UKRAINE : le gouvernement démissionne, que reste-t-il de la révolution orange ?

Que peut faire l’Union Européenne ?
Viktor Iouchtchenko a procédé, ce jeudi 8 septembre, à un limogeage intégral du gouvernement de Ioulia Tymochenko, Première Ministre. Les raisons de cette première crise d’ampleur depuis la révolution orange, qui avait permis le renversement du président Leonid Koutchma et la défaite du premier ministre candidat Ianoukovitch, sont d’après le président, « une perte d’esprit d’équipe » mais également la multiplication des affaires de corruption. Celles-ci commençaient à sérieusement miner la popularité et la crédibilité de l’exécutif. Mais que se passe-t-il en Ukraine aujourd’hui ? La révolution orange n’avait-elle pas annoncé, justement, une « révolution » ?
Il faut savoir que l’équipe gouvernementale formée après la révolution orange n’était ni composée de figures de renouveau, ni ne portait en elle un véritable esprit cohérent de révolution. Ses principaux mérites, du point de vue occidental (autrement dit « non russe »), avaient été de mettre en évidence flagrante la décrépitude d’un système corrompu et manipulé par Moscou (on se rappellera l’assassinat d’un journaliste par décapitation, l’empoisonnement de l’actuel président, les fraudes massives, les menaces de Vladimir Poutine) et de porter un discours clairement pro-occidental mettant enfin un terme aux tergiversations d’une Ukraine qui se cherchait une raison d’être et des perspectives de développement depuis l’indépendance en 1990. Au delà, l’équipe « orange » avait eu bien du mal à se trouver un cap, une unité, et à apporter les preuves d’une action réellement tournée vers l’intérêt général plutôt que celui des castes dirigeantes.
Corruption généralisée
Car en effet, il est approprié de parler de « castes », ou plus justement de l’existence de « clans », où le clientélisme, le népotisme et la corruption font partie des règles de la vie politique de cette jeune démocratie. Très puissants, fonctionnant parfois de manière quasi mafieuse, certains d’entre eux sont extrêmement structurés, généralement autour d’une figure importante, qui cristallise des attributs de pouvoir politique et économique, tel le fameux « clan de Donetsk », constitué autour de la personnalité de Ianoukovitch, candidat malheureux de la dernière élection présidentielle, qui agrège autour de lui d’anciens apparatchiks, industriels, dirigeants syndicaux et hommes politiques de l’est de l’Ukraine, dans la région du Donbass. Le problème est qu’au sein même de l’entourage de Iouchtchenko, cette logique, pourtant dénoncée telle une véritable gangrène par les tenants de la révolution orange, avait plus ou moins court.
Première à avoir été montrée du doigt très rapidement, la première ministre Ioula Tymochenko, qui avait été vice-premier ministre du gouvernement de Viktor Iouchtchenko de décembre 1999 à janvier 2001, au delà de son charme irrésistible, a suscité de la méfiance bien avant sa prise de fonctions en janvier 2005. Aujourd’hui millionnaire, Tymochenko a été accusée dès la fin des années 90 de s’être enrichie lors d’opérations douteuses menées lors de privatisations très opaques, ce qui lui a même valu d’être incarcérée en 2001. Elle a même été l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice russe pour des pots de vin versés à des hauts fonctionnaires du ministère de la défense. Haïe de Moscou, pour la petite histoire, elle a même été l’objet, la semaine dernière, d’un film érotique en Russie la représentant avec le président géorgien, Mikhaïl Saakashvili.
Ce n’est pourtant pas elle qui a tiré la première - si l’on peut dire - dans le petit jeu de dominos qui a conduit à sa démission. C’est le secrétaire général de la présidence Oleksander Zintchenko, qui a le premier dénoncé, dans l’entourage du président, la corruption qui y régnait. Sa démission, le 3 septembre dernier, a précédé celle de Petro Porochenko, secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale et principal visé, le 7. Dans la même journée, Nikolaï Tomenko, vice-Premier ministre aux Affaires humanitaires, a également annoncé sa démission, se déclarant excédé par ce climat de corruption. Il a également déclaré que l’Ukraine possédait deux gouvernements, celui de Tymochenko, et celui de Petro Porochenko. On retrouve donc une logique de clans, au sein même du gouvernement.
Un manque d’unité
Les murs du gouvernement de Tymochenko se lézardaient également à propos de la question plus classique des politiques à mener après la révolution orange. Il faut rappeler que jusque là, l’équipe de Iouchtchenko n’était pas principalement composée de ses proches mais avait été constituée sur la base de compromis entre opposants au précédent pouvoir en place, alliant des personnalités à tendance libérale (Iouchtchenko), nationaliste modérée (Tymochenko), ou encore les socialistes. L’alliance qui a porté l’actuel président au pouvoir ainsi que l’égérie de la révolution orange devenue premier ministre reposait en fait sur différents « blocs » au parlement, avec à leur tête des personnalités de premier plan : Iouchtchenko a ainsi l’aval sur un bloc de 100 députés, Tymochenko sur une vingtaine. Les querelles de personnes étaient ainsi nombreuses, tout comme les questions d’orientation politique, chose que l’on avait déjà retrouvé de 1999 à 2001.
Même sur la question de la position à adopter vis à vis de la Russie d’un côté et de l’Union Européenne et des Etats-Unis de l’autre, les responsables ukrainiens ne semblaient pas toujours sur la même longueur d’onde. Lors d’une visite en Ukraine et d’une rencontre avec le ministre des affaires étrangères du pays, Boris Tarasyuk, une de ses proches conseillères m’avait clairement affirmé que Iouchtchenko se méfiait de l’équipe présente aux affaires étrangères, qu’il trouvait bien trop catégorique quant à son rejet, très affirmé, de la Russie bien qu’ayant les mêmes vues sur un désir de rapprochement avec l’Union Européenne et les Etats-Unis.
Le risque d’une « contre-révolution » à l’approche des élections législatives ?
Comment Iouchtchenko va-t-il se sortir de cette crise, qui couvait depuis quelques mois ? Admettant publiquement que les affaires de corruption dont l’exécutif a été l’objet sont inadmissibles et trahissent l’ambition affichée de rupture par rapport au système passé, il a décidé pour l’instant de nommer un de ses fidèles amis au poste de premier ministre, Iouri Iekhanourov, qui assurera un intérim. Cet ami du président avait été nommé gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, bastion de Ianoukovitch, après la révolution orange. C’est un économiste libéral, connu des milieux financiers internationaux pour avoir négocié avec le FMI entre 1999 et 2001, qui fut notamment l’artisan très controversé des importantes privatisations des années 90, qui ont souvent été montrées du doigt pour avoir profité aux oligarques. Il a également été vice-premier ministre entre 1999 et 2001. Le but de Iouchtchenko est, à travers cette nomination, de placer une personnalité de confiance et dont le profil est plus technique que politique afin d’assurer un intérim capable d’encaisser les controverses avant la constitution d’un nouveau gouvernement.
Le problème sera surtout de regagner la confiance des Ukrainiens, dont la cohésion est en outre extrêmement fragile, partagés historiquement entre l’ouest, ukrainophone, uniate et à l’identité ukrainienne revendiquée et l’est, russophone, orthodoxe, à l’identité trouble et qui tend à se considérer tout aussi russe qu’ukrainien. Et on l’a vu par le passé, un affaiblissement du pouvoir en Ukraine, peut clairement se traduire par des tentatives de reprise en main de la part Moscou,qui scrute tel un chat prêt à bondir les moindres mouvements de ce qu’elle considère comme sa petite soeur, la « petite Russie ». D’autant que l’Union Européenne, qui n’offre qu’un soutien relativement mou à l’Ukraine dans sa tentative de rapprochement, ne constitue par encore un allié de poids ni a fortiori un rempart. Seule l’horizon de 2008, avec la probable adhésion définitive à l’OTAN soutenue par les Etats-Unis sera un moyen de donner à l’Ukraine un début de garantie. Mais d’ici là c’est à la corruption, avec une vigueur sans précédent, que le président Iouchtchenko devra s’attaquer. Il faudra également pouvoir afficher des résultats sur les plans économiques et sociaux, le niveau de vie des Ukrainiens demeurant extrêmement faible, avec un salaire moyen tournant autour de 100 euros. Car les prochaines échéances électorales approchent à grands pas. En effet, le nouveau gouvernement aura l’obligation de convaincre s’il ne veut pas que l’opposition pro-russe, certes à l’image très ternie et très divisée, ne renverse la tendance post révolution orange en remportant les élections législatives de mars 2006 (pour rappel, le 3e tour de la présidentielle avait eu lieu le 25 décembre 2004). La majorité ne bénéficie pour l’instant que d’une courte avance dans les sondages.
Et l’Europe, dans tout ça ?
Plusieurs parlementaires européens, dont beaucoup de Polonais, avaient déjà tiré une première sonnette d’alarme ce mercredi 7 septembre, face aux difficultés de la majorité de Ioulia Tymochenko. Ils avaient demandé à l’UE de soutenir et d’aider son parti à gagner les prochaines élections, face à la menace de compromettre les réformes en cours, les ambitions européennes de l’Ukraine. Le risque est en effet de plonger la population, qui avait battu le pavé de la place de l’indépendance pendant plusieurs semaines en décembre dernier, dans une désillusion et une torpeur à la hauteur de leurs espoirs de démocratie et de rapprochement avec l’ouest.
La délégation interparlementaire sur l’Ukraine du parlement européen a notamment critiqué le « flirt » de l’UE avec une Russie « non démocratique » et le manque de soutien délibéré aux aspirations de l’Ukraine à intégrer l’Union. Composée principalement de parlementaires des nouveaux Etats membres, elle a enfin souligné le peu d’intérêt des pays d’Europe de l’ouest pour cette partie du monde qui se trouve pourtant à ses portes.
Il est cependant notable, d’un autre côté, que l’Ukraine n’a pas vraiment traduit dans les faits l’ensemble des promesses faites à l’égard de l’UE depuis 10 mois. L’oligarchie, qui reste un des piliers du fonctionnement de l’économie et de la politique, n’a pas été bousculée et semble même s’être renforcée, ne serait-ce qu’à la vue de la multiplication des Bentley et autres grosses voitures de luxe qui circulent dans le centre de Kiev. On a même vu cet été le fils de Viktor Iouchtchenko se pavanant au volant d’une BMW d’une valeur plus de 100 000 euros. Il faut dire qu’il en a les moyens. Il occupe en effet, à 19 ans, un poste de conseiller économique dans une société de consultants. Et ce n’est pas tout : il touche, après avoir repris les droits de la marque déposée "révolution orange", des sommes colossales provenant de la vente de produits dérivés.
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Par Svetlana, 16 avril 2008
Bonjour ,
Je n’ai toujours pas de réponse de votre part,
Alors je m’enquête car je n’ai pas de passeport et j’habite dans le pays étranger sans, ce n’est pas du tout facile j’avoue.
Que doit je faire pour le récupérer dans le but de quitter ce pays et renter chez moi le plus vite possible avec mes trois enfants
Mon passeport comme je vous ai explique hier est en Afrique du Sud ( Pritoria à l’ambassade de l’Ukraine)
Je vous prie de m’aider
Je ne sais plus quoi faire et à qui m’adresse
N.B.
Je m’excuse mais je ne peux pas écrire ni en langue Ukrainienne ni Russiene, car je n’ai pas de logicielle
Meilleurs salutations
Svetlana
UKRAINE : le gouvernement démissionne, que reste-t-il de la révolution orange ?
Par Chapovalova, 17 avril 2008
Я гражданка Украины Шаповалова Светлана Владимировна, выезжала на постоянное место жительства на Мадагаскар в 1994г. Состояла в замужестве с Гражданином Мадагаскара, с коим на данное время с 12 марта 2007 года по законам этой страны нахожусь в разводе. Решила обратиться к вам с просьбой помочь мне решить мою проблему, касающуюся моего паспорта, который вот уже полтора года находится в посольстве Украины в Южной Африке в городе Претории. В 2006году я отправила мой паспорт в г Преторию в консульский отдел с просьбой вписать моих детей. Затем консул Украины в Южной Африке Гулик К.Н. попросил меня переслать разрешение отца на вывоз детей, этот документ был отправлен в августе 2007года. Затем консул просил меня отправить свидетельство о разводе которое я, получив из посольства Мадагаскара в Москве, переслала ему в феврале месяце 2008 года. После безуспешных попыток связаться с Посольством по электронной почте решила позвонить и узнать как обстоят теперь мои дела , но мне ничего конкретного не было обещано. Так как Я не в состоянии оплатить расходы, связанные с оформлением паспортов для моих детей и меня прошу Вас освободить меня от всех консульских сборов и помочь мне наконец-то получить мой паспорт и паспорта моих детей. Прошу Вас помочь матери троих детей вернуть паспорта как можно быстрее мне здесь одной с тремя детьми и без документов не возможно жить.
Жду от Вас положительного ответа.
С наилучшими пожеланиями.
Шаповалова С.В.
17/04/2008г. МАДАГАСКАР
г. Антананариву







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