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PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre

Le programme européen du candidat centriste

Crédité de 15 à 20 % des intentions de votes dans les derniers sondages, François Bayrou est en train de s’imposer comme troisième homme dans la course à l’Elysée. Après s’être longtemps fait attendre sur la question, le candidat centriste s’est exprimé longuement sur l’Europe à l’occasion du Forum de Paris à l’Unesco sur le thème "l’Union, 50 après" (10 février) et lors d’une conférence de presse au Parlement Européen à Strasbourg (12 février), où le président du parti centriste a précisé comment il entend "réconcilier les Français avec l’idée européenne". Eclairage sur le programme du candidat de l’UDF.

BAYROU LIVRE SON REVE EUROPEEN AUX EUROS DU VILLAGE




L’Europe, c’est son dada

S’il est un parti politique français associé à la construction européenne, c’est bien l’UDF (Union pour la Démocratie Française, créée sous ce nom par Valéry Giscard d’Estaing en 1978). Au panthéon de l’Europe figurent en effet de nombreux centristes : Robert Schuman et Jean Monnet, mais aussi René Pléven, qui en 1952 avait jeté les bases de l’Europe de la défense ; Valéry Giscard d’Estaing, sous l’influence duquel se décida l’union monétaire et l’élection du Parlement au suffrage universel ; Simone Veil, première Présidente de cette assemblée élue, etc. François Bayrou revendique cet héritage. Ainsi, en 1999, l’UDF est le premier parti politique européen à demander l’adoption d’une Constitution pour l’Europe. De cette initiative naît un avant-projet ambitieux qui ne fera guère de bruit…jusqu’à ce que Valéry Giscard d’Estaing, alors Président de la Convention pour l’Avenir de l’Europe, présente aux chefs d’Etat européens un projet de Traité constitutionnel en 2004. Ce texte reprend bon nombre de propositions centristes : charte des droits fondamentaux, personnalité juridique pour l’Union, Président de l’Union, etc. Mécontents de la “lente dérive eurosceptique” du PPE (Parti Populaire Européen), François Bayrou et les 11 députés européens UDF profitent des élections de 2004 pour faire sécession. Avec l’aide de parlementaires venus d’autres Etats Membres, ils créent le Parti Démocrate Européen (PDE), engagé en faveur d’une Europe tendance fédérale. Cette création se traduit au sein de l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe, nouveau groupe parlementaire en faveur d’une Europe forte et démocratique. Il y a donc à l’UDF et chez son président un engagement européen certain. C’est ce qui a valu à François Bayrou d’être qualifié par Romano Prodi, qui lui est politiquement très proche, de “plus pro-européen des candidats”.

Déminer l’échiquier politique français

Si l’Europe se fait au centre, la conquête de l’électorat français reste une autre paire de manche. Jusqu’à présent, les électeurs Français n’ont pas laissé à François Bayrou l’occasion de rétablir la relation d’intimité qui, d’après lui, lie historiquement l’Europe à la France. Aux présidentielles de 2002, les sondages lui attribuaient également plus de 10% des intentions de vote en février, il n’a obtenu qu’un modeste 6,8%. 2007, même combat ? Pas tout à fait : entre le positionnement très droitier de Nicolas Sarkozy et les ratés de campagne de Ségolène Royal, François Bayrou peut bénéficier d’un nouvel espace et rallier les désabusés du clivage droite-gauche. De plus, le candidat semble avoir évolué. Depuis le vote de la motion de censure contre le gouvernement Villepin en mai 2006, il a pris des accents de “rebelle” avec ses diatribes “contre le système” (entendre : celui d’une Cinquième République selon lui essoufflée), contre la dette publique, l’injustice sociale, le biais politique des médias nationaux, etc. “Prendre la droite par la gauche” pour constituer “un nouveau gouvernement d’union nationale”, peut-être sur le modèle de la grande coalition allemande... reste pour François Bayrou à lâcher les boulets qu’il traine droite et font de lui un partenaire potentiel douteux pour la gauche (si tant est que celle-ci vienne à y penser), et à offrir une alternative crédible à cette dernière qui ne résulte pas de la seule brèche ouverte par les déboires socialistes. En outre, dans le paysage politique hexagonal post-référendum, l’engagement européen ne fait pas franchement recette. François Bayrou en est conscient : “l’Europe, c’est vrai que les candidats en parlent peu, et c’est pourtant vrai que c’est l’un des grands sujets du destin du pays. Ils en parlent peu car ils sont gênés par les résultats du référendum. Moi je pense au contraire qu’il faut en traiter directement et clairement.” En effet, pour le candidat centriste, “il n’est aucun sujet de notre avenir national qui puisse trouver de réponse satisfaisante sans la dimension européenne.” L’Europe, veut-il croire, n’est pas pour lui une machine à perdre des voix, ni un simple enjeu électoral, mais “un sujet national, historique, qui doit engager chacun des citoyens dans une réflexion plus large sur ce que l’avenir doit être afin que notre voix [celle des Français] existe encore.”

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François Bayrou

A Strasbourg, le candidat UDF a exposé son programme européen à la presse

L’UE, un idéal et une nécessité pour quel programme ?

Le Conseil national de l’UDF de Mai 2004 avait déjà accouché d’un document très ambitieux intitulé Nous avons besoin d’Europe. Presque trois ans, l’échec du Traité constitutionnel et un élargissement plus tard, les centristes continuent à croire, tant bien que mal, que la poursuite de l’intégration européenne est une nécessité. Dans l’avant projet législatif paru fin 2006, La France ensemble, François Bayrou propose de :

  • Développer une politique étrangère et de sécurité commune “qui permette à l’Europe de ne pas rester tributaire d’une autre puissance, même amie.”
  • Construire une politique commune de visas, de lutte contre l’immigration clandestine mais aussi de co-développement avec les pays d’origine.
  • Accroître de façon significative le budget de l’UE.
  • Harmoniser la fiscalité sur les entreprises, notamment pour lutter contre les délocalisations.
  • Défendre le modèle social européen (notamment par une législation communautaire sur les services publics).
  • Changer de politique agricole commune, pour qu’elle soit à nouveau fondée sur les prix, et non sur les aides. Au rang des priorités : développement d’un programme français et européen de recherche dans le domaine des biocarburants, des biomatériaux, de la chimie du végétal, des biotechnologies et du génome.
  • Développer un programme européen de recherche sur les économies d’énergie, une fiscalité carbone, et une régulation des prix des énergies fossiles ; créer une autorité indépendante chargée de l’alerte énergétique ;
  • Adopter un agenda de travail européen public : toute décision en préparation au Conseil devrait être annoncée à l’opinion publique française au moins six mois avant, avec passage obligé des Ministres responsables devant les parlements nationaux. Ces derniers doivent également être mieux associés en amont du processus de décision européen.
  • Rééquilibrer élargissement et approfondissement : au nom de l’adhésion à une civilisation et des valeurs communes qui structurent l’UE, et pour garantir un “espace politique cohérent”, rejet de l’adhésion de la Turquie au profit d’un “accord de coopération”.
  • Relancer le processus constitutionnel, par un nouveau Traité simplifié, limité à l’affirmation de principes fondateurs et à un minimum de règles essentielles de fonctionnement : extension de la codécision ; abandon progressif de la règle d’unanimité et système de votation à la double majorité Etats/population au Conseil des Ministres ; créer le poste de Président de l’UE ; limiter le nombre de Commissaires.

A Strasbourg, le candidat a réitéré et précisé ces pistes de réflexion à la presse, dans une volonté de démarcation par rapport à ses concurrents. Dans un contexte de crise sur la nature de l’UE, François Bayrou s’est prononcé pour une Europe forte, “capable de changer le monde”. Dans cette perspective, il a évoqué :

  • Le lancement de 7 grands chantiers : économie, diplomatie, défense, climat/biodiversité ; énergie ; immigration et co-développement ; recherche.
  • La possibilité d’une Europe à “au moins deux cercles” : une Europe large, fondée sur le libre échange et l’harmonisation juridique ; et une “Europe socle”, plus fondamentalement politique, dont la base de départ pourrait être la zone Euro.
  • La nécessité d’une pause dans les élargissements, selon son leitmotiv “plus d’élargissement sans clarification”
  • La défense du mandat de la Banque Centrale Européenne, en opposition à la candidate socialiste Ségolène Royal, qui souhaiterait sa révision pour intégrer un objectif de croissance : “tout changement signifierait hausse des prix et hausse des taux,” ce qui serait néfaste pour l’économie ;
  • L’obligation de distinguer, dans le Traité constitutionnel en panne, les dispositions institutionnelles et démocratiques de ce qui relève des Traités. D’où l’idée d’une nouvelle conférence intergouvernementale qui rédigerait “un texte bref, dense, significatif, pas “mini” mais solide, lisible par tout le monde”. Ce nouveau Traité devrait être soumis à ratification par voie de référendum le même jour que la prochaine élection des députés au Parlement européen en 2009.

Passer le baptême des faits

On le sent bien, François Bayrou a une ambition pour l’Europe. Non seulement dans son programme, mais par tradition centriste. Néanmoins, le fait que François Bayrou ait mis beaucoup de temps à s’exprimer sur l’Europe dans le cadre de sa campagne ne peut-il pas laisser craindre que le sujet ne sera pas la priorité d’un président de la République centriste comme elle ne l’a pas été pour le candidat, qui a privilégié dans un premier temps une campagne contre la Cinquième République et le pouvoir des médias ? Par ailleurs, puisqu’il a la prétention de gouverner au centre, au sein d’une coalition, peut-on croire que l’Europe ne fera pas les frais du grand marchandage auquel la mise en place d’une telle coalition donnera lieu ? Le fait, également, que François Bayrou ait évoqué la possibilité de nommer un premier ministre de gauche n’annonce-t-il pas des difficultés à avancer sur la question de l’Europe selon les orientations données dans son programme ? Enfin, le choix de soumettre tout nouveau projet de traité à un référendum, en rejetant l’idée d’un "mini traité" portant essentiellement sur les questions institutionnelles, n’est-ce pas prendre le risque de mettre en péril l’engagement européen de la France au nom du parallélisme des formes et du droit du peuple français à décider de ces questions ? Donnons donc rendez-vous à François Bayrou pour l’après 22 avril et, s’il est élu, voyons s’il aura la volonté et la capacité d’honorer, selon ses mots, un “vote constructif et rassembleur, qui ancrera résolument la France en Europe”...

Espace réactions(14)

ds PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre



Par Adeline, 26 février 2007

Au moins il a le mérite de parler d’Europe depuis longtemps et de ne jamais avoir accusé "Bruxelles" de tous les maux français.

Rdv le 8mars à Bruxelles justement por voir Bayrou ! et je suis sure qu’il passera le "baptême des faits" !

ds PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre



Par Kevin, 26 février 2007

Le vote bayrou fait face au même problème que le vote OUI au référendum.

Il est le seul à mettre l’Europe en avant dans son programme. Si on est comme moi un européen convaincu, on devrait donc se tourner vers lui. Mais comme pour le référendum, j’ai en face de moi le choix entre un "oui" et un "non", qui ne règle en rien la question du type d’Europe que nous voulons.

Ainsi si je vote F. Bayrou par conviction européenne, je voterai par la même occasion pour sa vision économique de l’Europe, or cette vision trop liberaliste ne me convainc pas.

(Par exemple, lorsque F. Bayrou propose d’harmoniser les fiscalités européennes, je doute que cette harmonisation ne soit pas un nivellement par le bas pour des pays comme la France, la Suède etc. Or mon opinion est qu’au contraire les impôts et notamment les impôts progressifs devraient être revalorisés, ET harmonisés à l’échelle européenne.)

Si je ne vote pas pour F. Bayrou, je vote pour un candidat qui ne place pas l’Europe au centre de l’avenir de la France, ce qui n’est guère plus convaincant.

Je m’étais trouvé dans la même impasse lors du référendum.

Clairement, l’Europe de l’UDF a été refusée par 55% des électeurs. La constitution européenne collait quasi-parfaitement avec le programme du parti de centre-droit. Il est donc très regrettable qu’aucun candidat de l’élection présidentielle ne réponde à ces 55% en proposant concrètement une vision européennne de gauche d’un point de vue socio-économique.

Certes Mme. Royal fait face aux divisions internes de son parti sur la question référendaire. Cependant, lorsque l’on regarde le programme et les idées du PS, force est de reconnaître qu’ils ne collent pas avec la constitutionnalisation voulue de la politique économique et sociale actuelle de l’Union.

Les adhérents du PS ont voté OUI dans le cadre du référendum interne pour faire avancer l’Europe et la doter d’une constitution. Pas pour se rallier à une politique du laisser-faire économique, qui reste d’ailleurs nuancée dans le traité.

Rien ne devrait donc empêcher le candidat Royal de s’investir dans la question européenne en proposant un projet économique et social européen différent de celui proposé aux français en 2005.

La seule limite que je reconnait à cette démarche est que l’Union se construit à 27. Des propositions franco-françaises sur l’Europe n’ont donc qu’un sens restreint. Pour y remédier, le PS aurait pu proposer un projet socio-économique négocié avec les autres partis de gauche en Europe. Ces autres partis ont tout intérêt à voir le PS gagner, s’ils veulent accroître le poids de la gauche dans les décisions du Conseil de l’Union. Leur soutien aurait quant à lui été fort utile au PS dans la campagne en cours.

Une telle manoeuvre aurait permis aux français d’avoir dès cette année un débat socio-économique dépassant les frontières. Espérons qu’en 2009 un choix dans les politiques socio-européennes de l’union sera enfin possible.

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Par steph, 6 mars 2007

A Kevin : rien a redire, excellente analyse !

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Par Catherine Guibourg, page perso : L’europe dans la campagne, 26 février 2007

Excellent billet. L’alliance Bayrou au niveau européen avec Merkel (et sa coalition ) Prodi, Verhofstadt, Zapatero pourra donner une impulsion nouvelle, et pour répondre au commentaire précédent, le social ne sera pas oublié !

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Par pierre T, page perso : http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007, 27 février 2007

Il est regrettable pour Bayrou que certaines des personnalités emblématiques du centrisme à la française fasse campagne pour Nicolas Sarkozy à l’image de Simone Veil citée plus haut. Comment peut-on prétendre conduire un gouvernement d’union nationale lorsqu’on est incapable de rassembler son camp ?

ds PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre



Par Voltaire, 28 février 2007

Merci pour cette analyse très fouillée.

L’élection de François Bayrou à la présidence de la république serait une occasion unique de relancer la construction européenne, tut en tenant compte des craintes exprimées par les citoyens français et néerlandais lors des procédures de référendum sur le projet de constitution.

Etant proche des chefs d’état des pays fondateurs de l’Europe, et étant européen convaincu, il est en effet probable que seul François Bayrou aurait les capacités en France de profiter de la présidence française de l’Union en 2008 pour relancer un dialogue constructif entre les pays européens.

Mais il est notoirement difficile de parler d’Europe lors d’une campagne éléctorale nationale. Pour autant, les chantiers sont nombreux, et en voulant promouvoir une Europe responsable des grands dossiers (politique étrangère, environnement, énergie, co-développement...) plutôt que des petits détails quotidiens, François Bayrou pourrait bien réconcilier le citoyen avec cette grande ambition qu’est la construction européenne.

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Par Blabla, 28 février 2007

@ Voltaire

On n’a pas attendu Bayrou pour relancer la construction européenne. On avait déjà l’UMP, le PS, les Verts, etc...

C’est plutôt l’inverse : les euro-convaincus de toute l’Europe apportent leur parrainage à des gens comme lui, comme eux :

BAYROU (ou les autres), c’est une marionnette :

pour cautionner une politique euro-mondialiste, le meilleur vecteur de la guerre des riches dans le monde.
- pour faire allégeance au divin OTAN/USA.
- pour dérouler le tapis devant la grande chancellerie financière
- pour atermoyer sur les questions sociales, gage de profits toujours plus grands dans un nombre de mains toujours plus petit, et petit guide démocratique à l’usage des syndicats embastionnés
- pour remettre la France dans le rang : celui des vainqueurs de la dernière guerre mondiale afin de bien préparer la suivante...Chirac et son ONU, c’est fini !
- pour gagner du temps sur l’inexorable destin de la bulle financière qui menace d’éclater (...)
- pour rassembler les pairs du royaume et désigner le dauphin, pour élire un roi Ubu toujours mort, pour manoeuvrer dans l’immobilisme.

Oui ! c’est de celà qu’il s’agit, et non d’une petite élection bien française, altruiste et fédératrice !

L’Europe, à nous français, c’est notre passé glorieux, et non l’avenir de peuples soumis.

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Par Cratyle , 28 février 2007

Vous prétendez que Bayrou avait 10% des voix dans les sondages en février ; erreur, il n’a jamais atteint ce pourcentage : c’était autour de 3% en février, pour 6,8% à l’arrivée. Il a 6 fois plus aujourd’hui...

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Par toto1701 , 28 février 2007

lu ce matin dans le forum du figaro "Je le sais de source sûre (personnalités proches du gouvernement), les 3 candidats sont maintenant a egalité dans les sondages mais les medias sont manipulés." dans le figaro héhé hé !!!

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Par petruknik , 28 février 2007

Il est bien d’avoir des ambitions. Il est mieux d’avoir le courage de les mettre en pratique. Les français ont nettement rejeté par référendum le projet de traité constitutionnel.

Je le regrette profondément mais je ne suis pas prêt à admettre pour autant que l’on bricole un traité au rabais dans un coin pour le faire adopter discrètement par le parlement pendant les vacances...

Je pense que le futur président devra avoir le courage de revenir devant les français sur ce sujet et les convaincre qu’ils se sont trompés.

Il y a évidemment un risque de passer par un référendum. Mais en faire l’économie serait plus risqué encore et achèverait de déconsidérer les institutions européennes aux yeux des citoyens.

Sarko s’est défilé. Il parle haut, prend des postures viriles mais il n’a apparemment pas l’étoffe de la fonction. Ségolène a déjà dit qu’elle organiserait un référendum. Quid de Bayrou ?

Il est louable d’avoir des idées mais parfois il faut avoir le courage de descendre dans l’arène se battre pour elles. Bayrou aura t’il ce courage ?

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Par Philippe , 28 février 2007

Je ne comprends pas ce commentaire :

Bayrou a répondu maintes et maintes fois à cette question : dans les journaux, à la télévision (encore hier soir), à la radio, sur le site de l’UDF, sur celui de sa campagne.

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Par Jb’87, 28 février 2007

La nouvelle constitution prônée par Bayrou serait votée par référendum, c’est pas moi qui le dit c’est lui. Je vous invite à visiter son site, bayrou.fr.

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Par toto1701 , 28 février 2007

ahf2007 [27/02/2007 13:11] les medias sont manipulés

Je le sais de source sûre (personnalités proches du gouvernement), les 3 candidats sont maintenant a egalité dans les sondages mais les medias sont manipulés. dans le figaro héhé hé !!!

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Par Philippe , 28 février 2007

smiley c’est du Coluche votre commentaire !

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Par marc-aurèle, 12 mars 2007

" C’est du Coluche !" Philippe vous dites ça comme pour dire c’est de la m.... Comment osez-vous ?! Cet homme énonçait les verités qui dérangent et c’est peut-être pour cela qu’il est mort... (on n’est pas sûr que ce soit un accident). Par ailleurs, il a plus fait pour la France et pour les Français que vous ne le ferez jamais dans votre vie. Enfin, "toto" a le droit de dire ce qu’il croît visiblement juste. Mais peut-être est-ce une autre réalité qui dérange... Visiblement oui.

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Par mj357 , 28 février 2007

Je voudrais simplement commenter un point de votre très bel article.

F.BAYROU est clairement opposé à l’idée de Ségolène ROYAL concernant la non indépendance de la BCE. Entièrement d’accord, une banque centrale aux ordres d’un Etat laxiste est une mauvaise idée. Pour vous le démontrer je copie un extrait d’un article que j’ai soumis à AGORAVOX mais qui ne semble pas les intéresser. L’article a pour but de démontrer que les vieilles idéologies socialistes sont dépassées et malgré le fait qu’elles partent d’un bon sentiment, elles ne mènent qu’à accélérer l’inflation, ce qui a pour résultat tout le contraire de l’effet souhaité et creuse au contraire les inégalités.

"c/ Non indépendance de la Banque Centrale Européenne qui doit accompagner les politiques budgétaires expansionnistes par des politiques monétaires accommodantes. Le grand dada des théoriciens français de l’Economie socialiste, FITOUSSI en tête.

La seule chose que cela fait c’est accélérer l’inflation qui crée l’effet inverse escompté c’est-à-dire un accroissement des inégalités sociales. Le meilleur exemple pour s’en convaincre, c’est le marché immobilier et la croissance des dernières années. Les taux de la BCE sont passés de 6 à 2 % (depuis remonté à 3.50 %) sans que l’investissement des entreprises ne soit dopé et donc la croissance. Cette augmentation de la masse monétaire n’a eu d’autres conséquences que de créer une bulle spéculative immobilière. Le prêt devenant attractif la solvabilité des emprunteurs a augmenté mais ces derniers ont anticipé la hausse de l’immobilier, ne vendant plus cher non pas parce que ça le valait mais parce qu’on anticipait une future augmentation. Résultat c’est la définition même d’une bulle spéculative (j’achète plus cher parce que je pense que ça va continuer de monter) et malgré la baisse du coût de l’argent, les ménages modestes ne peuvent plus se loger aujourd’hui. Cette démonstration a pourtant été clairement exposé des les années 60/70 par l’école des monétaristes de CHICAGO(FRIEDMAN). C’est la théorie des anticipations rationelles, l’agent économique apprend à anticiper l’inflation et vend plus cher non pas parceque ça le vaut mais parce qu’il pense que le réemploi de sa vente va perdre en valeur, il entretien ainsi la bulle inflationniste. Les couches sociales basses étant les dernières décisionnaires elles en souffre plus que les hauts revenus. Seulement allez prononcer le nom de Friedman à la gauche, au mieux on vous insultera de Libéral (Hou vilain, gros mot), au pire de fasciste. La vérité est pourtant là. Une maison vaut 8 ans de salaire aujourd’hui, alors qu’en 1998 cela valait 3 ans."

Attention cependant je ne suis pas d’accord avec le reste de FRIEDMAN notament sur sur théorie que l’ETAT emploi forcemment plus mal la ressource du capital qu’un privé, l’Etat a un rôle à jouer. La suite de mon article l’explique. J’espère qu’AGORAVOX va bien vouloir le publier.

Conclusion : La BCE doit surtout rester indépendante et continuer à se soucier uniquement de l’inflation.

ds PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre



Par Henri, 28 février 2007

François Bayrou pourrait il devenir le leader d’une sociale démocratie française qui s’exprime enfin, loin du carcan ideologique passéiste du PS et de l’atlantisme néoliberal de l’UMP ? Les veritables euro visionnaires se rencontrent au centre, ce sont les heritiers des grands leaders européens des années 50/60 (démocrates chrétiens et sociaux démocrates) Ce n’est pas étonnant si l’idée de fonder, de consolider une Europe (enfin) politique soit née sous la plume d’un ex leader centriste, en la personne de VGE (quelle que soit notre opinion du personnage, il faut le reconnaitre) Les candidats actuels ignorent "royalement" l’Europe et continuent de prétendre pouvoir agir comme si la France était pleinement souveraine sur tous les sujets, comme si nous étions les seuls à décider du futur, comme si nous étions seuls et pas 27 ! Ridicule arrogance franco-française, aprés avoir torpillé la constitution , nous feignons de nous passer de l’UE. Le choix du centre, de Strauss Kahn à Bayrou (en passant par Rocard et Delors) se revele être le choix de toutes les personnes sensées, conscientes de la veritable nature des enjeux mondiaux et européens, qui ont enfin compris que le nombrilisme chauvin ne peut qu’aggraver la crise. Je n’avais pas envisagé de voter François Bayrou auparavant, cependant, devant le triste constat que nous sommes forcés de dresser, il apparait comme l’unique candidat que nous devons soutenir. La bullocratie doit éclater.

ds PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre



Par Julien BARTOLETTI, page perso : http://julienbartoletti.unblog.fr, 4 mars 2007

Cela me gêne, en tant qu’ europhile, lorsqu’un homme affirme haut et clair qu’il est contre l’entrée de la Turquie en Europe pour des raisons "d’identité".

Qu’il le dise "Je suis pour une Europe basée sur la chrétienté". Qu’il le dise clairement que je puisse lui répondre clairement que l’Europe c’est la diversité, que l’Europe, par ses valeurs, dépasse les caractéristiques bassement bâties d’idées préconçues sur les religions. Bayrou vous dira qu’il est pour l’Europe de la diversité mais continuera à sortir son crucifix dès qu’on lui parlera de Turquie Européenne.

ds PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre



4 mars 2007

@julien

Vous pointez là un autre point de discorde entre l’Europe de Bayrou et l’Europe que je veux. C’est pourquoi il est vital que nous ayons le choix. Voter Europe, ce n’est clairement pas voter Bayrou. Voter bayrou, c’est voter une Europe : l’europe chrétienne-démocrate.

ds PRESIDENTIELLES : François Bayrou, l’Europe au centre



Par PH, 4 mars 2007

F. Bayrou n’a jamais été à 10% dans les sondages en 2002, la surprise a même été qu’il dépasse les 5%, les médias l’annonçaient alors à 3-4%. Donc les sondages de 2007 sont en aucune manière comparables à ceux de 2002.

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Par AR, 6 mars 2007

un programe fédérateur et attractif. Une personnalité séduisante qui sait jouer sur la simplicité face aux candidats "parisiens".

Malheureusement, la difficulté principale de François Bayrou, c’est sa crédibilité. Ses détracteurs insistent régulièrement surson bilan au Ministère de l’Education Nationale qui est , à mon humble avis, pas glorieux.

Certes, Claude Allègre a montré l’exemple inverse mais la faute en est au manque de courage et de soutien du premier ministre de l’époque.

Quoiqu’il en soit les elèves français actuels continuent à payer pour le manque de vision des ministres successifs et le fossé (que dis je, l’océan) qui subsiste entre monde de l’enseignement supérieur et monde professionnel.

Celà dit, la France est désormais comme l’Allemagne, elle veut être gouvernée au centre. Mais nos institutions de la Vème n’ont pas été concues pour favorise des gouverements de coalition mais bien la différence droite gauche. La proposition d ’introduire la proportionnelle aux législatives (50 % ?) me parait donc assez censée.

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25 février 2007

Par Stéphanie MEILLIER, Xavier LE DEN

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