TURQUIE : les obstacles à l’adhésion

Anti-abécédaire de la Turquie : les thèmes qui pourraient constituer des obstacles à son entrée dans l’Union Européenne
Armée, Chypre, droits de l’Homme, génocide arménien, Kurdes... Autant de questions délicates autour desquelles planent tant des tensions que des incertitudes entre la Turquie et ses partenaires européens. Les Euros du Village vous proposent de faire le point sur ces thèmes ancrés dans le passé qui constituent des éléments cruciaux pour l’avenir.
Armée : souvent comparée à un Etat dans l’Etat (elle est censée garantir la démocratie), les Européens la trouvent trop impliquée dans la vie politique turque. Par quatre fois les militaires sont intervenus pour rétablir l’ordre (1960, 1970, 1980, 1997), mais ont toujours redonné le pouvoir aux civils. Un problème : le conseil national de sécurité (MGK). Il donnait un pouvoir de décision important aux militaires jusqu’en 2001, date à laquelle son cadre juridique a été profondément modifié (en vue des négociations avec l’UE). Transformé en organe consultatif, ses membres sont désormais en majorité des civils, mais seule une pratique de plusieurs années pourra ou non confirmer ce repli de l’armée dans les affaires publiques.
Chypre : l’île est divisée depuis l’invasion turque en 1974, la Turquie occupant militairement et soutenant la République Turque du Nord de Chypre, non reconnue internationalement. De leur côté, les dirigeants européens sont intraitables sur le sujet : la Turquie n’entrera pas dans l’UE si elle ne reconnaît pas la République de Chypre, membre de l’UE depuis mai 2004. Les Turcs, eux, ne se voient pas retirer leurs troupes du nord de l’île (conséquence d’une reconnaissance). Mais le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a montré sa disponibilité sur le sujet, en soutenant l’année dernière le plan Annan (finalement rejeté par le président du Nord) qui proposait un gouvernement fédéral responsable de la défense, de la diplomatie et des finances.
Droits de l’homme : pour correspondre aux critères politiques de Copenhague (préalable à l’ouverture des négociations), la Turquie s’est engagée depuis 1999 dans un vaste processus de réformes en matière de droits de l’homme. Abolition de la peine de mort, reconnaissance des droits culturels des minorités, refonte du code pénal (tolérance zéro dans la lutte contre la torture), réforme du code civil (égalité entre les hommes et les femmes)… La mise en œuvre de ces réformes reste cependant parfois aléatoire, notamment en ce qui concerne la torture et le droit des femmes. Par ailleurs, la situation de la presse reste préoccupante. Reporters sans Frontières place la Turquie au 115e rang international (sur 153) en matière de censure. Quant au système judiciaire, il reste profondément corrompu.
Génocide arménien : en avril 1915, alors que ses troupes viennent de perdre face à l’armée russe, le gouvernement ottoman décide d’exiler les Arméniens, alliés du Tsar, de la zone de combat. Les convois de déportés sont massacrés. En un an, la communauté arménienne, alors 10% de la population de l’Empire, est décimée. Les Turcs reconnaissent ces faits mais deux désaccords majeurs demeurent avec les Européens. D’abord sur le caractère structuré, c’est-à-dire génocidaire, des massacres (la France, la Belgique, le Canada et le Parlement européen ont reconnu ce caractère) et ensuite sur leur bilan, 300 000 morts selon les Turcs et 1 million selon les Arméniens. Ankara nie toute intervention de l’Etat dans l’organisation de ces massacres. Son argument : les documents avancés par la partie arménienne sont des faux. Alors que cette question a longtemps été passée sous silence (l’unité nationale étant en jeu), le tabou a été brisé le week-end dernier, puisqu’un colloque, après avoir été reporté par deux fois, a remis en cause la thèse officielle sur les massacres de 1915 avec le soutien du pouvoir.
Kurdes : la République de Turquie, dans l’esprit d’Atatürk, se fonde sur l’unité nationale et ne reconnaît pas officiellement les minorités. Entre 10 à 12 millions de Kurdes habitent le pays, en majorité dans le Sud-Est. Face à une forte répression des autorités turques dans les années 1970, un mouvement séparatiste (le PKK) voit le jour. Son chef, Abdullah Öcalan, est capturé en 1999 après quinze années d’une lutte armée acharnée qui a fait près de 35 000 morts. La situation semble depuis s’améliorer (Leyla Zana, député pro-kurde emprisonnée depuis 1993, a été libérée l’année dernière) même si des heurts ont encore eu lieu pendant l’été. En 2002, les obstacles à la diffusion d’émission en kurde ont été levés et l’enseignement ainsi que la diffusion de la langue kurde ont été autorisés. Ces avancées restent minimes et le sentiment de frustration des Kurdes est encore très présent. Cependant, leur attribuer des droits supplémentaires n’est pas envisagé, les autorités ont peur de voir les autres minorités revendiquer les mêmes droits.
Espace réactions(7)
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par orcun , 25 mars 2007
vous ne pouvez pas considerer l’intervention de la turquie comme une invasion, parceque ce que la turquie a fait Était tout a fait legitime. elle n’a utilisÉ son droit d’intervention comme garanteur ce qui est bien expliquÉ dans les conventions internationales
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Caroline, 21 février 2008
Tous ces themes me laissent perplexe ! Je vis en Turquie depuis presque 2 ans, suis spécialiste des relations entre l’UE et la la Turquie et travaille sur la mise en oeuvre de projets européens en Turquie. J’ai également voyagé en Turquie - surement plus que les auteurs des lignes sur la Turquie publiée sur ce site et forum - ainsi qu’a Chypre Nord !
Laissez moi donc rectifier 2-3 informations : 1) Sur l’armée : en 2007, elle s’est montrée plutot discrete sur les affaires civiles - notamment sur l’élection d’un membre de l’AKP a la présidence, et tout récemment sur la loi autorisant le port du voile a l’université (réforme qui, au vu des priorités des négociations d’adhésion et du rapport de la Commission européenne de 2007, n’est pas franchement une urgence vitale pour la Turquie, les droits de l’Homme et des minorités). Buyukanit a effectivement publiquement exprimé l’opinion de l’armée sur ces sujets - sachant que l’armée est la guarante de la laicité (de la République turque). En tant que française et témoin au jour-le-jour de la visibilité exponentielle des femmes portant le voile islamique (et non pas le chale porté dans les campagnes), j’entends parfaitement le désir de la moitié des turcs d’avoir une armée qui sache s’exprimer sur ce sujet mais qui laisse les civils manifester leur mécontentement dans la rue et lors de débats télévisés... Il y a donc un retour de la société civile au sein de la vie politique turque et qui me semble tout a fait sain ! 2) Sur Chypre : n’étant pas une experte de la question, je ne me permettrais certes pas d’avancer des arguments basés simplement sur des articles de journalistes séjournant 1 semaine dans la région ou sur des rapports rédigés par des bureaucrates de Bruxelles n’ayant presque jamais réalisé d’études de terrain ou lu des theses de doctorat sur le sujet. Cependant, juste pour rectifier une fausse information : le plan Annan a été rejeté par référendum des chypriotes grecs. D’autre part, le plan Annan prévoit de rendre certaines villes cotieres (Famagosa) aux chypriotes grecs ce qui conduira necessairement a un nouveau deplacement de populations. N’oublions pas le fossé économique qui existe entre les 2 communautés : si le Plan Anan est réalisé, les chypriotes grecs bénéficieront d’une aubaine financiere (euro et niveau de vie) et pourront donc investir dans l’immobilier de maniere plus consequente ! Les chypriotes turcs n’auront seulement que le port de Girne pour leur commerce "exterieur". A lire également pour avoir une opinion moins biaisée sur la situation a Chypre nord : le rapport de Uwe Muller au Parlement Européen concernant le blocage par les chypriotes grecs des fonds européens et de l’UNESCO pour la protection et la restauration de l’héritage culturel (notamment des Lusignans) situé dans la partie nord. 3) Sur les droits de l’Homme, la encore attention aux lectures biaisées ! Que doit-on entendre par "mise en oeuvre aléatoire" ? A mon sens, les droits des femmes sont bien plus avancés qu’en France dans certains domaines : je ne parle pas des crimes d’honneur qui existent majoritairement dans le sud-est du pays (partie kurde d’ailleurs, au sein de laquelle les lois tribales sont dominantes - surtout dans les villages et communautés rurales émigrés dans les faubourgs des villes), mais de la place des femmes dans l’économie (il y a plus de femmes chefs d’entreprises en Turquie qu’en France), de leur role au sein de la société civile (nombre d’ONGs sont présidées par des femmes, et les mouvements de femmes sont parmi les plus actifs des mouvements civils en Turquie), de leur nombre au sein des institutions publiques et de leur représentation en politique qui tout comme en France et d’autres pays méditerranéens est ridicule ! 4) Laissons le débat aux historiens et sociologues des deux pays concernés : que les archives des arméniens soient également ouvertes tout comme la Turquie a accepté d’ouvrir ses archives ottomanes ! Les archives allemandes et britanniques sont aussi des précieux documents. 5) La reconnaissance des minorités n’est pas non plus du fait de la République française qui n’a meme pas ratifié la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Pourtant la France est bel et bien membre de l’UE ! Sur l !Histoire du PKK et sur sa nature, je suis navrée de voir que les français continuent de parler de mouvement séparatiste ou rebelle. C’est une organisation terroriste point. L’an passé, nous avons un attentat suicide a Ankara, et des dizaines d’autres tentatives avortées dans des stations balnéaires et dans le sud-est... D’autre part, le PKK n’a aucune légitimité démocratique ou de représentation de la minorité kurde ! Le peuple kurde dans son entiereté ne souhaite certainement pas l’indépendance du sud-est turc. Sur le sentiment de frustration des kurdes, se base-t-on sur une enquete de terrain ? De quels kurdes parlez-vous ? De ceux qui ne cachent franchement pas leur haine des turcs et qui soutiennent les membres armés du PKK (et leurs actions sanglantes) ? Ou de ceux qui tentent de survivre dans les campagnes ou dans les villes et de trouver un emploi pour nourrir leurs familles ? Ou de ceux qui se considerent citoyens de Turquie mais avec un double héritage (comme les corses, bretons, savoyards en France finalement) ?
L’invitation est lancée pour une visite d’étude en Turquie et a Chypre pour rencontrer des jeunes étudiants et militants, des familles, des entrepreneurs, des politiciens, etc. Qui avançait que le voyage et ses rencontres inopportunes sont de loin le meilleur moyen de se forger une opinion non-biaisée ?
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Jean-François, 21 février 2008
Caroline ne soyez pas bornée comme ceux qui vous entourent en Turquie,ce que vous dites est superficielle et ne reflète en rien la réalité du régime turc.Enlevez donc ce voile qu’on vous a mis sur le visage,il est responsable de la vision biaisée que vous avez de ce pays dont la place devrait figurer sur la liste des Etats voyoux.
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par j-g, 21 février 2008
il faudrait déjà que tu apprennes à écrire jean françois avant de mettre des commentaires surment pas avisés d’ailleurs. et c’est plutôt à toi d’enlever ton "voile" je n’ai pas vu un seul argument tes connaissances sur le sujet semblent donc très limitées et je ne vois donc pas pourquoi tu te donnes le droit d’intervenir surtout à la vue du contenu de ton commentaire. j’ai plutot l’impression que c’est toi qui est hypnotisé par les médias. reste donc dans ton petit monde...
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Jean-François, 22 février 2008
j-g,ce que vous dites est tellement bas que je ne prendrais pas plus de quelques secondes à vous répondre.Jean-François sait écrire son prénom,il n’est pas lobotomisé,lui...
Cordialement
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par sylvie, 21 février 2008
quelle information objective ! ne parlez pas de l’intervention militaire à la frontière turque irakienne qui perdure et qui va s’intensifier ce printemps avec la complicité silencieuse de l’Europe, depuis , ne parlez pas des milliers de manifestants kurdes en turquie et dans le monde, ne parlez pas des assassinats, de Hrant Dink, des liens mafia-Etat, ne parlez pas de du JITEM, du pouvoir occulte des militaires turcs ( un général à la retraite est sans doute un civil, il reste un militaire...) Caroline, invitez vous à Diyarbakir pour Nevroz, vous verrez ce que c’est manifester librement pour les kurdes. PS c’est gentil à vous de vous émouvoir de ces pauvres kurdes qui tentent de survivre dans les bidonvilles des grandes villes turques, demandez leurs pourquoi ils ont quitté leurs villages.détruits... Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage...
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Mathieu COLLET - président d’Euros du Village, 21 février 2008
Chère Caroline,
cet article date de 2005 et ne représente pas un point de vue (c’est l’un des tous premiers articles publiés sur ce qui était à l’époque un petit blog). il s’agissait simplement de présenter en quelques mots quelques thèmes qui faisaient débat à l’époque (lorsque la candidature turque a été officiellement entérinée). Il ne s’agit que d’une illustration très partielle
Pour ce qui est du traitement de la question turque sur notre site, nous avons des spécialistes de la question, qui sont trés qualifiés. Certains n’ont pas passé une semaine, mais des mois, des années, ou travaillent sur ce sujet depuis longtemps, comme c’est ton cas. Par exemple, je t’invite à jeter un oeil aux articles suivants :
par une historienne : Histoire d’une Turquie aux marches de l’Europe
sur Chypre : ELARGISSEMENT : La candidature de la Turquie à l’UE est-elle prise en otage par Chypre ?
Ce thème sera l’objet d’autres articles à venir prochainement, notamment dans le cadre de notre dossier sur l’Union Méditerranéenne.
Cordialement
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
page perso : i, 21 février 2008
Jean-François, je sais pas dans quel monde tu vis, mais la Turquie c’est pas un Etat voyou (de toute façon c’est une expression absurde en soi), ce genre d’arguments c’est à la fois démagogique, creux et surtout réducteur du débat (je serais contre l’adhésion de la Turquie, ça me saoulerai de t’avoir à mes côtés vue comment tu décrédibilise ton propre camp quand tu sors ce genre de trucs).
Sylvie je te ferais remarquer qu’en dépit des critiques que l’on peut porter à la Turquie sur sa politique vis-à-vis des kurdes, ses interventions au nord de l’Irak ne sont pas totalement injustifiées : l’Espagne ferait de même si des basques lançaient des roquettes depuis le sol français et que notre gouvernement ne réagissait pas.
Je suis personnellement favorable à l’adhésion de la Tuquie, mais j’ai bien conscience que le chemin est encore extrêment long avant qu’elle puisse adhérer (pourquoi pas en 2023, 100 ans après la naissance de la république kémaliste, ça serait un beau symbole). Caroline, sans vouloir critiquer tout ce que tu as écrit, je voudrais reprendre certains de tes propos. Tout d’abord, je suis d’accord avec toi Caroline, le blocage des fonds économiques exercé par les grecs sur le nord de l’île est inacceptable et injustifiable. Mais, si l’intervention turque en 1974 peut sembler justifier par la tentative, à l’époque, des grecs de rattacher l’île à la Grèce, depuis elle ne l’est plus, et surtout la politique de colonisation du nord (envoie de turcs anatoliens pour rééquilibrer en terme démographique) est un mauvais point pour la Turquie.
A propos du génocide arménien, je suis d’accord, que l’on laisse les historiens débattre : et du nombre de morts (parce que c’est aussi un point que la Turquie nie toujours), et de la nature des massacres (génocide ou crimes de guerre). Mais le problème n’est pas tant celui-là en fait : la reconnaissance des crimes passés ne fait pas partie des critères de Copenhague, parce contre c’est le cas de la liberté d’expression. Quand on voit qu’on peut être traîner en justice là-bas (au nom de l’article 301 du code pénal) pour déclarer reconnaître le génocide arménien, on peut se dire qu’ils ont encore du boulot à faire avant d’adhérer à l’UE. Le vote récent sur le port du voile dans les facs turques n’est pas en soit choquant (dans la mesure où ça se signifie pas à long terme le port du voile dans l’administration publique et les écoles primaires) : après tout, c’est permis en Europe occidentale, on peut quand même comprendre que dans un pays à 99% musulman ça soit permis (surtout qu’à la fac on est considéré être en âge de savoir consciemment si on veut porter le voile ou pas).
Enfin, Caroline, à propos des droits des minorités, c’est pas parce que la France a des problèmes à reconnaître les cultures régionales que ça excuse la Turquie de ses excès. Tu peux pas objectivement comparer la politique française à l’égard de la Corse avec celle de la Turquie avec le Kurdistan, la France a fait des efforts depuis la politique d’assimilation des minorités régionales qu’elle exerçait sous la IIIème République. La Turquie doit elle aussi faire des efforts aujourd’hui (d’ailleurs on peut constater que l’appartenance à l’UE pousse plutôt à la décentralisation). Actuellement, la politique de reconnaissance de la langue kurde est d’une ampleur très faible, trop même (c’est deux cours le soir dans une école privée si j’ai bien compris). Tu sembles sous-entendre que les kurdes ne souhaitent pas l’indépendance, mais si c’est le cas alors pourquoi n’organisent-ils pas un référendum pour le vérifier ? Sylvie a raison sur un point : si beaucoup de kurdes sont éparpillés dans l’Anatolie, c’est bien qu’il y a eu une politique de déplacement au XXème siècle. La réalité, c’est que le kurdistan est pauvre, ne parle pas turc, a des vélléités d’indépendance et ralentit la Turquie dans sa marche vers l’Europe car il est difficile d’y parler d’Etat de droit. La Turquie aurait en fait tout intérêt à s’en détâcher (sauf pour les réserves de pétrole), mais elle ne le fera pas par attachement aux frontières que lui a laissé Atatürk. Les séparatistes kurdes devraient d’ailleurs prendre note du fait qu’ils n’obtiendront jamais l’indépendance (encore moins par la force), la voie la plus enviable et réaliste pour eux ça reste d’obtenir une forme d’autonomie élargie (ce que l’adhésion à l’UE devrait d’ailleurs favoriser).
Par ailleurs, et j’en finirai là (excusez la longueur du message mais c’est un débat prenant), je suis d’accord avec toi sur le fait que le PKK recourt à la violence et que c’est là une voie inacceptable. Mais note que dans le domaine de représentation la Turquie pourrait là aussi faire des efforts : aux législatives, le seuil minimum pour être représenter au Parlement, c’est 10% des voix, c’est-à-dire le seuil le plus élevé de tous les pays membres du Conseil européen : ça évite comme ça toute représentation de partis représentatifs des kurdes au Parlement. Il y a là une injustice claire que la Turquie devra pallier si elle veut respecter un minimum la représentation nationale.
Voilà, j’espère que la Turquie parviendra un jour à respecter les critères de Copenhague et à adhérer à l’UE (malgré les réticenses de la présidence français), même si la route est encore très longue (il reste à espérer qu’elle aboutisse bien à l’intégration).
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Welat, 22 février 2008
Le nationalisme a été responsable de nombreuses atteintes à la liberté de la presse. Ainsi, Yasin Yetisgen, propriétaire et rédacteur en chef du journal kurde Coban Atesi, a été incarcéré pour avoir publié, le 2 août, un article situant la ville d’Antep au Kurdistan Nord, terme officiellement interdit. A plusieurs reprises, les journalistes se sont vu proscrire la diffusion d‘informations relatives aux opérations militaires au Kurdistan irakien contre des bases rebelles du PKK. Officiellement pour ne pas démoraliser la population en diffusant des informations « négatives », mais aussi pour préserver l’image de l’armée. Ce contrôle a été révélé au public en mars, quand deux rapports de l’état-major et des services du Premier ministre ont “fuité” dans la presse. Les documents révélaient l’existence d’un classement des médias et des journalistes en fonction de la conformité de leur ligne éditoriale avec la politique gouvernementale, mais aussi de l’utilisation des accréditations pour fragiliser un titre ou un journaliste, ou à l’inverse pour récompenser ceux qui sont favorables aux forces armées.
Trois journalistes français, dont deux travaillaient pour l’agence Capa et un, Guillaume Perrier, pour Le Monde, ont été arrêtés le 24 octobre au point de passage d’Harbour, séparant la Turquie et l’Irak, après avoir refusé de montrer le contenu de leurs cassettes aux douaniers. L’un des journalistes a été malmené. Placés en garde à vue sans motif, ils ont été séparés et ont subi des interrogatoires poussés. Le lendemain, ils ont été déférés devant le procureur de la ville qui a décidé de les libérer sans toutefois leur rendre leur matériel.
De nombreux médias kurdes ont été fermés, parfois à plusieurs reprises, pour “propagande terroriste”. Il s‘agit principalement des journaux Gündem et Güncel. La chaîne locale Gun tv, émettant dans la région de Diyarbakir (Sud-Est), seule télévision autorisée à diffuser des programmes en langue kurde, a été confrontée à de nombreuses difficultés, souvent lorsqu’elle a diffusé des chants en kurde.
En octobre, un éditorialiste du quotidien républicain Cumhuriyet, Aydin Erdogan, a été licencié après avoir critiqué, lors d’un débat sur la chaîne kurde Roj TV (interdite en Turquie, dont le siège est au Danemark), les projets de Constitution en cours et s’être déclaré en faveur d’une résolution pacifique du conflit kurde. Peu après cette intervention télévisée, les articles d’Aydin Erdogan n’ont plus paru et les ouvrages qu’il devait présenter lors du salon du livre du Tuyap - publiés par les éditions Cumuhriyet - ne l’ont pas été.
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par emos, 22 février 2008
J’ai lu ce que vous aviez ecrit, de toute façon ce qui est dit en faveur de la Turquie est toujours faux. En effet, il est facile de dire que le plan annan a été refusé par Chypre, il faut revoir les journaux, ne faites pas les intellectuel en vous basant sur des on-dit. Le plan annan a été refusé par le sud de l’île par referendum, cette même île qui a été prise dans l’UE pour faire obstacle à la Turquie. Mais quand on entend que le Kosovo devrait lui aussi faire partie de l’UE, nous restons perplexe sur les vraies raisons qui empêchent la Turquie d’adhérer à l’UE. (la liberté d’expression, le problèmes des minorités...etc).Tous les pays de l’UE ont des problèmes de minorité à commencer par l’Espagne. Et je ne comprend toujours pas ce que le voile vient faire dans les débats politique entre le Turquie et l’UE, n’est ce pas ? En ce qui concerne l’invasion de Chypre, elle est aussi légitime que toutes les interventions qu’ont pu réaliser nos amis européens en Afrique ou encore ailleurs, et n’oublions pas que la France a des îles dans les quatres coins du monde, elles lui ont étées offertes sans doute ??? Quelques pistes de réflexion mais ici basés sur des faits pas des on dit et sur des articles totalement subjectif sur la question et parfois même érroné.
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par jean-François, 22 février 2008
Jean-François vit bien dans ce monde,il voit simplement comme tout le monde que le régime turc est un régime criminel et terroriste,en particulier vis-àvis du peuple Kurde mais pas seulement.La comparaison avec les basques est déplacée,vous ne savez même pas de quoi vous parlez.Encore une fois vous êtes aveuglé par les apparences "démocratiques" de ce pays.J’ai beaucoup voyagé en Turquie moi aussi et pu me rendre compte par moi-même de la grandeur de cette "démocratie" aux mains des militaires et d’ultra-nationalistes qui ont beaucoup,beaucoup,de sang sur les mains ! La plus grosse erreur que l’Europe ferait,c’est d’intégrer la Turquie.
Votre point de vue n’est pas objectif,ne devenez pas complice des crimes de ce régime s’il vous plaît.Mais si vous êtes tranquille avec votre conscience,alors continuez à faire de la propagande pour ce régime cynique !
Cordialement.
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Jean-François, 22 février 2008
"Sur l !Histoire du PKK et sur sa nature, je suis navrée de voir que les français continuent de parler de mouvement séparatiste ou rebelle. C’est une organisation terroriste point. L’an passé, nous avons un attentat suicide a Ankara, et des dizaines d’autres tentatives avortées dans des stations balnéaires et dans le sud-est..."
Quand je vous dis que vous n’êtes absolument pas objective Caroline...
Le PKK n’est pas plus terroriste que le régime turc à l’égard du peuple Kurde qu’il opprime et prive de ses droits légitimes depuis la naissance de ce pays.Le PKK n’est que la conséquence logique de la politique criminelle et injuste de la Turquie.Et bien que les rebelles du PKK aient commis quelques attentats en Turquie,vous oubliez,Madame,que de nombreux autres actes criminels ont été mis en oeuvre par les services turcs pour faire porter le châpeau aux Kurdes,au PKK plus précisément.L’exemple de Semdinli,que l’armée a soigneusement écarté du débat public et soustrait à la justice,n’est que l’arbre qui cache la forêt.
Aller donc vivre quelque temps dans l’autre Turquie,sur les terres Kurdes,mettez-vous quelques heures dans la peau d’un Kurde,et vous saurez qui,de l’Etat turc ou du PKK,est le plus terroriste.
J’ai eu l’honneur (et le regret par la suite) de travailler avec une Commission sur les avancées démocratiques de ce pays.Le rapport que cette Commission a rédigé n’a jamais été rendu public,le lobbying et les pressions des milieux nationalistes turcs ont prévalu sur le devoir de vérité.Il était de notre devoir de témoigner de l’injustice criante et de l’oppréssion qui frappent ce peuple écartelé entre quatre pays. C’est cette lâcheté de l’Occident qui,ajoutée au discours biaisé de gens comme vous,qui fait que la Turquie est une "démocratie" et la Question Kurde un "non problème".
Cordialement Madame.
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par moos, 22 février 2008
tu as raison sur toute la ligne. oui oui je suis d accord avec toi. donc tu ne me contrediras pas quand je dirait : vive les massacres commis par les français à travers le monde. oui autant que je sache quand le turc domine une region durant plusieurs siecles la population garde sa langue, sa religion etc par exemple les grecs, les kurdes, les arméniems. ils sont idiots ces turcs pourquoi ne pas faire comme les français bah oui tuer tous les opposants, toutes les personnes qui ont une autres confessions et cultures. enfin je crois autant que je sache en Afrique les africains des ex colonies ne parlaientpas le français et n etaient pas catoliques. ou alors les quebecois serait ils les descencents des indiens ? peut etre. je crois que tu as raison j ai pleins d exemple comme ça qui me viennent à l esprit sans meme reflechir. mais bon je suis avec toi laissons leurs une chance et par deduction tu vas aussi laisser une chance a ben (laden) c est un gentil qui est obligé de faire atterrir des avions sur des immeubles, et sa bande de joyeux d al kaida que tout le mode sait que c est des enfants de coeur qui se vont mal avec des allumettes, je te parle meme pas des talibans. mais bon cela dit. tu n as pas l air tres fute fute toi. si tu a besoin d aide va dans une reserve où certaine personnes etaient parcées pour etre soignées du cerveau les goulags c est ça ? enfin c etait une reeducation. tu sais j ecris tout ça mais tu n en vaux vraiment la peine...
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Richard, 22 février 2008
Turgut OZAL, Hikmet CETIN.... 2 personnes d’origine kurde qui ont atteint les sommets dans la vie politique turque, preuve s’il en fallait d’une persécuttion. Le PKK est un parti robin des bois : il estorque des fonds aux pauvres kurdes pour que les chefs puissent se payer des prostituées à Damas, offre un échappatoire aux jeunes européens sous forme d’héroïne et favorise même le tourisme de jenes filles du Moyen Orient sur les trottoirs d’Europe... Il est très démocrate puisque si une personne quitte le PKK on s’en prend à sa famille mais pas à lui ! Il est pour le droit de l’homme car toute faute idéologique est punie par une balle dans le genou au lieu de tuer la personne... Lisez le .rapport de Xavier Raufer,éminent spécialiste du crime organisé et vous verrez que le PKK n’est rien de plus qu’une organisation crapuleuse
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
Par Richard, 22 février 2008
Turgut OZAL, Hikmet CETIN.... 2 personnes d’origine kurde qui ont atteint les sommets dans la vie politique turque, preuve s’il en fallait d’une persécuttion. Le PKK est un parti robin des bois : il estorque des fonds aux pauvres kurdes pour que les chefs puissent se payer des prostituées à Damas, offre un échappatoire aux jeunes européens sous forme d’héroïne et favorise même le tourisme de jenes filles du Moyen Orient sur les trottoirs d’Europe... Il est très démocrate puisque si une personne quitte le PKK on s’en prend à sa famille mais pas à lui ! Il est pour le droit de l’homme car toute faute idéologique est punie par une balle dans le genou au lieu de tuer la personne... Lisez le .rapport de Xavier Raufer,éminent spécialiste du crime organisé et vous verrez que le PKK n’est rien de plus qu’une organisation crapuleuse
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
26 avril 2008
premiere obstacle à l’entrée de la turquie dans l’union EU.La negation du génocide du peuple Arménien et ses conséqences à savoir l’islamization et occupation de l’Arménie turque sans parler des trois milles églises détruites depuis la création de la turquie p>
TURQUIE : les obstacles à l’adhésion
page perso : julemont, 27 avril 2008
le plus grand obstacle demeure la negation du génocide arménien que la turquie continue avec acharnement depuis 93 ans.Cette semaine un article paru dans le jounal Jerusalem poste intitulé (holocaust chretièn d’Arménie)réflete bien la vérite car à coté des arméniens assyriens et grecs aussi ont été éxterminés- 40 pourcent de la population totale de l’Asie Minor au siécle passé.Avec une laicité de façade on ne peut pas travestir la vérite du génocide du peuple Arménien.ou le relativiser (par certain milieux proturcs).la morale doit l’emporter sur des intérets mercantiles.





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