuves se jettent dans la mer, mais les pays ? le Bosphore n’a, dans l’histoire, jamais été une frontière ; comme beaucoup de fleuves (la Seine, la Garonne, le Danube) c’est plutôt une voie de communication… « alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement… Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe… » Voilà une hypothèse tout à fait hasardeuse que rien n’étaie. « Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ? » La Turquie n’est pas un pays arabe (pas plus que l’Albanie à majorité musulmane) ; il faudrait par ailleurs parler des origines arabes de la civilisation occidentale, pour être complet. « le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… » le concept de laïc est totalement étranger à nos églises quelles qu’elles soient, et l’on ne doit pas oublier ni les bûchers de l’Inquisition ni les chambres à gaz... « Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétendre que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes « Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non... » Certainement non, il s’agit d’une réaction purement épidermique, confondant la Grèce d’aujourd’hui avec l’antiquité, et la Turquie d’aujourd’hui avec l’esprit des Croisades.


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Par Fabien, le 8 avril 2008

Qu’il est gravissime ce type... il mélange tout et n’importe quoi, mais c’est pas grave : il représente "la majorité des citoyens" !

Bref, du Guaino qui s’est fait retoqué par les Allemands sur l’Union méditerranéenne mais qui ne voit pas ses erreurs.


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Par François TATARD, le 8 avril 2008

CIVILISATION

Chaban-Delmas avait inventé : « La nouvelle Société » et on a jamais su ce que c’était. Le ZEBULON de l’Elysée, en tirebouchonnant du cou a parlé de « nouvelle civilisation ». Pour l’explication, il nous a renvoyés à son philosophe préfère MORIN. Depuis 20 siècles, nous sommes dans l’ère chrétienne et l’on qualifie notre civilisation de Judéo-chrétienne. Au début, elle était presque uniquement catholique, puis, peu à peu, elle s’est judaïsée par les greffages de la réforme, entre autres. L’inquisition a bien essayé, par une réaction violente, de revenir à la domination catholique, mais, à partir de 1789 on a vu décliner l’influence catholique. Le Concordat Napoléonien a fait « long feu » et en 1905, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat a consacré le déclin chrétien inéluctable. Notre civilisation judéo-Chrétienne devenait de moins en moins chrétienne. Enfin, dès 1962 et la décolonisation, le phénomène s’est accentué par l’immigration galopante A partir de 1974, et après que Wouari Boumédienne, Président de la république islamique d’Algérie déguisée en « démocratie populaire » ait affirmé à l’ONU :

Nous ferons la conquête des pays riches avec le ventre de nos femmes.

Valéry Giscard d’Estaing a obtempéré en ouvrant les frontières à l’Islam africain surmultiplié par l’invention du catastrophique REGROUPEMENT FAMILIAL. Son successeur en a rajouté en leur disant :

Vous êtes ici chez vous

Merci Monsieur Mitterrand et vive le socialisme à la française. Et notre civilisation, dans tout cela ? Elle est confiée a ce qui reste du judéo Chrétien.

Qu’ont de commun :

Muammar Khadafi, Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss Khan, Bernard Kouchner, Djack Lang, Jacques Attali, Laurent Fabius…..Etc.… Nos maîtres à penser ? Réponse :

N° 1 - LEURS MAMANS

N°2 – L’OUBLI DE LEUR DEVOIR DE MEMOIRE

Citation extraite du web Les devoirs de mémoire Ils sont indispensables pour éviter le renouvellement des conséquences tragiques. Car il y a deux devoirs de mémoire : le devoir de mémoire des causes et le devoir de mémoire des conséquences. Ce n’est pas en stigmatisant les conséquences qu’on peut espérer que les causes renouvelées n’engendreront pas les mêmes conséquences. Cela risque d’arriver, avec d’autres peuples, si une communauté supérieure maintient une autorité abusive sur une autre communauté dite inférieure. La colonisation en fut un exemple......

Cette citation montre bien que d’une civilisation judéo-chrétienne on glisse inexorablement à la civilisation judéo musulmane.

Pour substituer la charia au code pénal et pour contourner la loin de 1905 Zébulon a trouvé l’adjectif idéal : le signe algébrique. Pour le code pénal, la discrimination, devenue positive, contournerait à la loi. Pour la constitution, la laïcité positive échapperait à la loi de 1905. Pourquoi pas ! Puisque l’on contourne l’inaliénabilité du domaine public par le mot « déclassement ». Le référendum pour une constitution européenne débile devient obsolète en remplaçant constitution par « règlement ». Après tout, le droit public comme le droit constitutionnel ou le droit pénal, ce n’est qu’une question de vocabulaire….semble-t-il ?

A un peuple de « vaincus » on peut tout faire avaler

Alors que faire ?

De la grammaire, en mettant au pluriel le vieux slogan anticlérical :

« A bas les calottes »

Toutes les calottes, de toutes les sectes, mafias et Eglises, conquérantes et dominatrices.

Puisqu’on est en pleine mondialisation commençons en Anglais par le plus urgent :

ISLAM GO HOME

EMIGRATION ET DEVELOPPEMENT

L’émigration vers l’Europe appauvrit les pays de départ autant que les pays d’arrivée. On peut redresser la situation. Pour développer et aider les pays de départ ce ne sont pas des ONG qu’il faut et surtout pas des « blancs »., Des « blancs », ils n’ en veulent plus. C’est bien connu : ils sont colonialistes et racistes. Il faut les prendre en otages et leur faire la peau. Tous ces pauvres gens que l’on s’est ruinés à nourrir, loger, soigner et former peuvent retrouver leur fierté. Pourquoi ne feraient-ils pas comme DANTON qui préféra la guillotine à l’exil en proclamant :

« On emporte pas sa patrie à la semelle de ses souliers »

Cela s’appelle le retour au pays avec de nouvelles valeurs morales et des connaissances techniques indispensables au développement. Vive le MRAP (Mouvement pour le retour au pays). Les imbéciles qui nous gouvernent ne rêvent, comme les militaires, que des « gros bataillons ». Notre général de Gaulle voyait déjà la France de 100 millions d’habitants. Or elle stagne à 45 millions de Français en cours de métissages avec 20 millions d’émigrés dont au moins 15 millions d’origine musulmane, toutes couleurs confondues.

C’est ce qu’on appelle chercher des problèmes aux solutions.

On voit même un JUPPE et un ATTALI prôner la reprise massive de l’émigration comme si, seule, la fameuse « répartition » devait payer les retraites….avec des chômeurs. Quels beaux économistes avons nous là. Un jour, ils vont redécouvrir ce qui fit la fortune de leurs ancêtres israélites : la thésaurisation. Elle redevient possible dès que les gouvernants n’ont plus la possibilité de faire « marcher la planche à billets ». Or, quand on a le courage de lire les idioties de la fameuse constitution Giscardo-européenne, on trouve un article où le déficit budgétaire est prévu puisqu’on le limite un peu. Vous pouvez en faire autant de votre propre budget, c’est déjà officialisé, et on appelle cela le surendettement. On a même prévu que la responsabilité du prêteur était inexistante et que c’était au contribuable de payer. Cela : c’est ce fameux génie économique qui est une forme de l’exception française. …..

Marseillaise !


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Par Pierre ROCA - directeur de la rédaction, le 9 avril 2008

J’ai décidé de valider ce message qui m’avait initialement paru très limite... Je le valide parce que les Euros défendent la liberté d’expression et parce qu’il est important pour les internautes de voir que des gens peuvent penser des choses aussi rétrogrades (et racistes) en ce début de 21ème siècle. Néanmoins, je vous avertis, Monsieur Tatard, que tout débordement sera non seulement censuré mais que en plus, au cas où vous ne le sauriez pas, insulter un homme ou une femme en raison de son origine ou de sa religion est une infraction pénale punie de 6 mois de prison et de 22 500 euros d’amende. Cela vaut sur Internet également et cela vaut aussi pour les personnes qui souhaiteraient répondre à Monsieur Tatard sans respecter la courtoisie nécessaire à un débat constructif.


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Par valery, le 8 avril 2008

Il est consternant qu’un nationaliste de ce genre occupe une fonction de ce niveau à l’Elysée. Sa présence et son influence néfaste expliquent selon moi un grand nombre des dérapages actuels de la politique étrangère de notre pays à commencer par la question de la Chine.


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Par David, le 8 avril 2008

Didier, tu as écrit : "Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité." Personne n’a dit que la Turquie était un modèle de tolérance, mais l’Allemagne et l’Italie ne l’étaient pas cinq ans avant la Déclaration Schuman. La Turquie fait encore preuve de trop d’intolérance d’accord, mais doit-elle rentrer demain ? Non. Elle doit rentrer dans quinze ou vingt ans, et on lui laisse justement le temps de mettre fin à l’intolérance qu’elle peut encore connaître. Et tant qu’elle ne résoudra pas ce problème (notamment l’intolérance envers les minorités religieuses), elle ne rentrera pas, c’est donc une question conjoncturelle et non structurelle du débat, puisque la tolérance est un critère pour n’importe quel autre pays candidat.

Tu as écrit également : "Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?"

- Je savais pas que la Turquie était arabe... L’Union européenne s’est toujours bâtie sur des bases laïques, donc évoquer la religion est non avenue.

- Personne ne nie l’héritage chrétien de l’Europe, mais ce n’est évidemment pas le seul, et désolé de t’apprendre que l’Europe, dans une moindre mesure, a quand même un héritage musulman : ou alors tu exclues de l’UE tous les Musulmans de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne, de Belgique... voire des pays entiers comme l’Albanie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine.

Par ailleurs, tu as su nous prouver avec tes logiques géographiques que tu raisonnais comme un enfant de six ans. "Dessines moi l’Europe", et hop, que je te fasses un trait sur une carte ! Mais l’Europe, justement, n’est pas un trait sur une carte (d’autant plus que comme l’a dit Alain, le Bosphore n’a jamais représenté une frontière), cette frontière de l’Oural et du Bosphore n’ont été posées que pour les besoins de la géopolitique russe au XVIIIème siècle. L’Europe correspond à un ensemble de valeurs (liberté et égalité en droits en premier lieu, mais aussi laïcité, solidarité sociale et respect de la dignité humaine), et refuser la Turquie, entre autres parce qu’elle est musulmane, c’est commetre deux erreurs : d’abord poser comme élément identitaire de l’Europe un critère religieux, ce qui peut représenter un précédent pour tout type de critère aussi intolérant que celui-ci ; c’est ensuite et surtout montrer son ignorance relativement à la raison d’être de l’Europe, celle-ci se voulant être un projet dépassant les frontières pour favoriser une meilleure compréhension culturelle (et donc également religieuse) entre les peuples.

Enfin, trois dernières choses :

- arrêtes avec tes critiques sur l’alphabet latin : premièrement c’est un héritage de Mustafa Kemal sur lequel les Turcs ne reviendront évidemment pas en arrière (dire le contraire manifeste d’une grande ignorance sur ce pays), et deuxièmement parce que même les Turcs ne servent pas ça comme argument principal, on s’en fout de l’alphabet, la Serbie a pas l’alphabet latin, donc on s’en fout que la Turquie l’ait.

- Dire qu’en faisant adhérer la Turquie on aura une frontière commune avec l’Irak et l’Iran, c’est réduire considérablement le débat. L’Iran et l’Irak et la Syrie sont aux portes du Caucase et de l’Anatolie (dont l’Histoire a toujours été fortement liée à celle des Balkans, quelle que soit l’époque), donc oui ces pays sont aux portes de l’Europe. Soit dit en passant, la Guyane nous met aux portes du Brésil. Et être aux portes du Moyen-Orient, outre de nous conférer une position géopolitique tout à fait enviable, n’est absolument pas un facteur d’instabilité : on est aux portes de la Yougoslavie et pourtant, a-t-on été destabilisé dans la décennie 1990 ?

- Enfin, tu as écrit : "Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées : Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien). A l’ouest, évidement l’atlantique. Au nord/est le Rhin et le Danube. Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-) Au sud/est le Tigre et l’Euphrate." Ce que tu écris n’as aucun sens, tu essaies de justifier tes arguments sur des bases historiques qui n’ont aucune valeur. C’est pas le mur d’Hadrien qui s’est imposé comme frontière, c’est les romains qui l’ont construit, réveilles-toi. Le Danube n’a pas représenté toujours une frontière, puisque la Dacie a été conquise et même colonisé. Le Tigre et l’Euphrate n’ont représenté qu’un ou deux siècles la frontière orientale de l’Empire, il s’est globalement fixé en plein milieu du désert syrien et jordanien, alors elle est où ta frontière naturelle ? Réveilles-toi et arrêtes avec ton argumentation sans queue ni tête. Et oui, l’Empire romain ne s’est pas posé de questions en s’élargissant au bassin méditerranéen (et pourtant les cultures étaient fondamentalement différentes, là aussi tu devrais te renseigner), pour la simple raison que les romains ne craignaient pas la comparaison, il se voulait un modèle universel. L’Europe a-t-elle si peu confiance en son propre modèle pour craindre que faire entrer la Turquie aurait une conséquence sur son fonctionnement, sur son identité, sur ses valeurs ? Est-on suffisamment bête pour croire que 70 ou 80 millions de Turcs vont influencer 500 millions d’européens, et non l’inverse ?


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Par Manu Brutin, le 9 avril 2008

Tout d’abord merci aux Euros pour cette interview. Je suis tout de même assez choqué par les propos de Henri Guaino, et de voir qu’un tel homme est l’un des conseillers les plus influents de notre président. Jouer la carte d’une Europe technocratique qui refuse toute "politisation", c’est du grand classique mais il fallait quand même le faire. Comme si les milliers de fonctionnaires s’amusaient à ne rien faire et passaient leur journée au café...il faudrait un peu se réveiller et se mettre à s’informer sur l’UE. Ce qui risque de provoquer des grincements de dents, vu que sur de nombreuses politiques, la France a un bon 10 ans de retard, cf. le grenelle de l’environnement qui fait doucement rigoler depuis Bruxelles. C’est effectivement une vision très gaulliste, puisque seules les vues de la France sont considérées "démocratiques"... Ce dont l’Europe a besoin, c’est d’une meilleure vulgarisation auprès des populations, ce que les Euros s’attachent à faire. Et il est assez pitoyable de voir un conseiller du président mettre le feu à l’Europe...


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