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POLITIQUE MONETAIRE : Mythes et réalités d’un euro fort

23 mai 2007 | Par tea
je suis d’un pays qui utilise le FCFA comme monnaie. Me serais-il possible d’avoir l’évolution du taux de change FCFA/USD sur la période de 1990 à 2006. Merci de m’informer

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La page internet de l’encyclopédie Wikipédia traitant de la question des rapports entre euro et dollar
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les évolutions des taux de change entre dollar et euro


POLITIQUE MONETAIRE : Mythes et réalités d’un euro fort


POLITIQUE MONETAIRE : Mythes et réalités d'un euro fort

Un euro fort, une faiblesse pour la zone euro ?

8 février 2007, Par Naim CORDEMANS

Lorsque l’Euro a été introduit, en 1999, il est alors présenté comme le garant d’une plus grande stabilité et d’une prospérité accrue pour le vieux continent. Aujourd’hui, l’enthousiasme qui a suivi le passage à la monnaie unique a fait place à la déception, et les récents sondages conduisent au même constat : nombre d’européens ont la nostalgie de leur monnaie nationale. Les politiques s’en prennent régulièrement à la force l’euro qui est portée en bouc émissaire de maux dont souffrent plusieurs économies européennes en mal de croissance. Il convient néanmoins de modérer ce constat alarmiste en revenant sur les forces et les faiblesses de la monnaie unique.

L’Union Européenne réalise un tiers de ses échanges avec le monde extérieur et son économie est par conséquent affectée par les évolutions des taux de change des principales devises internationales. Or, entre le premier janvier 1999, date d’introduction de la monnaie unique, et l’automne 2000, le taux de change de l’euro est passé de 1,18 à 0,83$. La devise européenne s’est par la suite fortement raffermie face au billet vert, et après un léger relâchement en 2005, elle s’est à nouveau appréciée de quelque 9% en 2006.

Définitions de termes économiques

Taux de change effectif nominal

Moyenne des taux de change bilatéraux d’une monnaie, pondérée par le poids relatif de chaque pays étranger dans le commerce extérieur du pays considéré.

Resserrement monétaire

Augmentation du loyer de l’argent (les taux d’intérêt) par la banque centrale.

Au-delà des discussions sur les effets inflatoires du passage à la monnaie unique et de la crise de confiance qui affecte actuellement cette dernière, nombre de politiciens et d’industriels s’inquiètent aujourd’hui de la force de la monnaie européenne par rapport aux principales devises internationales. Les avis divergent sur les effets d’un euro fort et sur l’attitude à adopter en matière de politique de change. La sérénité allemande tranche avec les craintes françaises. Sans aborder le rôle de l’euro dans le dynamisme économique européen, l’objectif est ici d’éclaircir un tant soit peu les tenants et les aboutissants de l’évolution des taux de changes de la monnaie européenne.

La forte hausse de l’euro face aux devises américaine et nippone depuis octobre 2000 a été longtemps attribuée, en partie en partie du moins, à deux facteurs. D’une part, aux spéculations selon lesquelles la BCE allait relever ses taux d’intérêt plus rapidement que la FED (Banque centrale américaine) et la BoJ (Banque centrale du Lapon) ; d’autre part à la faiblesse du dollar et du Yen. Depuis quelques semaines, elle semble attribuée à la bonne santé de l’économie européenne, ce qui pousse la BCE a de nouveaux resserrements monétaires. Un euro fort présente des avantages comme des inconvénients pour l’économie européenne, voyons de plus près ce qu’il en est.

Les faiblesses d’un euro fort : pressions sur les exportations

En ce qui concerne les risques, il est très clair qu’un euro fort réduit la compétitivité des entreprises du vieux continent face à leurs concurrents outre-Atlantique et nippons. En effet, lorsque la monnaie unique européenne est forte, le prix payé par les produits européens sont relativement plus chers que ceux des autres pays. Pour conserver leurs parts de marché, nombre d’entreprises exportatrices européennes sont ainsi amenées à réduire leurs prix, ce qui pèse sur leurs perspectives de profits.

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L’évolution du taux de change entre du dollar par rapport à l’Euro
L’Euro, aprés avoir jusqu’en janvier 2003 été sous évalué par rapport au dollar et à présent surévalué par rapport à ce dernier.

Les entreprises qui facturent en dollars voient par ailleurs directement leurs marges affectées par la hausse de l’euro. Par exemple, pour le groupe franco-allemand EADS qui réalise 20 milliards de chiffre d’affaire libellés en dollars, mais dont la base de coûts est principalement en euros, une appréciation de 10% de la devise européenne se traduit par une baisse nette du résultat annuel d’un milliard de dollars (A titre d’exemple, cela correspond au budget Recherche et Développement (R&D) consenti en 2003 pour le projet A380).

Ainsi, la force de l’euro, si elle se poursuit, risque selon certains spécialistes de porter atteinte à la croissance de la zone euro et de mener à terme vers une nouvelle augmentation du chômage. Des études économétriques ont déterminé que l’appréciation de la monnaie européenne de 10% face au billet vert réduit d’environ 0,5 à 1 point le taux de croissance de la zone euro.

Selon les économistes du Crédit Agricole, il faut toutefois relativiser un peu l’impact d’un euro fort sur la compétitivité, car si l’euro a pris du terrain face au billet vert depuis quelques années, le taux de change effectif nominal est pour sa part resté relativement stable (il n’a progressé que de 2% en 2006). Les monnaies des pays émergeants se sont revalorisées par rapport à l’euro ces dernières années, ce qui permet de penser que « l’effet change sur la compétitivité globale des douze de la zone euro serait quasi nul », et que l’appréciation de l’euro ne constituerait pas un véritable danger.

Les atouts d’un euro fort : l’euro future monnaie de réserve internationale ?

Au niveau des avantages, un premier réside dans l’amélioration des termes de l’échange pour la zone euro. Le cours des principales matières premières étant libellé en dollars, l’Europe a fortement réduit le coût de ses approvisionnements ces dernières années. L’incidence sur l’économie européenne des hausses répétées du cours du pétrole brut entre 2003 et 2006 a ainsi été largement limitée par la force de l’euro.

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Jean-Claude Trichet
L’ancien gouverneur de la Banque de France est, depuis le 1er novembre 2003, gouverneur de la Banque centrale européenne.

Un deuxième avantage est qu’un euro fort crée des anticipations positives sur l’évolution des conditions monétaires dans la zone euro et sur l’évolution des taux de change moyen de l’euro face au dollar. Cela se traduit par un niveau général des taux d’intérêt dans la zone euro inférieur à ceux de la zone en dollars et rend par conséquent l’environnement européen plus propice aux investissements. En résumé, un euro fort est plus profitable pour les investisseurs étrangers. Pour certains, l’euro fort crée ainsi une dynamique positive où faible taux d’intérêt, épargne libérée et anticipation à l’amélioration des termes de l’échange favorisent les investissements et donc la croissance.

Enfin, la dégringolade du billet vert face à l’euro rend ce dernier attractif pour nombre de pays à la recherche de placements de précaution et s’avère par conséquent favorable à l’investissement dans la zone euro. Par ailleurs, un euro fort et stable concourrait sur le long terme à son utilisation comme monnaie de réserve et d’échange au niveau international (rôle qui est actuellement joué par le dollar) ; ce qui limiterait les fluctuations des coûts des approvisionnements énergétiques et serait donc profitable à la zone euro. L’utilisation massive de l’euro dans les transactions internationales pourrait bien passer par une période de transition délicate, mais s’avèrerait bénéfique à long terme.

On est encore cependant loin du compte ; contrairement à de nombreux écrits, il n’y aurait pas de substitution d’actifs en dollars par des actifs en euros dans les réserves de change mondiales. Le dollar resterait ainsi jusqu’à présent la monnaie de réserve mondiale (65%,). Certes, la part de l’euro dans les réserves des banques centrales a augmenté ces dernières années (25%), mais cela serait dû essentiellement à l’appréciation de la monnaie unique face au billet vert sur le marché des changes. On peut noter en revanche que l’euro serait devenu la devise de référence au niveau des transactions en espèces (il circulerait plus d’euros que de dollars sur la planète), ce qui indique la confiance qu’il a acquis au niveau international.

Un euro fort a donc ses forces comme ses faiblesses et il n’y a pas d’argument qui tienne uniquement en faveur d’une dépréciation ou d’une appréciation de la monnaie unique. Ce sur quoi nombre d’économistes s’accordent est la nécessité de maintenir une relative stabilité des changes et de ne pas dépasser un seuil arbitrairement fixé par certains aux alentours de 1,4$ pour 1€. Beaucoup sont d’avis que les vraies solutions pour la croissance ne sont par à chercher du côté des cours de change et, en se fondant sur les performances actuelles de l’Allemagne, affirment que nombre de critiques adressées actuellement à la force de l’euro sont erronées.


(Illustrations : siège de la banque centrale européenne (copyright : Banque centrale européenne) / Jean-Claude Trichet (Copyright : Le Monde) )





© Euros du Village ASBL




Espace réactions (3)

Par moreno bucci, le 15 février 2007

On ne peut pas croire que seulement la politique monetaire soit suffisante pour la gestion de l’économie européenne. Tous ceux qui ne veulent pas "mettre en commun" la politique économique se reclament d’une gestion "nationale" de l’euro : C’est-à-dire qu’ils veulent seulement une politique monetaire à l’ancienne, à la recherche de petites solutions aux erreurs de leur politique économique nationale. On ne resoudra pas les problèmes d’aujourd’hui par un retour en arrière, il faut plutót una pas en avant. D’où la nécessité d’aller à la ratification du Traité constitutionnel et puis vers des politiques communes dan L’Unione européenne. Moreno Bucci


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Par harold, le 2 mars 2007

je voudrai connaitre le relles raisons d’une forte hausse de l’euro par rapport au dollar,son impact dans l’economie europeene.Ensuite les raisons qui poussent jean claude trichet a augmenter les taux direcreurs de la bce

002215646218


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Par tea, le 23 mai 2007

je suis d’un pays qui utilise le FCFA comme monnaie. Me serais-il possible d’avoir l’évolution du taux de change FCFA/USD sur la période de 1990 à 2006. Merci de m’informer


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