L’espéranto a davanatge de locuteurs que le gaelique, le catalan ou le basque, c’est ma deuxième langue étrangère (vu que j’ai totalement oublié ma 2e du lycée faute de pratique et d’immersion linguistique), probablement la plus facile au monde, mais pas question pour la commission anglophone de l’accepter comme langue officielle, malgré les demandes répétées de plusieurs députés... le risque est trop grand que davantage de gens découvrent ses possibilités uniques comme langue auxilaire de communication ! saluons le geste de la Finlande qui a accepté que sa petite chronique en latin le soit également en espéranto sur son site, d’autant plus que le nombre de locuteurs du latin est des plus réduit...
Salutations
Par Christophe, le 19 février 2007
Plus parlée que le catalan ? Tu veux bien citer tes sources, Krokodilo, parce que je suis plus que sceptique.
Il y a environ 8 milions de catalanophones. L’espéranto n’en compte pas plus d’un milion, et c’est encore une estimation généreuse.
Méfie-toi des chiffres qui circulent dans les milieux espérantistes et qui sont très souvent exagérés, pour ne pas dire carrément fantaisistes. De toute façon, l’espéranto n’en a pas besoin pour se justifier.
Réagir à ce commentaire
Par Martial JOB, le 21 novembre 2007
Complètement d’accord avec vous, Christophe, mais l’ésperanto reste pour moi une bonne idée et un style de vie à part entière puisque, depuis que je l’ai appris il m’a souvent aidé et puisqu’il crée une atmosphère agréable entre les gens.
Il est malheureusement vrai qu’il n’est pas encore très parlé, je crois qu’il y aurait moins de guerres (je dit bien guerres et non disputes, car une dispute a autant d’importance que la Paix, elle sert à exprimer son avis et à se libérer ... mais bon on arrête la philo à présent lol) les Hommes s’écoutant plus et ayant plus de possibilités de partager leurs cultures ...
De plus, ce language se trouve de plus en plus obligatoire dans les écoles (j’aurai entendu parler de cela sur la Chine entre autres mais cela reste à vérifier ...) ou du moins optionnel [là par contre je suis sûr mais je ne me souviens plus du pays ... :-( ]
Bref, l’esperanto donne espoir ...
Réagir à ce commentaire
Par Fablo, le 20 février 2007
La comparaison entre l’espéranto et des langues comme le gaélique, le catalan, le basque ... ne rime à rien, car :
l’espéranto n’est la langue d’aucune communauté géographique, n’est pas attachée à aucun territoire, n’est pas une langue natale ; c’est une langue apprise dans un but de communication ou d’échanges culturels internationaux, c’est donc une langue purement véhiculaire,
le gaélique, le catalan, le basque sont des langues nationales/régionales attachées à un territoire et identifient leur locuteurs à un pays ou une région, ce sont des langues purement vernaculaires.
Le nombre de locuteurs natifs d’une langue nationale/régionale est extrêmement variable, de l’ordre du millier pour les langues les moins répandues à plus d’un milliard pour le chinois (mandarin).
Là où les choses se compliquent, c’est lorsqu’une langue est à la fois langue vernaculaire et langue véhiculaire (anglais, et dans une moindre mesure français, espagnol, etc.). Car une même langue compte des locuteurs natifs et des locuteurs non natifs, ce qui créé des distorsions entre les différentes catégories de locuteurs et la difficulté à évaluer le nombre total de locuteurs selon le niveau de maîtrise que l’on prend en compte. Dans la pratique, sur les 7000 à 8000 langues vivantes existantes, seules moins d’une dizaine ont le double statut de langue vernaculaire et langue véhiculaire (l’anglais se taillant la part du lion). Il est assez curieux de constater (mais cela s’explique par des raisons historiques) que le chinois qui compte le plus de locuteurs (natifs) est une langue purement vernaculaire.
L’espéranto étant une langue purement véhiculaire, son nombre de locuteurs devrait se comparer aux nombres de locuteurs non natifs des langues à statut double. Ce qui est assez notable est que l’espéranto fait partie du cercle restreint des langues véhiculaires, malgré le fait qu’il n’est soutenu par aucun groupe d’intérêt, ce qui en soit peut être considéré comme un premier succès.
Réagir à ce commentaire
le 20 février 2007
L’Union européenne n’est multilingue qu’en paroles. Dans les faits, l’UE glisse vers un régime où la langue anglaise (de fait la langue des USA) et les théories politiques anglo-saxonne mènent la danse. G.BUSH n’est peut-être qu’un pantin, mais cela ne change rien au fond de la question.
On peut constater que lorsque les européens en ont la possibilité, ils disent non à cette politique (référendum en France et aux Pays-Bas, vote massif en faveur de partis nationalistes, etc.).
La politique linguistique n’est pas neutre. Elle fait partie d’un tout, qui est d’empêcher tout débat de fond sur le type d’Europe que veulent les européens.
Réagir à ce commentaire
Par Bartsch, le 28 février 2007
Bonjour,
L’espéranto purement véhiculaire ?
Dites ça à mes enfants qui s’engueulent dans la langue entre eux, jouent avec leurs copains d’une bonne quinzaine de pays d’Europe lors de réunions, apprennent actuellement l’allemand ici en Allemagne en s’aidant de l’espéranto (ex. la compréhension de la notion d’accusatif en allemand), etc.
L’espéranto a cessé depuis longtemps d’être un projet et une langue purement véhiculaire. C’est une langue qui vit dans les familles, les couples, entre amis et comporte aujourd’hui tout ce dont ces milieux ont besoin pour exister et faire exister la langue.
Bref, il est plus qu’il n’était et a accédé au statut de langue, sans autre qualificatif.
Salutations cordiales,
F. Bartsch
Réagir à ce commentaire