La Serbie cherche toujours sa voie, l’UE l’aidera-t-elle à la trouver ?

Mardi 29 avril, les ministres des affaires étrangères de l’UE se retrouvent à Luxembourg pour discuter des élections législatives qui se tiendront en Serbie le 11 mai. Ces élections anticipées avaient été provoquées par la démission du gouvernement de Vojislav Kostunica en mars dernier, lequel refusait de poursuivre la coalition le liant au parti pro-européen du président Boris Tadic, qui ne s’était selon lui pas opposé assez fermement à l’indépendance du Kosovo. Selon les sondages, les partis anti-européens pourraient réaliser une grande performance électorale, ce qui pousse l’UE à réagir : une des possibilités serait de remettre rapidement sur les rails l’Accord de Stabilisation et d’Association (SAA), stoppé en raison du manque de coopération de la Serbie dans l’extradition de Radovan Karadzic et Radko Mladic. Mais le gouvernement des Pays-Bas, malgré la pression diplomatique à laquelle il est soumise, semble pour l’instant peu enclin à lâcher du lest sur ce dossier. Espérons toutefois que les Serbes, qui avaient montré leur volonté de participer à l’aventure européenne en élisant Tadic à la présidence en février 2008, ne se dédieront pas moins de six mois plus tard.
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